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France, mon Amour pour la Démocratie

bashoJ'aime la démocratie, la vraie, la pure, l’exigeante.
Le type qui naguère encore virevoltait, sautillait, était partout, régissait tout, usait la force de la nation pour se donner des jouissances narcissiques au détriment de dirigeants de nations faibles, ce type tremble aujourd'hui devant le verdict possible du peuple. Il tremble comme un roseau devant le souffle du chêne, un nain devant un géant ; un gringalet devant la force trempée de la nature.

 

 

Et quelle que soit l'issue de ce verdict, le seul fait qu'il ait la trouille, le seul fait qu'il en soit à faire dans son froc suffit à mon bonheur et à  mon amour de la démocratie.

Amida Bashô

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Sarkozy ou le Chaos

Mon Idéo Va, Court, Vole et Tombe sur…:

Du Terrorisme à la Crise,  le Spectre de la Peur

ideogDepuis quelque temps Sarkozy et son état-major essayent de faire peur aux Français en agitant le spectre de la crise. On entend dire  : voter Hollande c’est exposer la France à la crise de confiance ; c'est œuvrer à la mettre à genoux ; c'est concourir à lui faire perdre son destin ; c'est conduire la France vers sa ruine.
Eh bien dans ce cas il ne reste plus qu'à voter Sarkozy. Mais si les Français doivent nécessairement voter Sarkozy pourquoi ne pas leur épargner les élections ?
On pourrait suspendre même la constitution et le processus démocratique pour cause de force majeure : la crise économique qui menace la France.
Il suffirait de convoquer les deux chambres à Versailles en vue d'inscrire dans la constitution que toute élection, dans la mesure où elle suppose par définition l'alternance, peut être suspendue en cas de force majeure.

En l'occurrence, comme le profère M. Sarkozy à grand renfort de rodomontades et de publicité mensongère, lorsque

  rôde le spectre d’une crise qui va faire perdre son destin à la France.
Ce discours du “moi ou le chaos” sur fond de manipulation des peurs liées à la crise… Sarkozy ne sait que manipuler les peurs des Français. À l'en croire on devrait voter pour lui pour qu'il protège les Français du terrorisme ; maintenant encore on doit voter pour lui car lui seul peut protéger les Français de la crise, une crise qu'il affirme inévitable et nécessaire s’il n’est pas élu… Il faut souhaiter ardemment que les Français ne soient pas dupes de cet alarmisme frauduleux indigne d'un homme d'État si tant soit peu démocrate.
Éloi Goutchili

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Élections, Enjeux et Stratégies Médiatiques : Dilemme de la Manipulation des Sondages d’Opinion

Entre Effet Performatif et Désinhibition de l’Électorat Adverse

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Avec la perspective des élections présidentielles, la guerre des sondages fait rage. Cette guerre prend sens aussi bien au niveau des deux grands rivaux de droite et de gauche qu’au niveau des autres concurrents de taille. Les sondages permettent en effet de spéculer sur les réserves potentielles des deux candidats de tête au second tour, à supposer qu'ils soient dans des camps opposés. Les sondages font l'objet de soupçons bien-fondés de la part des sociologues. Leur pouvoir de prédiction est sujet à caution ; photographie d'un état de l'opinion à un moment donné, les sondages ne sauraient délivrer aucune vérité sensée sur l'issue des élections. Pourquoi alors tout cet engouement, aussi bien de la part des sondeurs que des politiques et du peuple ?
Les politiques comptent utiliser les sondages pour tirer parti de leur effet performatif ; c'est-à-dire l'influence que l'annonce des résultats du sondage peut produire sur ce qu'il prétend prévoir. Quand on annonce qu’à la Bastille se produit un événement qui attire la foule, cette annonce contribue à accroître le nombre de témoins de l'événement, donc la foule. C'est ça l'effet performatif des sondages. Si Sarkozy paye cher des sondages faits de manière à le placer devant, c’est qu'il souhaite que leur annonce contribue à motiver ses électeurs. Alors que, à ce moment précis de la course à l’Élysée, l'annonce contraire pourrait les démotiver.
Dans une certaine mesure, l'enjeu de la guerre des sondages se situe là pour Sarkozy. Le président sortant redoute l'effet néfaste d'une relégation au second rang qui pourrait être un signal de démotivation pour ses électeurs et un signe avant-coureur de l'échec final.
On observe d'ailleurs que les sondages, qui sont allés graduellement en le favorisant, se mettent en scène dans un rapport de concession par rapport au second tour. Car l'objectif premier de Sarkozy n'est pas de spéculer sur le second tour, dont « ses sondages » laissent pour l'instant François Hollande vainqueur. Comme ils l’avaient dans un premier temps laissé vainqueur jusque-là. Entre les deux tours, si tout marche bien, ces mêmes sondages qui donnent aujourd'hui François Hollande vainqueur au second tour, se réajusteront le cas échéant pour conformer le score de Sarkozy aux conditions schématiques de la crédibilité de sa victoire.

À l'évidence, les sondages publiés — et pas ceux secrets qui ne sont pas publiés — sont produits, construits, serinés et, comme une bombe, largués à bon escient pour susciter l’effet de motivation et de justification a priori recherché. Dans l'hypothèse aussi de fraude qu'on ne saurait écarter, les sondages servent à naturaliser des résultats auxquels on aura préparé aussi bien les concurrents que l'opinion.

 

Mais la recherche et l'exploitation de l'effet performatif des sondages–en l'occurrence pour le président sortant qui vise absolument la première place au premier tour–cette recherche effrénée a aussi son revers : l'effet de désinhibition de l'électorat de l'adversaire. La forme choisie par l'Etat-major de Sarkozy pour la stratégie de manipulation des sondages est la forme de l'ascension dynamique ; quand on observe bien, on s’aperçoit que la courbe des sondages de Sarkozy n’a cessé de grimper depuis le début. Ce modèle ascentionnel correspond à la rhétorique de la force montante, à opposer à la trajectoire descendante de son adversaire que l'on place artificiellement très haut au début–comme en 2007 pour Ségolène Royal–pour le faire atterrir à son juste niveau, très bas. Cette forme de croissance choisie d'une part et la décroissance affectée à l'adversaire dans une espèce de fairplay trompeur fait partie de la stratégie préventive de la dynamique de la victoire et de la mise en scène de son évidence.

Mais la manipulation de l'effet performatif associé à la stratégie lénifiante du chassé-croisé des courbes n'a pas toujours l'effet escompté. Dans le cas d'espèce, l’électorat de François Hollande qui, bercé par les sondages favorables, ne jugeait pas nécessaire de se déplacer, pourrait se réveiller de sa niche abstentionniste face à la menace de la montée annoncée de Sarkozy dans les sondages. D'où la nécessité pour les manipulateurs d'y aller avec douceur ; de ne pas accélérer la différence en faveur de Sarkozy ; de rechercher d'abord la première place symbolique avant d'aller plus loin. Car une accélération brutale pourrait réveiller ceux que la berceuse de la victoire artificielle de Hollande annoncée par les « sondage de Sarkozy » avait jusque-là endormis

Berlioz Ahandessi

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Sarkozy Prépare son 21 Avril

Que cache la Mélenchomania?

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Depuis plusieurs semaines le système médiatique français s'est emballé ; il a opté pour un choix aussi étonnant que visible à l'œil nu. Il enferme le citoyen dans une dualité subtile, appuyée par les sondages, et qui oppose en apparence Hollande à  Sarkozy. Une apparence trompeuse…
De tout côté, Sarkozy cerné par son mauvais bilan et sa personnalité anti-présidentielle, essaie de sortir du piège qui menace d'être fatal à sa réélection. Pour cela deux options sont possibles qui sont d'ailleurs complémentaires :
1. escamoter son bilan exécrable–n'avait-il pas lui-même demandé en 2007 à être jugé sur son bilan, notamment en matière de chômage qu'il promettait alors de ramener au-dessous de la barre des 5 % ?–Les drames de Montauban et de Toulouse lui offrent comme sur un plateau d'or, et de manière troublante l'opportunité. Les problèmes réels de sécurité et le consensus frauduleux d'une droite dont la philosophie sociale et le savoir-faire seraient incomparables à nul autre, lui ont permis de prendre des postures de protecteur des Français ; comme si l'élection présidentielle se résumait à un concours de super flic. M. Sarkozy a été ministre de l'intérieur, et comme l'a montré son style de présidence ainsi que son bilan, les rodomontades qui avaient caractérisé son exercice en tant que ministre de l'intérieur montrent la vanité de ses postures et de ses promesses : au-delà des grands bruits médiatiques, l'exercice du ministère de l'intérieur n'a jamais donné de résultats spectaculaires comparés par exemples à ceux d’un Charles Pasqua ou d’un Daniel Vaillant dans les mêmes conditions. L'apanage de la droite et de Sarkozy en matière de gestion des problèmes réels de sécurité au quotidien est au mieux un mythe au pire une supercherie idéologico-médiatique.
En cette étape de la campagne, comme si les drames de Toulouse et de Montauban étaient pain béni pour lui, Sarkozy voudrait résumer la campagne présidentielle à la peur liée à ces drames, à la problématique sécuritaire, avec le sous-entendu implicite qu'en cette matière la droite est supérieure à la gauche, Sarkozy meilleur que quiconque !
Mais, manifestement il s'en faudrait de beaucoup pour que la grande majorité des Français accepte de sacrifier la sécurité de l'emploi, les retraites, l'avenir de leurs enfants et de la jeunesse, la sécurité sociale, le respect et la dignité de la fonction présidentielle, sur le seul hôtel des réflexes sécuritaires en tant qu'ils sont liés à un terrorisme qui, après une longue léthargie, se réveille de façon troublante à la veille des élections présidentielles. Outre le fait assez surprenant que Sarkozy a occulté les carences de sa gouvernance et les erreurs qui ont rendu possible la perpétration des actes terroristes de Toulouse et de Montauban qui lui permettent après coup de prendre aujourd'hui la posture douteuse du fort en thème sécuritaire, il se prépare bien d'autres actions pour sortir de la souricière à laquelle le condamnent son bilan et sa basse personnalité, afin de renouer avec le rêve si personnellement gratifiant de la réélection.

2. La deuxième action pour se libérer du piège de son bilan et renouer avec le rêve de la réélection est la réédition du 21 avril. Le scénario par lequel Lionel Jospin a été éliminé de la course présidentielle en 2002. La réaction de Lionel Jospin à ce scénario, on s'en souvient, a été d'annoncer son retrait pur et simple de la vie politique française. Cet acte, qui a été apprécié diversement, ne doit pas faire oublier sa raison principale, l'écœurement de l'ex-premier ministre face à ce qu'il faut bien appeler les manigances antidémocratiques qui eurent pour résultat de confisquer l'élection présidentielle et d'en faire un affrontement incestueux de la droite classique et de l'extrême droite de Jean-Marie Le Pen. Le 21 avril n'était pas un hasard. C'était ce que Chirac avait concocté de mieux pour conserver le pouvoir et se faire élire. C’est cela qui justifiait l’écœurement légitime de Lionel Jospin. Tant il est vrai que la droite se croit naturellement héritière de la gestion politique au sommet du pays. C'est une tactique osée, qui a été mise en place à coups de sondages, de conditionnement des médias, de multiplication des candidatures à gauche etc..
Et ce n’est pas l’audace qui manque à Sarkozy. Aujourd'hui, si les candidatures à gauche ne sont pas légion, on assiste à une montée intensive aussi irrésistible qu’invraisemblable de Mélenchon dans les sondages. Les médias de gauche surfent sur le phénomène, parce que cela leur fait de l’audience ou qu'ils augmentent le nombre de leurs lecteurs ; ou bien même que certains d'entre eux sont manipulés par le pouvoir en place. Dans tous les cas, le phénomène de la bipolarisation de la gauche, qui correspond à la montée en force progressi-

 

  ve de M. Mélenchon dans les sondages et son ubiquité dans les médias sont flatteurs pour la gauche. Tout le monde oublie que l'ex-trublion du parti socialiste qui a rallié le parti communiste pour former le front de gauche ne pèse pas plus de 7% en dépit et peut-être à cause de son discours archaïque et des méthodes de tribun hérité de la culture charismatique de Jean-Marie Le Pen. Or le voilà joliment et médiatiquement affublé du double
D'où tire-t-il les 14 % dont les sondages se plaisent à le créditer, sinon de l'arithmétique globale de la gauche et ce au détriment du candidat socialiste ? Dans le même temps, les médias observent un silence de mort sur la campagne de François Bayrou ; celui-ci apparaît comme un mort présidentiel et quoi qu'il fasse ou dise cela n'intéresse pas énormément les médias. On fait comme s'il ne disait rien, ne faisait rien et même Marine Le Pen en dépit de ses vociférations est aussi mise sous éteignoir médiatique. Pendant ce temps tous les médias mettent dans la lumière l'homme médiatique et probablement fatidique du moment : M. Mélenchon ! Le nouveau tribun de gauche qui sait parler au cœur du peuple. Et le jour en jour, aidé par cet engouement médiatique, les sondages avancent, glop, glop, glop… Et bientôt on apprendra qu'au premier tour des élections présidentielles de 2012, le nouvel homme de gauche a été à égalité avec l’ancien homme. Et le résultat de cette gonflette médiatiquement assistée ? Eh bien un autre 21 avril, celui de 2012 où, à force de monter, de monter, Mélenchon a fait chuter la gauche et assuré la réélection dorée de Sarkozy, plus que jamais fils politique de Chirac dans le bien comme dans le mal…
Que cela soit bien clair : le 21 avril 2002 n'était pas le fait du hasard, mais un coup d'état politicien antidémocratique médiatiquement assisté. Acculé dans la souricière d’un bilan auquel il se refuse à faire face, Sarkozy en 2012 multiplie toutes sortes d'actions pour assurer sa réélection. Les drames de Montauban et de Toulouse lui offrent de manière troublante sur un plateau d'or l'occasion de faire ce qu'il sait le mieux faire : jouer les super flics et les protecteurs des Français plus dans les mots que dans les faits ; puisque, à tout bien penser, les événements de Montauban et de Toulouse prouvent a contrario que la sécurité des Français n'était pas aussi bien assurée que Sarkozy peut le faire croire. Mais au-delà de l'approche naïve que l'on peut faire de sa gestion des drames de Toulouse de Montauban, comme visant à conforter sa préférence par les Français en ces temps d’insécurité, le vrai objectif de Sarkozy est surtout de faire monter la candidate du Front National dans le cœur des Français et dans les urnes ; une montée qui, allant de pair avec celle de Mélenchon, contribuerait à l'objectif final : l'élimination de Hollande au second tour. Dans ces conditions, toute intelligence recommande que la gauche et tous les démocrates convaincus n'abusent pas de cette Mélenchon-mania douteuse qui se développe de façon frénétique dans les médias.
Ahandessi Berlioz

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Terrorisme Antifrançais : Une Piste possible des Fusillades de Montauban et de Toulouse

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Une piste possible des fusillades dramatiques de Montauban et de Toulouse pourrait être d’origine terroriste, par exemple  celle des combattants Kadhafistes.
Kadhafi a été renversé grâce à l'implication militaire, diplomatique, politique et médiatique de la France de Sarkozy.
Le volet militaire touche à l'aviation notamment ; or qui dit aviation dit Toulouse…
Le  ou les tueurs — car privilégier l'hypothèse d'un tueur isolé c'est préjuger de sa motivation — les tueurs ont commencé par tuer des militaires. Puis comme cela n'a pas fait le bruit escompté, ils s'en sont pris à une école juive. D'où intervient le volet médiatique. D’abord, la période choisie n’est pas un hasard. Puisqu’il s’agit de peser médiatiquement sur les élections en France ou d’envoyer un signal politique. Sans doute les tueurs s'en sont pris à cette école juive tout simplement pour se faire mieux entendre, susciter du bruit et faire le lien avec la première fusillade, celle qui a tué des militaires. L'un des héros médiatiques du renversement de Kadhafi, qui a conduit à son assassinat, a été l'écrivain Bernard Henri Lévy, qui est d'origine juive. Donc le lien, si l'hypothèse soulevée ici s'avère, le lien éventuel de la réaction contre la France de combattants Kadhafistes, avec l'attaque d'une cible juive peut venir de là.

 

 

Mais il peut venir aussi d'un aspect qu'on explique peu ou pas aux Français ; c'est que toutes les violences perpétrées par l'Occident dans le cadre d'une prétendue exportation de la démocratie au proche ou au Moyen-Orient, ainsi que sur les terres musulmanes, toute cette violence d’hier et d’aujourd’hui est en rapport direct avec la sécurisation géopolitique d'Israël.
La piste kadhafiste n'était qu'un exemple. Elle n’épuise pas l’hypothèse terroriste. Et si l'hypothèse terroriste est vraie, il n'est pas sûr que l'on en sache davantage avant les élections en France… Et, a contrario,  en dépit des moyens énormes mis en œuvre par le gouvernement pour appréhender le ou les tueurs, s'ils ne sont pas découverts avant les élections, c'est que leur identité conforterait l'hypothèse qui vient d'être soulevée ici.

Antoine Bidouzo

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Publié dans Critique, Pamphlet

L’Affaire Kadhafi/Sarkozy ou L’amoralité Cynique de la Mentalité actuelle des Français.

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Avec la campagne électorale, on a d'abord un état des rapports d'intérêt de l'opinion qui avantageait l'opposition incarnée par François Hollande. Durant des semaines et des mois, les études opinion donnaient François Hollande vainqueur, loin devant Nicolas Sarkozy, le président sortant.
Les raisons du désaveu des Français pour Nicolas Sarkozy sont certes multiples.
Son bilan est décevant, notamment sur le plan de l'emploi où, en 2007, il promettait monts et merveilles et demandait à être jugé sur ses résultats.
Il y a aussi l'image de président des riches que résument  ses gestes symboliques d’après victoire où il prit ses quartiers de fête au Fouquet's ; ou même lorsqu'il fait une virée balnéaire dans le yacht d'un milliardaire de ses amis ; sans oublier l'exhibition d'une montre Rolex et d'autres effets de luxe insolent qui finissent de le cataloguer comme président bling-bling. Et puis, sur le plan des décisions politiques, il y a le cadeau fiscal aux plus fortunés qui est venu clore toute une série de gestes forts qui trahissent bien sa prédilection de classe pour les plus nantis, quand bien même il s'efforce d'y opposer un pragmatisme populiste plus médiatique que réellement fructueux.
Mais l'une des raisons fortes du désaveu de Sarkozy par les Français résulte dans la désacralisation poussée à l'extrême de la fonction présidentielle. À travers le refus de se conformer à la réserve liée à la fonction, et à la séparation des instances sinon des pouvoirs. Ainsi sous son règne, le premier ministre est réduit au rôle de collaborateur et ce en contradiction flagrante avec l'esprit de la constitution, et aggravé par l'alignement du quinquennat présidentiel sur la législature qui met hors jeu toute possibilité de cohabitation, l'une des rares occasions de rééquilibrage effectif du pouvoir.
Pire encore, dans sa manière de se comporter, de s'agiter, d'être médiatiquement excité, de se donner à voir comme le président omniprésent qui ne craint pas de se confronter à tous les problèmes du pays, comme s'il en avait à chaque fois la solution ; sa propension à faire fi du protocole, à tomber dans des scènes de vulgarité verbale et comportementale dans l'espace social, tout cela a contribué à donner à la présidence sous le règne de Sarkozy une image désacralisée sinon dégradante qui fait contraste avec ce qu'elle a été sous la Vème République de De Gaulle à Chirac en passant par Pompidou, Giscard et Mitterrand.
Face à cet ensemble de faits déterminants, on comprend naturellement le rejet des Français, leur aspiration à rendre comptable de son bilan un homme qui avait su les séduire par l'affichage d'une image d’homme concret, une surenchère pragmatiste qui s'avère finalement sans résultat concret ; un homme qui avait, par son comportement et l'image dégradante de la présidence attachée à sa personne, contribué à abaisser la France non seulement aux yeux des Français mais aux yeux du monde. Mais si les Français dans leur réaction contre le bilan et le comportement de M. Sarkozy sont prêts à le sanctionner, on note toutefois une indifférence étonnante par rapport à la dimension purement morale des actes posés par Sarkozy. En effet, alors que la campagne battait son plein, un journal en ligne, Médiapart, sort une information, plus ou moins murmurée jusque-là, selon laquelle la campagne de Sarkozy de 2007 aurait été financée par les soins de Kadhafi. Le journal développe ses accusations en s'appuyant sur des faits, des hypothèses ainsi que des interprétations non dénués de fondement. L'information a été mollement répercutée par quelques médias comme par acquis de conscience professionnelle. Mais malgré le peu d'insistance dont elle a fait l'objet, on ne pouvait pas dire qu'elle ne fût pas parvenue à l'oreille des Français.

 

 

Mais apparemment, elle n'eut aucune conséquence juridique ni politique. Contrairement à ce qui se serait passé dans les pays anglophones dont Sarkozy aime vanter le pragmatisme, l'affaire n'a donné lieu à aucune dramatisation politique ; l'opposition elle-même la traitée en quasi non-événement. Le fait que la campagne présidentielle d'un représentant du parti au pouvoir, ou même de l'opposition ait partie liée avec les tractations obscures de la nébuleuse Françafrique a laissé indifférents les uns et les autres. Peut-être parce que tout déballage sur ces questions de financement occulte des campagnes électorales françaises de provenance d'Afrique risquait d'éclabousser tout le landerneau politique français toutes origines et couleurs politiques confondues. Mais le peuple ou la société civile aussi a respecté l'omerta, en refoulant du même coup son impact moral. En effet, au-delà du financement occulte de la campagne de Sarkozy en 2007 par Kadhafi, il y avait l'idée que Sarkozy, de tous les dirigeants occidentaux, était celui-là même qui s’honorait le plus d'avoir joué un rôle personnel dans la chute de Kadhafi ; chute qui a ouvert la voie à son assassinat.
Ainsi, le fait qu'un homme puisse se retourner contre son bienfaiteur et contribué à sa chute puis à sa mort, ce fait d'une immoralité choquante, même s'il concerne la politique où depuis Machiavel, tout est, paraît-il, possible, a laissé les Français complètement de marbre quant au jugement moral qu'ils pouvaient faire sur la personne de M. Sarkozy.
Mais au fond, dire que ce fait a laissé les Français de marbre c’est peut-être rester en deçà de la réalité. Car un tel jugement ne traduit pas ou ne rend pas compte de l’amoralisme bien-pensant qui, en France, est érigé en réaction cynique à la culpabilité ou à l'indignité nationale. En effet, la révélation de l'affaire du financement occulte de sa campagne de 2007 a coïncidé avec la montée en faveur de Sarkozy dans les sondages d'opinion qui jusque-là le clouait au pilori de son bilan et du caractère dégradant de son style présidentiel.
Alors qu'aux États-Unis une telle révélation aurait signé l'hallali de tout homme politique, quel que soit son rang et son niveau, bénéficiant de ce qu'il faut bien appeler l'exception éthique française, Sarkozy émerge et prend même la tête dans les sondages d'opinion. Tout l’amoralisme qui domine la mentalité française de ce temps est résumé là aussi bien dans son cynisme que dans son outrecuidance.

Aminou Balogun

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Publié dans Haro, Humor

Sarkozy en son Vaisseau IFOP a Fait un FLOP

haroGrâce au vaisseau IFOP Sarkozy a tenté de faire son entrée dans l’atmosphère de la Grande MANIP SONDAGIERE, qui contrôle la pesanteur électorale par cristallisation de l’effet performatif des annonces d’intention de vote.

Mais manque de bol, l’opération a tourné en eau de boudin. Forte de l’expérience de 2007 où le téléchargement de Ségolène Royale fut un succès de bout en bout, la gauche, veillait au grain. Dans sa vigilance stellaire, l’état major du candidat de gauche a su apporter la riposte en temps et en heure ; ce tac au tac tactique a déséquilibré le calcul de

 

la gravitation dans l’atmosphère de cette planète tant convoitée en période électorale.

Résultat, ce fut un flop .. Cet échec inaugural est la preuve du faible rayonnement d’une étoile morte qui s’échine à vivre de l’écho des lueurs du passé.

Aminou Balogun

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Publié dans Critique, Essai

Pour Contrer la Manipulation de l’Effet Performatif des Sondages par le Camp Sarkozy

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Pour entretenir l'espoir dans son camp et l'esprit de ses électeurs, pour ne pas subir l'échec symbolique d'un président sortant donné battu au premier tour par un challengeur, à un moment donné ou à un autre de la scansion frénétique des courbes de sondages, le camp Sarkozy et son armée de charlatans sondeurs devraient finir par pondre, sous le couvert d'un institut aux visées douteuses, le sondage crucial qui porte Sarkozy en tête !
C’est chose faite en ce jour 13 mars (Dieu merci ce n'était pas un vendredi !) où un sondage IFOP crédite Sarkozy de 28,5 % contre 27 % à François Hollande. Ainsi, le point d’inflexion de la comparaison des deux courbes d'opinion est trouvé !
L'événement a lieu en un moment médiatiquement crucial qui se situe au lendemain du rassemblement de Villepinte, où Sarkozy a donné la substantifique moelle de son projet de candidat président qui s’articule autour des mille et une façons de décliner la problématique lepéniste de la fixation sur l'immigration comme étant un problème et non une solution pour la France : satisfaction psychologique qui obsède l'électorat FN et la droite conservatrice en général, que Sarkozy est condamné à courtiser ou périr. Quand on observe les chiffres qui annoncent l’inflexion providentielle on se rend compte qu’ils brillent par leur spécificité et leur valeur symbolique. Alors que jusque-là les chiffres des sondages antérieurs qui donnaient François Hollande vainqueur au premier tour étaient souvent des nombres entiers, ici les chiffres de l’inflexion publiés par IFOP sont des nombres décimaux ; l'air de signifier qu'ils ont une certaine précision, qu'ils résultent d’un calcul poussé, opéré avec minutie ; que le tamis par lequel ces chiffres sont passés est un tamis de haute précision.  
L'offensive médiatique s'appuie sur la manipulation sondagière pour restaurer le candidat Sarkozy dans son espérance et sa dignité symbolique ; il s'agit aussi d'exploiter l'effet performatif des annonces de sondage, et sur leur base, justifier l'injustifiable, donner le petit coup de pouce qu'il faut pour forcer le destin. Car sauf surprise, comment espère-t-on gagner lorsqu’en en tant que président sortant les sondages vous donnent perdant ?
Qui dit manipulation dit évidemment mensonge. Cette mise en scène de l'inflexion des courbes d'opinion n'est pas nouvelle dans le modus operandi du système Sarkozy. Déjà en 2007, lorsqu'il était face à Ségolène Royale, la même manipulation avait été mise en jeu. Pendant des mois, Ségolène Royale, le temps d'être adoubée par le parti socialiste, a été portée aux nues dans les sondages. Puis dès qu’elle a été désignée candidate du Parti Socialiste, et surtout à date bien choisie du premier tour, l'inflexion décisive a été trouvée qui a permis à Sarkozy de prendre définitivement les devants dans les sondages et d’être donné gagnant au premier et au second tour.

Maintenant, nous assistons de la part du système Sarkozy et de l'armée de ses charlatans sondeurs au même scénario basé sur le mensonge et la duperie. À la différence près que chronologiquement, les deux périodes de mensonge se croisent et son inversées.

Avec Ségolène Royale, le mensonge était situé avant le point d'inflexion, c'est-à-dire que les sondages qui donnaient Ségolène Royale gagnante avant sa nomination comme candidat du parti socia-

 

liste étaient pour l'essentiel pipés ; et ceux qui, après le point d'inflexion la donnaient perdante étaient vraies. En revanche, avec l'offensive d'inflexion lancée ce jour sous la bannière statistique de l'institut IFOP, qui place Sarkozy en tête au premier tour, s'ouvre une période de sondages pirates qui s'efforceront de placer Sarkozy en tête avec une incrémentation progressive afin de lui conférer une avance significative et symboliquement décisive. C'est-à-dire que les sondages qui ont été faits jusqu'à présent et qui donnaient François Hollande gagnant sont vrais. L’embarras ou le point faible pour l'équipe des charlatans sondeurs du camp Sarkozy est que leur offensive mensongère se situe à un moment où, contrairement à ce qui s'était passé en 2007, leur réfutation reste du domaine du possible, et constitue une condition nécessaire pour assurer la sauvegarde de la vérité de l'opinion. Face à ce passage en force, subtil et mensonger, l’opposition républicaine, le parti socialiste, la gauche, et tous les instituts de sondage qui se respectent, et qui ne conçoivent pas de leur profession une occasion de vendre du brouillard à prix coûtant ont l'obligation de crier haut et fort l'exacte vérité de l'opinion ; au nom de la démocratie, ils ne doivent pas laisser un seul clan imposer l'ordre de sa stratégie de manipulation de l'opinion. Cela suppose de ne pas s'en laisser compter et de faire imperturbablement leur travail d'éclairage de l'opinion, pour ne pas laisser s’établir un consensus frauduleux. Le tout dernier sondage TNS Sofres qui donne 4 points d’avance à François Hollande au premier tour est une réplique pour le moins démocratiquement salutaire. Pour lutter contre la prise en otage de la Démocratie par la manipulation de l’effet performatif des conditionnements de l’opinion, aux sondages truqués, répondre du tac au tac par de vrais sondages

Ahandessi Berlioz

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Sarkozy L’Héritier Naturel : De la Lepénisation des Esprits à la Naturalisation du Lepénisme

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Avant, lorsqu'un personnage du paysage politique français proférait un propos ou une remarque inspirée du Front National de Jean-Marie Le Pen, cela suscitait un émoi dans toute la classe politique, choquait le pays tout entier, et l'affaire, relayée en boucle par les médias, faisait grand bruit. Et les personnages en question n'étaient pas forcément très en vue ni d’un rang élevé dans le gouvernement de la république ; ils pouvaient être un député ou un maire à la sensibilité droitière assez prononcée, tout au plus un ministre de l'intérieur sans scrupules en mission de voiture balai dans le champ scabreux du Front National.
L'émoi prenait parfois une tournure juridique agressive lorsque des associations ou institutions plus ou moins spécialisées menaçaient ou allaient jusqu'à porter plainte au nom de la défense des victimes ou des valeurs de la France. Toute cette police éthique visait surtout à faire barrage aux idées du Front National. La perception naïve de ces idées était basée sur un modèle ternaire, qui correspond au modèle de la propagation d'une émission ; ce qui supposait en tant que telle une source–le Front National, M. Jean-Marie Le Pen–une direction,–le rayon du cercle national menant aux différents secteurs de la population. Ce modèle, malgré la toute-puissance médiatique de sa perception, relevait d'un arbitraire idéologique commode. Il allait de pair avec la diabolisation de la source, en déniant symboliquement le fait que Jean-Marie Le Pen ou le Front National, loin d'être les dépositaires des idées dont ils se faisaient les hérauts, n’en étaient que les réflecteurs. Un ancien premier ministre avait pu dire avec perspicacité que le Front National posait les bonnes questions mais apportait les mauvaises réponses. Le modèle ternaire de l'émission ainsi privilégié usait de la même méthode que sa source désignée. En effet, dans ce modèle, la désignation de la source entretenait une analogie avec le mode de fonctionnement de la source elle-même ; elle était pour la perception du Front National ce que les étrangers ou les immigrés représentent pour le Front National : à savoir un bouc émissaire. C'est ainsi qu'on en est arrivé à parler de la lepénisation des esprits. Ce qui avait pu conduire un président de la république à parler de « seuil de tolérance » en matière d'immigrés. L'idée de la lepénisation accrédite le modèle de l'émission et son succès, en dépit de toutes les mesures prises pour en limiter la portée ou les effets dans l'esprit du grand nombre.
Aujourd'hui, 20 ans en moyenne après les temps forts de ce modèle, force est de constater qu'il a atteint son but. En l'espace d'une décennie, on est passé de la lepénisation des esprits à la naturalisation du lepénisme, à sa déclinaison sur tous les tons dans les sphères les plus élevées de la société politique. Le lepénisme fonctionne comme un corps d'idées qui réfère la réalité sociale et politique à ceci près que la modalité de référence a une prédilection marquée pour l'émotionnel, le fantasmatique, et le délire à l'exclusion d'une perception rationnelle et sereine. La thématique essentielle du lepénisme, la désignation du bouc émissaire, érigé en exutoire et en objet de transaction, surdétermine, positivement ( à droite) ou négativement (à gauche) la posture, les propos, et les projets des hommes politiques notamment à droite. La naturalisation du lepénisme

 

 

a tellement pris la relève de la lepénisation des esprits que le président de la république, avec des mots à peine atténués fait campagne pour sa réélection avec comme axe thématique et idéologique central le recours obsessif à la désignation de l'immigré comme bouc émissaire, et la problématique de  l'immigration comme étant la source de tous les maux dont souffre la France. Sur la palette des préoccupations xénophobes, antimusulmans et anti-immigrés classiques du Front National, M. Sarkozy, puisque c'est de lui qu'il s'agit, se fait présent et comme un recycleur moderne, reconditionne selon son style et sa personnalité ces mêmes préoccupations dans un emballage au label républicain douteux, et qui porte le sceau d'une ambigüité venimeuse. Ainsi est-on passé de la « France unie » à la « France forte » comme on est passé du « seuil de tolérance » au « trop-plein d'immigrés. » Que ce parti pris xénophobe dont l'intention démagogique ne fait l'ombre d'aucun doute soit celui d'un néo-lepéniste qui n'a pas encore accédé à la fonction suprême peut se comprendre. Mais que cette attitude et les propos qui la traduisent soient le fait d'un président sortant ; qu'un président en exercice, parce qu'il est en campagne électorale, puisse dire tranquillement sur un plateau de télévision : « il y a trop d'étrangers en France » est bien la preuve que le néo-lepénisme a trouvé en sa personne une réincarnation au plus haut sommet de l'État. Mais qu’une telle déclaration n'ait pu émouvoir personne ni dans les médias, ni dans les associations spécialisées ni dans la classe politique encore moins dans l'opposition dite de gauche, est la preuve même de la naturalisation réussie du lepénisme.

Ahandessi Berlioz

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JEAN-JACQUES AILLAGON: Pourquoi je voterai François Hollande le 22 avril

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Par JEAN-JACQUES AILLAGON Ancien ministre de la Culture et de la Communication (dans les gouvernements de Jean-Pierre Raffarin).

Le 22 avril prochain, je voterai pour François Hollande. Je suis en effet convaincu que la France a besoin de profonds changements pour être en mesure de mieux aborder un avenir que la conjoncture et l’évolution du monde rendent plus difficile et incertain. Ces changements devraient notamment bénéficier au fonctionnement des institutions politiques, à la défense des libertés publiques, à l’organisation des territoires et à la répartition des responsabilités entre les différents degrés de collectivités locales, à la réaffirmation d’une vision dynamique de la construction européenne, à la stabilisation de la règle du jeu qui fixe la juste balance entre ce qui relève de la solidarité collective et ce qui doit rester du domaine de la responsabilité de chaque individu.

Sur toutes ces questions, et sur d’autres, on aura, au cours des dernières années, souvent flotté entre des prises de position contradictoires et des doctrines variables selon les circonstances. Un pays a cependant besoin qu’on lui propose des objectifs clairs, stables et assumés, sauf à désespérer les citoyens de l’action publique. Ces changements ne peuvent faire l’économie d’une alternance.

Il y a dans l’alternance politique une nécessité démocratique qui,

 

 

seule, permet, à un moment donné, le ressaut nécessaire au renouveau. Cela fait dix ans que la France n’a pas eu de gouvernement

de gauche. Cela fait dix-sept ans que la présidence de la République, cette clé de voûte des institutions, est exercée par un président de droite ! Cela fait dix-neuf ans que la gauche n’aura pas exercé conjointement la présidence de la République et la direction du gouvernement. Autant la démocratie a besoin de stabilité, autant elle ne gagne rien à s’enkyster dans la domination trop longue d’un parti qui finit par s’imaginer en seul héritier légitime du droit de conduire les affaires publiques, au risque de favoriser les mauvaises habitudes. Pas de changement réel donc sans alternance.

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Sarkozy : Vide d’idées en fin de Vie Présidentielle

haroOn ne demande pas à Sarkozy d'être transcendant. Tout le monde sait peu ou prou que le président du « casse-toi pauvre con » n'a pas inventé la poudre. Il n'est ni agrégé de lettres comme Pompidou, ni lyrique comme le général De Gaulle encore moins homme de lettres et d'idées comme François Mitterrand. Mais tout de même, ce qui est abasourdissant chez Sarkozy–et il est à espérer que les Français s'en rendent compte et le sanctionnent définitivement–c'est le vide d'idées.
Ce qui le conduit à reprendre sans autre forme de protocole les mêmes propositions et recettes d'il y a cinq ans comme s'il n'avait pas été aux affaires, ou que le temps n'avait pas bougé depuis 2007 ! Il va rameuter sa vieille clique, les Rama et autres Dati  dans l’idée naïve que ce qui avait marché marchera encore… Et comme s'il n'avait pas été président de la république, avec une indignité coupable à peine tolérable pour un simple candidat aux élections, il brandit, invoque,
 

convoque et évoque à tout bout de champ, sans cesse déclinée sur tous les tons, et tout le temps, et tous les temps, la thématique éculée et honteuse de l'immigration. Avec certes une subtile division du travail entre lui et son ministre de l'intérieur qui n'a pas froid aux yeux en ce XXIe siècle de prononcer des discours surannés d'une outrecuidante ignominie. Le manque d'idées qui conduit au manque de renouvèlement dans les idées n'est-ce pas là un aveu d'échec pour un président sortant qu'il tarde de faire sortir ?Les Français doivent sanctionner cette vacuité étourdissante en fin de vie présidentielle

Aminou Balogoun

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Sarkozy et le Moulin à Vent des Propositions sans Lendemain

haroPourquoi Sarkozy jouet-il les génies de la pensée pédagogique et scolaire érigée en sommet éblouissant de la pensée sociopolitique. Puisque l’homme d’Etat digne de ce nom doit savoir imaginer l’avenir et ouvrir les voies à la jeunesse dans un monde qui bouge, Sarkozy joue à celui qui en la matière aurait des idées, et surtout des idées transcendantes, originales et pratiques. Et comme toujours, le voilà qui multiplie les propositions toutes plus inapplicables les unes que les autres. Pourquoi ? Parce que là comme ailleurs, il ne se renouvèle pas ; ce sont les mêmes recettes d’il y a cinq ans qui sont ramenées dans un nouvel habillage ; et puisqu’il n’ a pas été en mesure de rien appliquer de tout ce qu’il avait promis dans tous les domaines – depuis le logement avec sa lubie  sur le droit au logement opposable, jusqu’à sa fameuse boutade du travailler plus pour gagner plus, on ne voit pas comment il pourrait appliquer ces mêmes propositions sur lesquelles il se livre volontiers à des surenchères démagogiques  pour se donner des airs d’un sérieux qui n’a jamais été son fort,   à l’instar de cette France Forte qu’il invoque mais que cinq ans durant il a contribué frénétiquement à affaiblir !

Sarkozy est rompu à l’art d'égrener ou même de faire pleuvoir des propositions mielleuses qui ne sont que le reflet des sondages et études effectués de façon opportuniste  et dans un but clientéliste sur les secteurs de la population. Mais un homme politique, surtout un président sortant qui est en permanence rivé à la démagogie est un homme sans idée et indigne de montrer la voie aux Français. La présidence, ce n’est pas un feuilleton de série B où l’on joue exclusivement sur l’effet de miroir ou la seule dimension spéculaire. Non, c’est aussi le risque, la vision, l’imagination et la Responsabilité.

 

Et puis, finalement à force de jouer au plus grand fournisseur de propositions choc à forte valeur d’attraction clientéliste, on finit par faire oublier l’essentiel : pour son avenir, la France n’a pas besoin d’un homme comme Sarkozy ! Elle a déjà donné, et elle doit avoir la lucidité face au monde qui la regarde d’accepter qu’elle s’est lourdement trompée en 2007. Tenez, depuis cinq ans que Monsieur Sarkozy préside, avec ses belles propositions, n’aurait-il pas mieux fait, au lieu de laisser filer le chômage au-delà des 10%, de le ramener en dessous des 5% ? Voilà ce qui aurait fait sens ! Voilà ce qui pourrait légitimer le retour sur scène et de recommencer à débiter des propositions bonnes à faire rêver avant les élections et à remiser au grenier après, comme des leurres ou des appâts de circonstance.

Inutile donc de distraire les Français en remettant en marche le vieux moulin à vent des propositions sans lendemain….

Aminou Balogoun

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La Poule Rama Yade Bientôt de Retour dans la Basse Cour Sarkozy

haroOn récupère  à grands cris la sulfureuse Rachida Dati. Et, il se murmure que bientôt la « belle » Rama Yade va aussi tomber dans l’escarcelle médiatique de Sarkozy…

Outre le fait curieux que côté représentant de la diversité immigrée, Sarkozy semble affecté d’une hémiplégie sexuelle, en n’acceptant au portillon que le « sexe faible » – manière fort évidente de ne pas choquer les électeurs du Front National pour qui l’immigré effrayant est un mâle noir ou arabe– qui peut croire que les mêmes recettes éculées  de la faillite et d’un bilan calamiteux peuvent encore tromper grand monde ? Et dans quelle proportion significative ? Comme si chat échaudé ne craignait pas l’eau froide ? Comme si le poisson qui a échappé à la nasse y retournerait ?

Combien d’électeurs d’extraction immigrée  ou humaniste, même de droite, iraient derechef du côté de Sarkozy, comme ils le firent jadis, tout simplement parce qu’on aurait fait grand bruit dans les médias que les poules  Rama Yade ou Rachida Dati sont de retour dans la base cour Sarkozy ?

Ah, la masse, on le sait, n'a pas inventé la poudre ! Elle est sans doute moins intelligente que l’individu ; dans notre monde hyper-médiatisé actuel, l’opinion est de moins en moins réfléchie, et de plus en plus

 

conditionnée, mais de là à l’assommer de consensus frauduleux, il y a tout de même un pas à ne pas franchir ! Et combien de Français sont dupes de ces syllogismes médiatiques sommaires dont Sarkozy les assomme sans arrêt ? Equations simplistes et frauduleuses du genre : RAMA YADE =  VOTE NOIR;  RACHIDA DATI = VOTE BEUR ! C’est vraiment tenir l’électeur – c’est-à-dire finalement le français moyen – pour plus con qu’il n’est que de résumer la campagne électorale à une grêle de consensus frauduleux dont on lui fouette la nuque à chaque instant. Pourquoi spéculer en permanence sur l’amnésie, la débilité et l’oligophrénie du peuple quand on est un homme d’Etat digne de ce nom ?

Aminou Balogoun

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Sarkozy ou le Consensus frauduleux à Plein Gaz

haroOn récupère  à grands cris la nommée Rachida Dati. Puis il se murmure que bientôt la nommée Rama Yade, celle qui ne se prend pas pour une merde, et dont l’opinion est formatée pour répéter machinalement qu’elle est belle, tout simplement parce qu’elle est noire, ( lot de consolation d’un refoulé raciste)eh bien il se murmure dis-je que Rama Yade va aussi tomber dans l’escarcelle médiatique de Sarkozy…

Outre le fait curieux que côté représentant de la diversité ethnique, Sarkozy semble affecté d’une hémiplégie sexuelle, en n’acceptant au portillon que des femmes – manière fort évidente de ne pas choquer ou effrayer les électeurs du Front National – qui peut croire encore que les mêmes recettes éculées  de la faillite et d’un bilan calamiteux peuvent encore tromper grand monde ? Et dans quelle proportion significative. Comme si chat échaudé ne craignait pas l’eau froide ? Comme si le poisson qui a échappé à la nasse y retournerait ?

Combien d’électeurs ethniques, immigrés  ou humanistes, même de droite – c’est à dire des Français non expressément racistes ou qui n’agissent pas selon le tropisme raciste –  iraient derechef du côté de Sarkozy, comme ils le firent jadis parce qu’on a fait grand bruit dans les médias que les poules  Rama Yade ou Rachida Dati sont de retour dans l'enclos Sarkozy ?

 

Ah, la masse, on le sait, n'a pas inventé la poudre ! Elle est sans doute moins intelligente que l’individu ; dans le monde actuel, l’opinion est de moins en moins réfléchie, et de plus en plus conditionnée, mais de là à l’assommer de consensus frauduleux cousu de gros fils, il y a tout de même un pas à ne pas franchir ! Et combien de Français sont dupes de ces consensus dont Sarkozy les assomme sans arrêt ? Equations simplistes et frauduleuses du genre : RAMA YADE =  VOTE NOIR;  RACHIDA DATI = VOTE BEUR ! C’est vraiment tenir l’électeur – c’est-à-dire finalement le français moyen – pour un con total que de résumer la campagne électorale à une grêle de consensus frauduleux dont on lui fouette la nuque à chaque instant. Pourquoi spéculer en permanence sur l’amnésie, la débilité et l’oligophrénie du peuple ?

Aminou Balogoun

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La Porte-Parole du “Candidat du Peuple” ne Connaît pas le Prix du Ticket de Métro !

image_thumb[1]Nathalie Kosciusko-Morizet, son nom a même été pour la circonstance acronymé,  pour ceux qui sont dans le coup, dire désormais NKM, comme NTM, et puisqu'on parle de niquer, DSK, ou même MAM, mammelle déchue de l'UMP… NKM a beau faire femme mince, passablement blondinette, tout critère éculé susceptible de chatouiller le côté obsédé sexuel de l’électeur français, tel que le conçoivent les manipulateurs des officines de com, la porte-parole du candidat du peuple ne connaît pas le prix du ticket de métro. Interrogée hier par un auditeur d'Europe 1 sur le prix d'un ticket de métro, la porte-parole de Nicolas Sarkozy a répondu " quatre euros et quelques ". Raté. La bonne réponse était 1,70 E, soit plus de deux fois moins. Nathalie Kosciusko-Morizet a alors essayé de se justifier tant bien que mal pour faire oublier sa bourde. " Quand on est ministre, on prend peu le métro, c'est vrai, je le reconnais. Et quand on le prend, on a le métro gratuit, notamment quand on est ministre des transports. Donc mea culpa, mais ça fait bien longtemps que je n'ai pas acheté un ticket de métro "… Société du spectacle, qui prend le spectateur pour un obsédé sexuel, quand tu nous tiens par tes stéréotypes, la forme sans assurer le fond, voilà ce que ça donne… Ah, le candidat du peuple, mon cul…!   source

 

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Nathalie Kosciusko-Morizet, NKM, la Porte-Parole du “Candidat du Peuple” ne Connaît pas le Prix du Ticket de Métro !

image_thumb[1]Nathalie Kosciusko-Morizet, son nom a même été pour la circonstance acronymé,  pour ceux qui sont dans le coup, dire désormais NKM, comme NTM, et puisqu'on parle de niquer, DSK, ou même MAM, mammelle déchue de l'UMP… NKM a beau faire femme mince, passablement blondinette, tout critère éculé susceptible de chatouiller le côté obsédé sexuel de l’électeur français, tel que le conçoivent les manipulateurs des officines de com, la porte-parole du candidat du peuple ne connaît pas le prix du ticket de métro. Interrogée hier par un auditeur d'Europe 1 sur le prix d'un ticket de métro, la porte-parole de Nicolas Sarkozy a répondu " quatre euros et quelques ". Raté. La bonne réponse était 1,70 E, soit plus de deux fois moins. Nathalie Kosciusko-Morizet a alors essayé de se justifier tant bien que mal pour faire oublier sa bourde. " Quand on est ministre, on prend peu le métro, c'est vrai, je le reconnais. Et quand on le prend, on a le métro gratuit, notamment quand on est ministre des transports. Donc mea culpa, mais ça fait bien longtemps que je n'ai pas acheté un ticket de métro "… Société du spectacle, qui prend le spectateur pour un obsédé sexuel, quand tu nous tiens par tes stéréotypes, la forme sans assurer le fond, voilà ce que ça donne… Ah, le candidat du peuple, mon cul…!   source

 

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Claude Allègre, le Mammouth Opportuniste

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Le soutien de Claude Allègre à Sarkozy, c’est l’électorat UMP + une voix, la sienne ; sans compter la défection des électeurs UMP, écœurés par le voisinage infect de ce mammouth de l’opportunisme qui, infatigable, espère toujours avoir un poste de Ministre en récom-

 

 

pense de ses bons et loyaux services, indexés sur sa valeur médiatico-politique imaginaire…

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Sarkozy : 1 Verre ça va, 2 Verres, Bonjour la Bêtise !

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La France guérira à coup sûr de l’aberration anticartésienne d’avoir été dirigée par un type aussi petit et indigne d’elle que Sarkozy. Mais elle mettra des années à s’en remettre. Dans une époque où l’immédiat et l’émotionnel sont tout-puissants et où les citoyens sont à leur corps défendant dessaisis de leur Raison, que les Français se soient laissé emberlificoter par un homme sans hauteur de vue, sans fond humain ni éthique comme Sarkozy est une erreur qui peut se comprendre Mais, récidiver,  se laisser abuser une deuxième fois par

 

une entité maligne, mixte de  médiocrité  arriviste et d'intolérance hargneuse, voilà qui relèverait d’une bêtise constituée,  préjudiciable à l'honneur et l'avenir de la France sur de longues  décennies à venir ! Un verre de Sarkozy ça va, deux verres bonjour  la bêtise !

Amida Bashô

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Sarkozy : «CAAAsse-toi Pauvre Con ! »

haroÀ mon humble avis le principe de la dégradation de la France par Standard & Poor’s, est d'abord psychologique et moral avant d'être financier. La France, de par son président agité qui se mêle de tout–de l'élimination de Kadhafi au sauvetage de Sea-France en passant par les G20 et autres lieux de posture internationale–la France aux yeux du monde avait déjà perdu son prestige. Son président était perçu comme petit, même si celui-ci s'évertuait à vouloir faire croire le contraire.
Avant la dégradation de la France par Standard & Poor’s, dégradation consacrée par la perte du triple A, Sarkozy a illustré et incarné cette dégradation ; il l’avait assumée comme discours de rénovation de la fonction présidentielle. Le président qui pouvait dire publiquement : « casse-toi pauvre con ! » à un citoyen, et d'autres amabilités du même tonneau, ce président n'était pas seulement un phénomène de dégradation nationale mais il l’était aussi sous le regard international. Lorsqu'on en vient alors à envisager la possibilité de dégrader la note financière du pays d'un tel président, on se dit que cela va de soi, on n'a plus d'inhibition, on n'a plus une certaine retenue que le vide de dignité et de respectabilité incarné par le président de ce pays permet d'évacuer sans état d'âme. C'est ce qui fait d'abord la différence entre la France et l'Allemagne sous le rapport de la dégradation beaucoup plus qu'une différence dans la santé financière comparée des deux pays. Angela Merkel qui n'a

 

 

jamais dit : « Snack Sie armes Schwein!» à un Allemand, qui ne s'est jamais publiquement vantée de déstabiliser tel pays, faire tomber tel dictateur, Angela Merkel qui donne de son pays une image de respectabilité sans faille est naturellement une belle égide contre toute tentative de sa dégradation. Tel n'est hélas pas le cas de la France dirigée par Sarkozy. En clair pour qu'on en arrive à dégrader un grand pays comme la France, il a fallu d'abord qu'à son plus haut niveau son président illustrât et incarnât activement cette dégradation ; il a fallu qu'il en hissât le drapeau avec panache. Après, le reste, tout le reste n'est qu'une suite logique, moralement et psychologiquement déterminée. Comme quoi en matière de finance internationale comme de moralité ou de psychologie politique on ne prête jamais qu'aux riches.

Aminu Balogun

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L’Afrique et le Droit à la Dictature

Questions aux Assassins de Kadhafi

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Hitler était un dictateur ; non pas pour nous Africains ou Asiatiques colonisés  mais pour les occidentaux. N'en déplaise à l'ethnocentrisme maniaque avec lequel ceux-ci universalisent tout ce qu'ils touchent ou tout ce qui les touche.
La question s'est même posée dans les milieux intellectuels postindépendance africains de savoir si Hitler ne méritait pas une statue. Dans la mesure où, d'une certaine manière, sa violence intime, sa barbarie à l'égard de ses propres frères blancs, et la menace qu'il a fait encourir à leur liberté en ont été pour beaucoup dans la prise de conscience par ceux-ci de la nécessité de libérer leurs colonies de par le monde. En clair, si l'Égypte comme on le dit est un don du Nil, nos indépendances sont peut-être un don d'Hitler. La neutralité bienveillante, sinon l'aura positive dont est auréolée l'image de Hitler en Afrique explique que, chez nous au Bénin par exemple, bien des familles n'hésitent pas à nommer leur fils d’après Hitler, parce qu'ils pensent que celui qui a fait parler de lui sous ce nom dans le monde entier et qui a fait trembler ceux qui les faisaient trembler ne devaient pas être n'importe qui ; c'est-à-dire qu'il ne pouvait qu'être un brave homme.
Mais pour les européens, il va de soi que Hitler était un diable, un dictateur sanguinaire, tout ce qu'on veut. Parce qu'il leur a fait goûter en une demi-douzaine d'années à peu près la soupe infecte de malheur, d'arbitraire, de brutalité, de torture, de privation de liberté, d'injustice et de domination que l'Europe, l'Occident chrétien servait allègrement et sans états d’âme aux peuples dominés d'Afrique et d'Asie, sous prétexte de civilisation, souvent et sous des formes variées depuis plusieurs siècles !
On comprend donc que les Européens considèrent Hitler comme dictateur sanguinaire et qu'ils en aient fait le diable absolu. Mais d’où leur vient la manie et l'outrecuidance de venir détecter dans nos contrées des hommes qu'ils nomment dictateurs, désignation magique sur la base de laquelle ils se permettent d'intervenir dans nos affaires au nom abusif de l'ONU et d'autres organisations pseudo internationales à leur solde ?
Nous, nous n'avons jamais détesté leurs dictateurs. Nous n'en avons jamais eu qui ait à lui tout seul été responsable de la mort de millions d'êtres humains innocents en l'espace d'une demi-douzaine d'années ! Pourquoi se mettent-ils en peine de venir chercher des dictateurs chez nous ? Pourquoi viennent-ils chercher des poux dans nos cheveux ? C'est leur manie ethnocentrique de l'universalisme à tout crin qui les pousse à combattre pour nous nos dictateurs lorsque les leur ne nous ont jamais fait ni chaud ni froid ? Pourquoi se montrent-ils si cyniquement sélectifs dans le choix de nos dictateurs ? Pourquoi ne nous demandent-ils pas démocratiquement de leur fournir la vraie liste des dictateurs africains ? Et, à l’échelle mondiale, pourquoi font-ils profil bas dans cette lutte, en ne choisissant d’intervenir que dans certains pays à l’exclusion d’autres ?  Pourquoi ne vont-ils pas par exemple bombarder la Chine qui ne fait pas mystère de sa Dictature ? Ou bien lorsqu'on a du pétrole et des matières premières en abondance sous son sol en Afrique on n'a plus le droit aux dictateurs ?

Aminou Balogoun

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Copyright, Blaise APLOGAN, 2010,© Bienvenu sur Babilown

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