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France, mon Amour pour la Démocratie

bashoJ'aime la démocratie, la vraie, la pure, l’exigeante.
Le type qui naguère encore virevoltait, sautillait, était partout, régissait tout, usait la force de la nation pour se donner des jouissances narcissiques au détriment de dirigeants de nations faibles, ce type tremble aujourd'hui devant le verdict possible du peuple. Il tremble comme un roseau devant le souffle du chêne, un nain devant un géant ; un gringalet devant la force trempée de la nature.

 

 

Et quelle que soit l'issue de ce verdict, le seul fait qu'il ait la trouille, le seul fait qu'il en soit à faire dans son froc suffit à mon bonheur et à  mon amour de la démocratie.

Amida Bashô

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Sarkozy ou le Chaos

Mon Idéo Va, Court, Vole et Tombe sur…:

Du Terrorisme à la Crise,  le Spectre de la Peur

ideogDepuis quelque temps Sarkozy et son état-major essayent de faire peur aux Français en agitant le spectre de la crise. On entend dire  : voter Hollande c’est exposer la France à la crise de confiance ; c'est œuvrer à la mettre à genoux ; c'est concourir à lui faire perdre son destin ; c'est conduire la France vers sa ruine.
Eh bien dans ce cas il ne reste plus qu'à voter Sarkozy. Mais si les Français doivent nécessairement voter Sarkozy pourquoi ne pas leur épargner les élections ?
On pourrait suspendre même la constitution et le processus démocratique pour cause de force majeure : la crise économique qui menace la France.
Il suffirait de convoquer les deux chambres à Versailles en vue d'inscrire dans la constitution que toute élection, dans la mesure où elle suppose par définition l'alternance, peut être suspendue en cas de force majeure.

En l'occurrence, comme le profère M. Sarkozy à grand renfort de rodomontades et de publicité mensongère, lorsque

  rôde le spectre d’une crise qui va faire perdre son destin à la France.
Ce discours du “moi ou le chaos” sur fond de manipulation des peurs liées à la crise… Sarkozy ne sait que manipuler les peurs des Français. À l'en croire on devrait voter pour lui pour qu'il protège les Français du terrorisme ; maintenant encore on doit voter pour lui car lui seul peut protéger les Français de la crise, une crise qu'il affirme inévitable et nécessaire s’il n’est pas élu… Il faut souhaiter ardemment que les Français ne soient pas dupes de cet alarmisme frauduleux indigne d'un homme d'État si tant soit peu démocrate.
Éloi Goutchili

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Publié dans Essai

Élections, Enjeux et Stratégies Médiatiques : Dilemme de la Manipulation des Sondages d’Opinion

Entre Effet Performatif et Désinhibition de l’Électorat Adverse

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Avec la perspective des élections présidentielles, la guerre des sondages fait rage. Cette guerre prend sens aussi bien au niveau des deux grands rivaux de droite et de gauche qu’au niveau des autres concurrents de taille. Les sondages permettent en effet de spéculer sur les réserves potentielles des deux candidats de tête au second tour, à supposer qu'ils soient dans des camps opposés. Les sondages font l'objet de soupçons bien-fondés de la part des sociologues. Leur pouvoir de prédiction est sujet à caution ; photographie d'un état de l'opinion à un moment donné, les sondages ne sauraient délivrer aucune vérité sensée sur l'issue des élections. Pourquoi alors tout cet engouement, aussi bien de la part des sondeurs que des politiques et du peuple ?
Les politiques comptent utiliser les sondages pour tirer parti de leur effet performatif ; c'est-à-dire l'influence que l'annonce des résultats du sondage peut produire sur ce qu'il prétend prévoir. Quand on annonce qu’à la Bastille se produit un événement qui attire la foule, cette annonce contribue à accroître le nombre de témoins de l'événement, donc la foule. C'est ça l'effet performatif des sondages. Si Sarkozy paye cher des sondages faits de manière à le placer devant, c’est qu'il souhaite que leur annonce contribue à motiver ses électeurs. Alors que, à ce moment précis de la course à l’Élysée, l'annonce contraire pourrait les démotiver.
Dans une certaine mesure, l'enjeu de la guerre des sondages se situe là pour Sarkozy. Le président sortant redoute l'effet néfaste d'une relégation au second rang qui pourrait être un signal de démotivation pour ses électeurs et un signe avant-coureur de l'échec final.
On observe d'ailleurs que les sondages, qui sont allés graduellement en le favorisant, se mettent en scène dans un rapport de concession par rapport au second tour. Car l'objectif premier de Sarkozy n'est pas de spéculer sur le second tour, dont « ses sondages » laissent pour l'instant François Hollande vainqueur. Comme ils l’avaient dans un premier temps laissé vainqueur jusque-là. Entre les deux tours, si tout marche bien, ces mêmes sondages qui donnent aujourd'hui François Hollande vainqueur au second tour, se réajusteront le cas échéant pour conformer le score de Sarkozy aux conditions schématiques de la crédibilité de sa victoire.

À l'évidence, les sondages publiés — et pas ceux secrets qui ne sont pas publiés — sont produits, construits, serinés et, comme une bombe, largués à bon escient pour susciter l’effet de motivation et de justification a priori recherché. Dans l'hypothèse aussi de fraude qu'on ne saurait écarter, les sondages servent à naturaliser des résultats auxquels on aura préparé aussi bien les concurrents que l'opinion.

 

Mais la recherche et l'exploitation de l'effet performatif des sondages–en l'occurrence pour le président sortant qui vise absolument la première place au premier tour–cette recherche effrénée a aussi son revers : l'effet de désinhibition de l'électorat de l'adversaire. La forme choisie par l'Etat-major de Sarkozy pour la stratégie de manipulation des sondages est la forme de l'ascension dynamique ; quand on observe bien, on s’aperçoit que la courbe des sondages de Sarkozy n’a cessé de grimper depuis le début. Ce modèle ascentionnel correspond à la rhétorique de la force montante, à opposer à la trajectoire descendante de son adversaire que l'on place artificiellement très haut au début–comme en 2007 pour Ségolène Royal–pour le faire atterrir à son juste niveau, très bas. Cette forme de croissance choisie d'une part et la décroissance affectée à l'adversaire dans une espèce de fairplay trompeur fait partie de la stratégie préventive de la dynamique de la victoire et de la mise en scène de son évidence.

Mais la manipulation de l'effet performatif associé à la stratégie lénifiante du chassé-croisé des courbes n'a pas toujours l'effet escompté. Dans le cas d'espèce, l’électorat de François Hollande qui, bercé par les sondages favorables, ne jugeait pas nécessaire de se déplacer, pourrait se réveiller de sa niche abstentionniste face à la menace de la montée annoncée de Sarkozy dans les sondages. D'où la nécessité pour les manipulateurs d'y aller avec douceur ; de ne pas accélérer la différence en faveur de Sarkozy ; de rechercher d'abord la première place symbolique avant d'aller plus loin. Car une accélération brutale pourrait réveiller ceux que la berceuse de la victoire artificielle de Hollande annoncée par les « sondage de Sarkozy » avait jusque-là endormis

Berlioz Ahandessi

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Sarkozy Prépare son 21 Avril

Que cache la Mélenchomania?

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Depuis plusieurs semaines le système médiatique français s'est emballé ; il a opté pour un choix aussi étonnant que visible à l'œil nu. Il enferme le citoyen dans une dualité subtile, appuyée par les sondages, et qui oppose en apparence Hollande à  Sarkozy. Une apparence trompeuse…
De tout côté, Sarkozy cerné par son mauvais bilan et sa personnalité anti-présidentielle, essaie de sortir du piège qui menace d'être fatal à sa réélection. Pour cela deux options sont possibles qui sont d'ailleurs complémentaires :
1. escamoter son bilan exécrable–n'avait-il pas lui-même demandé en 2007 à être jugé sur son bilan, notamment en matière de chômage qu'il promettait alors de ramener au-dessous de la barre des 5 % ?–Les drames de Montauban et de Toulouse lui offrent comme sur un plateau d'or, et de manière troublante l'opportunité. Les problèmes réels de sécurité et le consensus frauduleux d'une droite dont la philosophie sociale et le savoir-faire seraient incomparables à nul autre, lui ont permis de prendre des postures de protecteur des Français ; comme si l'élection présidentielle se résumait à un concours de super flic. M. Sarkozy a été ministre de l'intérieur, et comme l'a montré son style de présidence ainsi que son bilan, les rodomontades qui avaient caractérisé son exercice en tant que ministre de l'intérieur montrent la vanité de ses postures et de ses promesses : au-delà des grands bruits médiatiques, l'exercice du ministère de l'intérieur n'a jamais donné de résultats spectaculaires comparés par exemples à ceux d’un Charles Pasqua ou d’un Daniel Vaillant dans les mêmes conditions. L'apanage de la droite et de Sarkozy en matière de gestion des problèmes réels de sécurité au quotidien est au mieux un mythe au pire une supercherie idéologico-médiatique.
En cette étape de la campagne, comme si les drames de Toulouse et de Montauban étaient pain béni pour lui, Sarkozy voudrait résumer la campagne présidentielle à la peur liée à ces drames, à la problématique sécuritaire, avec le sous-entendu implicite qu'en cette matière la droite est supérieure à la gauche, Sarkozy meilleur que quiconque !
Mais, manifestement il s'en faudrait de beaucoup pour que la grande majorité des Français accepte de sacrifier la sécurité de l'emploi, les retraites, l'avenir de leurs enfants et de la jeunesse, la sécurité sociale, le respect et la dignité de la fonction présidentielle, sur le seul hôtel des réflexes sécuritaires en tant qu'ils sont liés à un terrorisme qui, après une longue léthargie, se réveille de façon troublante à la veille des élections présidentielles. Outre le fait assez surprenant que Sarkozy a occulté les carences de sa gouvernance et les erreurs qui ont rendu possible la perpétration des actes terroristes de Toulouse et de Montauban qui lui permettent après coup de prendre aujourd'hui la posture douteuse du fort en thème sécuritaire, il se prépare bien d'autres actions pour sortir de la souricière à laquelle le condamnent son bilan et sa basse personnalité, afin de renouer avec le rêve si personnellement gratifiant de la réélection.

2. La deuxième action pour se libérer du piège de son bilan et renouer avec le rêve de la réélection est la réédition du 21 avril. Le scénario par lequel Lionel Jospin a été éliminé de la course présidentielle en 2002. La réaction de Lionel Jospin à ce scénario, on s'en souvient, a été d'annoncer son retrait pur et simple de la vie politique française. Cet acte, qui a été apprécié diversement, ne doit pas faire oublier sa raison principale, l'écœurement de l'ex-premier ministre face à ce qu'il faut bien appeler les manigances antidémocratiques qui eurent pour résultat de confisquer l'élection présidentielle et d'en faire un affrontement incestueux de la droite classique et de l'extrême droite de Jean-Marie Le Pen. Le 21 avril n'était pas un hasard. C'était ce que Chirac avait concocté de mieux pour conserver le pouvoir et se faire élire. C’est cela qui justifiait l’écœurement légitime de Lionel Jospin. Tant il est vrai que la droite se croit naturellement héritière de la gestion politique au sommet du pays. C'est une tactique osée, qui a été mise en place à coups de sondages, de conditionnement des médias, de multiplication des candidatures à gauche etc..
Et ce n’est pas l’audace qui manque à Sarkozy. Aujourd'hui, si les candidatures à gauche ne sont pas légion, on assiste à une montée intensive aussi irrésistible qu’invraisemblable de Mélenchon dans les sondages. Les médias de gauche surfent sur le phénomène, parce que cela leur fait de l’audience ou qu'ils augmentent le nombre de leurs lecteurs ; ou bien même que certains d'entre eux sont manipulés par le pouvoir en place. Dans tous les cas, le phénomène de la bipolarisation de la gauche, qui correspond à la montée en force progressi-

 

  ve de M. Mélenchon dans les sondages et son ubiquité dans les médias sont flatteurs pour la gauche. Tout le monde oublie que l'ex-trublion du parti socialiste qui a rallié le parti communiste pour former le front de gauche ne pèse pas plus de 7% en dépit et peut-être à cause de son discours archaïque et des méthodes de tribun hérité de la culture charismatique de Jean-Marie Le Pen. Or le voilà joliment et médiatiquement affublé du double
D'où tire-t-il les 14 % dont les sondages se plaisent à le créditer, sinon de l'arithmétique globale de la gauche et ce au détriment du candidat socialiste ? Dans le même temps, les médias observent un silence de mort sur la campagne de François Bayrou ; celui-ci apparaît comme un mort présidentiel et quoi qu'il fasse ou dise cela n'intéresse pas énormément les médias. On fait comme s'il ne disait rien, ne faisait rien et même Marine Le Pen en dépit de ses vociférations est aussi mise sous éteignoir médiatique. Pendant ce temps tous les médias mettent dans la lumière l'homme médiatique et probablement fatidique du moment : M. Mélenchon ! Le nouveau tribun de gauche qui sait parler au cœur du peuple. Et le jour en jour, aidé par cet engouement médiatique, les sondages avancent, glop, glop, glop… Et bientôt on apprendra qu'au premier tour des élections présidentielles de 2012, le nouvel homme de gauche a été à égalité avec l’ancien homme. Et le résultat de cette gonflette médiatiquement assistée ? Eh bien un autre 21 avril, celui de 2012 où, à force de monter, de monter, Mélenchon a fait chuter la gauche et assuré la réélection dorée de Sarkozy, plus que jamais fils politique de Chirac dans le bien comme dans le mal…
Que cela soit bien clair : le 21 avril 2002 n'était pas le fait du hasard, mais un coup d'état politicien antidémocratique médiatiquement assisté. Acculé dans la souricière d’un bilan auquel il se refuse à faire face, Sarkozy en 2012 multiplie toutes sortes d'actions pour assurer sa réélection. Les drames de Montauban et de Toulouse lui offrent de manière troublante sur un plateau d'or l'occasion de faire ce qu'il sait le mieux faire : jouer les super flics et les protecteurs des Français plus dans les mots que dans les faits ; puisque, à tout bien penser, les événements de Montauban et de Toulouse prouvent a contrario que la sécurité des Français n'était pas aussi bien assurée que Sarkozy peut le faire croire. Mais au-delà de l'approche naïve que l'on peut faire de sa gestion des drames de Toulouse de Montauban, comme visant à conforter sa préférence par les Français en ces temps d’insécurité, le vrai objectif de Sarkozy est surtout de faire monter la candidate du Front National dans le cœur des Français et dans les urnes ; une montée qui, allant de pair avec celle de Mélenchon, contribuerait à l'objectif final : l'élimination de Hollande au second tour. Dans ces conditions, toute intelligence recommande que la gauche et tous les démocrates convaincus n'abusent pas de cette Mélenchon-mania douteuse qui se développe de façon frénétique dans les médias.
Ahandessi Berlioz

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JEAN-JACQUES AILLAGON: Pourquoi je voterai François Hollande le 22 avril

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Par JEAN-JACQUES AILLAGON Ancien ministre de la Culture et de la Communication (dans les gouvernements de Jean-Pierre Raffarin).

Le 22 avril prochain, je voterai pour François Hollande. Je suis en effet convaincu que la France a besoin de profonds changements pour être en mesure de mieux aborder un avenir que la conjoncture et l’évolution du monde rendent plus difficile et incertain. Ces changements devraient notamment bénéficier au fonctionnement des institutions politiques, à la défense des libertés publiques, à l’organisation des territoires et à la répartition des responsabilités entre les différents degrés de collectivités locales, à la réaffirmation d’une vision dynamique de la construction européenne, à la stabilisation de la règle du jeu qui fixe la juste balance entre ce qui relève de la solidarité collective et ce qui doit rester du domaine de la responsabilité de chaque individu.

Sur toutes ces questions, et sur d’autres, on aura, au cours des dernières années, souvent flotté entre des prises de position contradictoires et des doctrines variables selon les circonstances. Un pays a cependant besoin qu’on lui propose des objectifs clairs, stables et assumés, sauf à désespérer les citoyens de l’action publique. Ces changements ne peuvent faire l’économie d’une alternance.

Il y a dans l’alternance politique une nécessité démocratique qui,

 

 

seule, permet, à un moment donné, le ressaut nécessaire au renouveau. Cela fait dix ans que la France n’a pas eu de gouvernement

de gauche. Cela fait dix-sept ans que la présidence de la République, cette clé de voûte des institutions, est exercée par un président de droite ! Cela fait dix-neuf ans que la gauche n’aura pas exercé conjointement la présidence de la République et la direction du gouvernement. Autant la démocratie a besoin de stabilité, autant elle ne gagne rien à s’enkyster dans la domination trop longue d’un parti qui finit par s’imaginer en seul héritier légitime du droit de conduire les affaires publiques, au risque de favoriser les mauvaises habitudes. Pas de changement réel donc sans alternance.

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Sarkozy : Vide d’idées en fin de Vie Présidentielle

haroOn ne demande pas à Sarkozy d'être transcendant. Tout le monde sait peu ou prou que le président du « casse-toi pauvre con » n'a pas inventé la poudre. Il n'est ni agrégé de lettres comme Pompidou, ni lyrique comme le général De Gaulle encore moins homme de lettres et d'idées comme François Mitterrand. Mais tout de même, ce qui est abasourdissant chez Sarkozy–et il est à espérer que les Français s'en rendent compte et le sanctionnent définitivement–c'est le vide d'idées.
Ce qui le conduit à reprendre sans autre forme de protocole les mêmes propositions et recettes d'il y a cinq ans comme s'il n'avait pas été aux affaires, ou que le temps n'avait pas bougé depuis 2007 ! Il va rameuter sa vieille clique, les Rama et autres Dati  dans l’idée naïve que ce qui avait marché marchera encore… Et comme s'il n'avait pas été président de la république, avec une indignité coupable à peine tolérable pour un simple candidat aux élections, il brandit, invoque,
 

convoque et évoque à tout bout de champ, sans cesse déclinée sur tous les tons, et tout le temps, et tous les temps, la thématique éculée et honteuse de l'immigration. Avec certes une subtile division du travail entre lui et son ministre de l'intérieur qui n'a pas froid aux yeux en ce XXIe siècle de prononcer des discours surannés d'une outrecuidante ignominie. Le manque d'idées qui conduit au manque de renouvèlement dans les idées n'est-ce pas là un aveu d'échec pour un président sortant qu'il tarde de faire sortir ?Les Français doivent sanctionner cette vacuité étourdissante en fin de vie présidentielle

Aminou Balogoun

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APPEL SOLENNEL à CEUX QUI BÉNÉFICIÈRENT DES MILLIARDS ÉLECTORAUX à VENIR LES RENDRE POUR AIDER à RENFLOUER LES CAISSES DE L’ÉTAT !

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Maintenant qu'il se murmure–et pire que le murmure–maintenant qu'il apparaît très clairement que les caisses du pays sont vides, ceux qui avaient bénéficié des milliards distribués à la volée et de façon bestiale,  pour réaliser le rêve inouï du holdup électoral : Président de Cour et de basse-cour de vile Constitution, juriste avides, écrivains enjôleurs et minables, journalistes entrepreneurs, opportunistes zélés, Cénateurs cyniques, honorables de la honte, sudistes perclus de haine de soi, prostitués et sous-marins politiques, médiateur de mes deux et autres saigneurs du peuple autoproclamés seigneurs à vie de la politique !), toute cette faune de pilleurs sans âme, chevaliers d'industrie professionnels ou occasionnels, dans un éclair de conscience sublime, se ressaisissant, doivent venir rendre calmement les sommes indûment reçues dans la griserie de la féérie électo-

 

 

rale, les rendre au peuple spolié afin qu’elles servent à renflouer les caisses vides. Ce faisant, ils auront sauvé leur pays de la banqueroute et montré leur patriotisme. Et, suivant le principe des « Commission Vérité et Réconciliation » qu'on appellera pour lors « Commission Vérité et Remboursement », il ne leur sera fait aucun mal, car comme le dit l'adage moral bien connu, une faute avouée est à moitié pardonnée.

Aminou Balogun

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Publié dans Haro

Sarkozy et le Moulin à Vent des Propositions sans Lendemain

haroPourquoi Sarkozy jouet-il les génies de la pensée pédagogique et scolaire érigée en sommet éblouissant de la pensée sociopolitique. Puisque l’homme d’Etat digne de ce nom doit savoir imaginer l’avenir et ouvrir les voies à la jeunesse dans un monde qui bouge, Sarkozy joue à celui qui en la matière aurait des idées, et surtout des idées transcendantes, originales et pratiques. Et comme toujours, le voilà qui multiplie les propositions toutes plus inapplicables les unes que les autres. Pourquoi ? Parce que là comme ailleurs, il ne se renouvèle pas ; ce sont les mêmes recettes d’il y a cinq ans qui sont ramenées dans un nouvel habillage ; et puisqu’il n’ a pas été en mesure de rien appliquer de tout ce qu’il avait promis dans tous les domaines – depuis le logement avec sa lubie  sur le droit au logement opposable, jusqu’à sa fameuse boutade du travailler plus pour gagner plus, on ne voit pas comment il pourrait appliquer ces mêmes propositions sur lesquelles il se livre volontiers à des surenchères démagogiques  pour se donner des airs d’un sérieux qui n’a jamais été son fort,   à l’instar de cette France Forte qu’il invoque mais que cinq ans durant il a contribué frénétiquement à affaiblir !

Sarkozy est rompu à l’art d'égrener ou même de faire pleuvoir des propositions mielleuses qui ne sont que le reflet des sondages et études effectués de façon opportuniste  et dans un but clientéliste sur les secteurs de la population. Mais un homme politique, surtout un président sortant qui est en permanence rivé à la démagogie est un homme sans idée et indigne de montrer la voie aux Français. La présidence, ce n’est pas un feuilleton de série B où l’on joue exclusivement sur l’effet de miroir ou la seule dimension spéculaire. Non, c’est aussi le risque, la vision, l’imagination et la Responsabilité.

 

Et puis, finalement à force de jouer au plus grand fournisseur de propositions choc à forte valeur d’attraction clientéliste, on finit par faire oublier l’essentiel : pour son avenir, la France n’a pas besoin d’un homme comme Sarkozy ! Elle a déjà donné, et elle doit avoir la lucidité face au monde qui la regarde d’accepter qu’elle s’est lourdement trompée en 2007. Tenez, depuis cinq ans que Monsieur Sarkozy préside, avec ses belles propositions, n’aurait-il pas mieux fait, au lieu de laisser filer le chômage au-delà des 10%, de le ramener en dessous des 5% ? Voilà ce qui aurait fait sens ! Voilà ce qui pourrait légitimer le retour sur scène et de recommencer à débiter des propositions bonnes à faire rêver avant les élections et à remiser au grenier après, comme des leurres ou des appâts de circonstance.

Inutile donc de distraire les Français en remettant en marche le vieux moulin à vent des propositions sans lendemain….

Aminou Balogoun

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Sénégal : WADE à l’Heure H au Temps T

Sénégal: Wade hué ou tué ?

imageSur le Sénégal, une dernière dépêche via internet tombe. Et dans ma curiosité/précipitation, je lis : « Sénégal: Wade tué lors de son arrivée au bureau de vote »

Ma joie était à son comble ; je voulais savourer l’évènement, et j’embrassais le peuple sénégalais de loin, d’avoir “Do The Right Thing,” dans une affaire scabreuse qui sentait le roussi, le sapin et la honte…

Mais à la relecture, je devais éteindre la flamme vite allumée de ma joie ;

 

la vraie dépêche était : « Sénégal: Wade hué lors de son arrivée au bureau de vote»…

Hélas, l’obscur géronte n’était pas tué, mais simplement hué… Hadès attendra… Thanatos aussi…

De H à T la distance n’est pourtant pas très grande… Courage, Frères et Sœurs du Sénégal, l’Afrique et le Monde entier vous regarde !

A l’heure H au temps T, You must do the right thing !

continued

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La Porte-Parole du “Candidat du Peuple” ne Connaît pas le Prix du Ticket de Métro !

image_thumb[1]Nathalie Kosciusko-Morizet, son nom a même été pour la circonstance acronymé,  pour ceux qui sont dans le coup, dire désormais NKM, comme NTM, et puisqu'on parle de niquer, DSK, ou même MAM, mammelle déchue de l'UMP… NKM a beau faire femme mince, passablement blondinette, tout critère éculé susceptible de chatouiller le côté obsédé sexuel de l’électeur français, tel que le conçoivent les manipulateurs des officines de com, la porte-parole du candidat du peuple ne connaît pas le prix du ticket de métro. Interrogée hier par un auditeur d'Europe 1 sur le prix d'un ticket de métro, la porte-parole de Nicolas Sarkozy a répondu " quatre euros et quelques ". Raté. La bonne réponse était 1,70 E, soit plus de deux fois moins. Nathalie Kosciusko-Morizet a alors essayé de se justifier tant bien que mal pour faire oublier sa bourde. " Quand on est ministre, on prend peu le métro, c'est vrai, je le reconnais. Et quand on le prend, on a le métro gratuit, notamment quand on est ministre des transports. Donc mea culpa, mais ça fait bien longtemps que je n'ai pas acheté un ticket de métro "… Société du spectacle, qui prend le spectateur pour un obsédé sexuel, quand tu nous tiens par tes stéréotypes, la forme sans assurer le fond, voilà ce que ça donne… Ah, le candidat du peuple, mon cul…!   source

 

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Nathalie Kosciusko-Morizet, NKM, la Porte-Parole du “Candidat du Peuple” ne Connaît pas le Prix du Ticket de Métro !

image_thumb[1]Nathalie Kosciusko-Morizet, son nom a même été pour la circonstance acronymé,  pour ceux qui sont dans le coup, dire désormais NKM, comme NTM, et puisqu'on parle de niquer, DSK, ou même MAM, mammelle déchue de l'UMP… NKM a beau faire femme mince, passablement blondinette, tout critère éculé susceptible de chatouiller le côté obsédé sexuel de l’électeur français, tel que le conçoivent les manipulateurs des officines de com, la porte-parole du candidat du peuple ne connaît pas le prix du ticket de métro. Interrogée hier par un auditeur d'Europe 1 sur le prix d'un ticket de métro, la porte-parole de Nicolas Sarkozy a répondu " quatre euros et quelques ". Raté. La bonne réponse était 1,70 E, soit plus de deux fois moins. Nathalie Kosciusko-Morizet a alors essayé de se justifier tant bien que mal pour faire oublier sa bourde. " Quand on est ministre, on prend peu le métro, c'est vrai, je le reconnais. Et quand on le prend, on a le métro gratuit, notamment quand on est ministre des transports. Donc mea culpa, mais ça fait bien longtemps que je n'ai pas acheté un ticket de métro "… Société du spectacle, qui prend le spectateur pour un obsédé sexuel, quand tu nous tiens par tes stéréotypes, la forme sans assurer le fond, voilà ce que ça donne… Ah, le candidat du peuple, mon cul…!   source

 

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Claude Allègre, le Mammouth Opportuniste

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Le soutien de Claude Allègre à Sarkozy, c’est l’électorat UMP + une voix, la sienne ; sans compter la défection des électeurs UMP, écœurés par le voisinage infect de ce mammouth de l’opportunisme qui, infatigable, espère toujours avoir un poste de Ministre en récom-

 

 

pense de ses bons et loyaux services, indexés sur sa valeur médiatico-politique imaginaire…

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Lettre à mon Ami Bossou sur les Répercussions en France du Mouvement Anti-Wade

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Mon Cher Boss,

Tu me demandes la répercussion du mouvement anti-Wade dans les médias et le monde politique français.
Eh bien, cette répercussion devrait refléter l'intérêt des occidentaux pour le Sénégal ! Parce que le Sénégal est un pays qui a toujours été un peu le toutou de la France, Consul universel de la domination occidentale. Depuis les premiers soldats qui ont servi à ouvrir les voies de la colonisation jusqu'au personnage visqueux d’Abdoulaye Wade en passant par les tirailleurs et last but not least l'incontournable poète et académicien Léopold Sedar Senghor, chantre du métissage, de l'universel et des fadaises intellectuelles du même tonneau, la servilité du Sénégal vis-à-vis de la France est légendaire ; elle a toujours été un modèle de ce qui touche à cette déplorable inconscience avec laquelle nous les Africains nous entretenons nous-mêmes les chaînes de notre domination. Quand on observe qu'au Sénégal depuis l'indépendance, tous les chefs d'État qui se sont succédé jusqu'ici -qu'ils soient musulmans ou chrétiens-ont épousé une Française, on se rend à l'évidence de cette intimité politique érigée à la fois en paradigme, en conditionnalité et en passage obligé de l'accès au pouvoir dans les prés carrés de la Françafrique -le cas récent d'un Allassane Ouattara en Côte d'Ivoire est loin de relever du simple hasard…
D'ailleurs, dans ce dernier cas, t’en souviens-tu ?, la « communauté internationale » — entendre par là les Blancs et leur cheval de Troie -l'ONU- ont traité par la défiance et le mépris la décision de la Cour constitutionnelle ivoirienne qui donnait Gbagbo gagnant aux élections. Et alors, pour une fois dans les annales de la démocratie, la décision d'instances non constitutionnelles et notamment d'une organisation internationale a prévalu sur celle d'une Cour constitutionnelle établie. Et au nom de cette primauté, par la force, la France a installé au pouvoir un homme-chien qui lui est asservi et qui présentait jusque dans son intimité, comme c'est la règle, les gages honteux de cette aptitude à être dans ses bonnes grâces.
Or donc, dans les médias français on a été obligé de parler à chaud de la manifestation du 31 janvier 2012 au Sénégal mais sans plus. Les journaux comme le Monde ou Libération s'en sont fait naturellement l'écho. Mais le personnel politique est resté mesuré dans ses réactions. Le Ministre des Affaires Étrangères, M. Alain Juppé a essayé de calquer ses déclarations et sa position mesurées au trébuchet sur celles des États-Unis. En effet, comme les Etats-Unis, il a évoqué la nécessité d'assurer le relais générationnel, et comme eux, il n'a pas manqué de nuancer sa déclaration par l’affirmation de « son respect pour les décisions de la cour constitutionnelle du Sénégal. » En rapport avec le rejet de la candidature du chanteur Youssou N’dour, on a aussi évoqué du côté français le souhait d’une ouverture de la candidature à toutes les sensibilités. Du côté de la gauche –qui, on le sait, est d’une hypocrisie lamentable concernant les problèmes de l’Afrique–c'est le silence radio. M. Hollande, qui passe pour challenger crédible de Sarkozy, n'a pas pipé mot, comme il est resté muet sur les questions africaines dans son récent discours général de candidature. Sans qu'on sache quelle sera l'orientation de sa politique africaine et pourquoi les Français d'origine africaine devraient, en rapport avec l'intérêt de leur continent d’origine, voter pour lui plutôt que pour Sarkozy.
Après le bref écho médiatique faisant état des incidents qui se sont déroulés au Sénégal dans le cadre de cette action du M23, ce service minimum d'information sur l'événement factuel, les médias français évitent d'en rajouter, ils évitent de parler du Sénégal. Ils préfèrent plutôt parler de la Syrie, de l'Égypte et même de la Russie de Poutine…

Hier, sur le Monde.fr, on a pu voir apparaître la bouille de la femme d'origine sénégalaise que Sarkozy au début de son mandat a bombardé secrétaire d'État, et qui a été débarquée du gouvernement depuis, sans que tout cela n’altère en rien sa capricieuse propension à ne pas se prendre pour une merde ; son nom me vient : c’est Rama Yade mais peu importe ! le journal avait mis en ligne un dossier sur son sort politique et on voyait bien que celle que les internautes commentateurs qualifiaient sans arrêt de « belle et jeune femme » -exorcisme classique de dénégation d’un racisme anti-noir congénital : chez les Noirs, il est de bon ton que les femmes, pour passer, soient jeunes et belles, et les hommes sympas et intelligents– était vouée à un sort politique dont la noirceur n'avait d'égale que sa beauté douteuse, qui n'avait rien mais alors rien de spécial.
À mon avis cette montée en épingle par le journal avait pour but de faire le change ; satisfaire le besoin d'information en provenance du Sénégal dont on imaginait les lecteurs en manque légitime ; en donnant à voir la Sénégalaise du moment au lieu de l'info sénégalaise du moment. Subtile manipulation cousue de fil blanc…

Je crois que concernant le Sénégal, les médias, à l'instar des hommes politiques, marchent sur des œufs ; ils ne veulent pas être pris à partie par le visqueux dictateur qui comme beaucoup de dictateurs africains de son acabit, seraient prompts à parler de dignité bafouée, de racisme ou d'ingérence dans les affaires d'un État souverain — souveraineté jusque là bradée et redécouverte comme par enchantement.

Mais par ailleurs les médias, respectant un code tacite, préfèrent suivre la ligne de leur race-nation-pays en matière de politique néocolonialiste, c'est-à-dire qu'ils ne tirent pas dans les pattes de leur gouvernement, conscients qu'ils sont d’être aussi des bénéficiaires objectifs des crimes multiples et permanents commis contre l’Afrique au titre de l'exploitation néocolonialiste.

 

Comme le Sénégal est le pays phare de l’aliénation coloniale et néocoloniale, une aliénation qui porte l'estampille senghorienne, avec cette puérilité réactive des Africains qui ne sont jamais fiers que lorsqu'ils ont montré qu'ils parlent bien français et qu'en cette matière ils savent de qui tenir, le moindre intérêt des médias, le moindre article dans les journaux tendant à dire la bêtise inénarrable de la situation d'un vieillard de 90 ans bientôt s'accrochant au pouvoir dans un pays où la moyenne d'âge est trois fois inférieure, le moindre intérêt serait pris pour un soutien, et contribuerait à doper le mouvement de protestation ; car telle est la force de l'influence de la France sur la conscience d'un pays aliéné, que la langue et tout ce qui y touche de près ou de loin jouent un rôle déterminants.

Mais le silence relatif des médias français peut être aussi un silence intéressé, un silence négocié, un silence stipendié avec des arguments sonnants et trébuchants. Tout le monde sait que la presse française traverse des temps durs ; et ses tenants ne cracheraient pas sur les CFA, même s'ils proviennent d’un dictateur visqueux à la cause quasiment indéfendable. L’hypothèse n'est pas délirante car selon toute vraisemblance, il apparaît que Abdoulaye Wade à arrosé des Américains (médias et lobbies) de la bagatelle de $ 200 000 pour s'assurer de leur bienveillance auprès des milieux politiques–ce qui a pu motiver sans doute les louvoiement occidentaux et le ton mitigé dans lequel la porte-parole du département d'État à exprimé la position de son pays sur une affaire où l’hésitation ou la demi-mesure n’avaient pas leur place.
Dans ce cas peut-on penser sincèrement que le sombre octogénaire qui dispose des ressources de son pays comme le font tous les satrapes africains n’ait pas également acheté le milieu politique et médiatique français ?
Voilà mon cher ami ce que je pense de cette situation délétère ; caractérisée par la logique de deux poids deux mesures ; d'un côté on n'a pas de respect pour les décisions de la cour constitutionnelle d’un pays parce qu’elles sont contraires aux intérêts occidentaux ; puis de l'autre côté on prétend respecter la décision de la cour constitutionnelle d’un autre pays alors même que cette décision crève les yeux  d'injustice, d’arbitraire, de bêtise et d'imbécillité.

Au total il apparaît clairement, et on n'a pas besoin d’un dessin pour cela, que pour les occidentaux en Afrique il y a deux sortes de dictateurs ; il y a les bons dictateurs et les mauvais dictateurs : les bons dictateurs ce sont ceux qui font leur jeu ou qui donnent du grain à moudre à leur racisme anti-noir à travers des comportements stupides qui font honte aux Noirs en général et à l'Afrique en particulier ; et puis les mauvais dictateurs ce sont ceux qui tiennent le flambeau d'une certaine indépendance avec leurs moyens du bord, qui ne sont certes pas idéaux, parce qu’ils ne sont pas des anges mais qui essaient de résister et de penser que l'Afrique pourrait être considérée comme un continent sur le même pied d'égalité et dont les ressources ne sont pas et n'ont pas vocation à être exploitées sans partage ni cesse  par l'Occident. Tel est donc en fait ce qui apparaît dans l'attitude des occidentaux et que révèle cette situation sénégalaise dont nous attendons de voir les prochains développements.

Merci Boss, j'espère que je te donnerai de plus amples informations sur le sujet dès que j'en aurai, en fonction de l’évolution de la situation…

Avec tout le respect dû à un Boss, fût-il ami,

Aminu Balogun

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