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Bénin : Au-delà de l’Honneur Bafoué, le Peuple Béninois doit Convenir de son Destin

aka2.png Le nom final du soi disant Hermes Gbaguidi à l’origine de la dernière décision de la Cour Constitutionnelle qui défraie la chronique au Bénin est Komi koutché à qui la DCC 15-156 du 16 juillet 2015 ouvre un boulevard inespéré à la candidature présidentielle. Yayi l’a voulu, la cour s’est exécutée. La Cour Koutché à plat ventre pond une décision Komique. Normal, ses membres sont autoritairement nommés et frauduleusement payés des milliards pour ce faire !

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Lettre à Pancrace sur l’Esprit QLA des Béninois et ses Séquelles

Mon Cher Pancrace,

writting2Dans ta dernière lettre, tu me dis « On peut rarement trouver au monde quelqu’un qui valorise plus que le Béninois le fait d’être à l’étranger–aller y vivre et travailler. » Et tu me demandes si ce n’est pas là une survivance de l’esprit QLA (quartier latin de l’Afrique) qui explique le psychodrame politico-médiatique autour de l’élection du Directeur Afrique de l’OMS qui s’est tenue récemment à Cotonou.

Mon Cher Pancrace, tu as effectivement raison. Aller à l’étranger pour le Béninois n’est pas perçu comme un exil mais une promotion sociale et existentielle. D’où la grande sensibilité du Béninois au fait international. Mais la survivance de l’esprit QLA à laquelle tu fais allusion est relayée par d’autres données. En l’absence de matières premières, le Béninois a jeté son dévolu sur la matière grise, au risque d’apparaître souvent comme un singe savant car cette substitution de la matière grise aux matières premières ne sort jamais du cadre scolaire ou universitaire et a rarement prise sur la réalité en dehors de ce cadre. La créativité et l’autonomie de la pensée qui vont avec une réelle connaissance font défaut et, privé des examens et concours ou des compétitions scolaires ou universitaires, le Béninois, tantôt savant, devient presque un inculte, l’ombre de lui-même, inadapté et incapable d’initiative. Ce manque d’initiative va de pair avec la valorisation de l’égoïsme qui est au principe de la culture des compétitions scolaires ou universitaires. Le Béninois croit que l’excellence scolaire ou universitaire est une fin en soi, et est souvent surpris et déçu de voir que l’intelligence dans la vie réelle requiert d’autres dispositions qu’il n’a pas pris le temps de valoriser. D’où la question sur l’intelligence réelle du Béninois.

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Pour Aller à Cotonou, il Faut Passer par Ouagadougou

imageL’exemplarité dynamique des histoires nationales fait réfléchir. En 1990, au plus fort des manifestations contre son régime, alors que la tension et l’incertitude de l’issue de la crise étaient à leur comble, Kérékou avait miraculeusement fait profil bas pour donner droit à la volonté du peuple béninois en lutte pour sa liberté. Le caractère spontané avec lequel l’ancien dictateur militaire s’est effacé a étonné plus d’un. Et, selon les intérêts ou les passions des uns et des autres, on a mis cette magnanimité miraculeuse du dictateur au compte de sa sagesse ou de l’héroïsme combattant des peuples béninois. Mais, outre sans doute que les deux motifs ne s’excluaient pas, une mise en perspective de l’événement montre que le geste de Kérékou, intervenant après le drame politique de Roumanie, au terme duquel le dictateur Ceausescu, à force de faire tête et front à la volonté du peuple roumain, se les est fait exploser à coups de balles après un jugement sommaire. Cette image du dictateur roumain jadis tout-puissant tiré comme un lapin, et dont le cadavre inerte baignait dans une mare de sang qui a été diffusée en boucle sur les télévisions du monde entier a fait réfléchir plus d’un dictateur notamment ceux qui, comme Mathieu Kérékou du Bénin, se réclamaient de la grande camaraderie internationale du communisme. Dans ces conditions, et sans préjuger de la sagesse supposée de Kérékou, ce ne serait pas une exagération de penser que les événements de Roumanie et la mort violente de son dictateur ont servi d’exemple au dénouement miraculeux de la situation politique au Bénin qui a conduit à ce qu’on a appelé le Renouveau démocratique.    

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Communiqué de la Présidence : Yayi Boni Précise sa Pensée…

Communiqué de la Présidence : Yayi Précise sa Pensée sur le Monde

 

   

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Communiqué de la Présidence : le Président Yayi Boni Précise sa Pensée sur le Monde

imaginaireinterview3Récemment à la pose de la première pierre d’un hôpital de référence à Abomey-Calavi, dans un concours regrettable de déclarations stupides avec le maire Houssou Guède — qui soit dit en passant en la matière est imbattable — je me suis laissé aller à dire que : «D’ici un an Abomey-Calavi sera la commune la plus fréquentée du monde et Akassato, l’arrondissement le plus fréquenté du monde ». Cette hyperbole a fait dresser plus d’une oreille, et ouvert grandement maints yeux. Une précision s’impose, et mon ami Ban Ki-Moon qui fait partie des gérants du monde me demande instamment de bien préciser ma pensée. Mes chers compatriotes, Béninoises, Béninois, par « monde », il fallait comprendre «  le monde des alcoolo ». En effet, si l’hôpital de référence venait à être construit — ce qui serait effectif avec mon troisième mandat– il contiendrait un centre de désintoxication ultramoderne, qui ferait pâlir même le fameux Betty Ford Center, et attirerait tous les alcooliques et ivrognes du monde, qu’ils soient grands ou petits, citoyens ordinaires ou Présidents de la République…

Berlioz Ahandessi

   

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Lettre à Pancrace sur mon Séjour Accidentel en République des CON

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Mon Cher Pancrace,

writting2Dans ce petit « bougement » dans mon monde intérieur, entre rêve et pensée, voici un petit cauchemar dans lequel tu te reconnaîtras facilement.

Dans mon rêve, le jour de mon départ de la République des CON, vêtu spontanément de façon intègre, je me suis retrouvé sur le vol AF 805 d’Air France de Cotonou vers Paris, le seul passager à m’être habillé en tenue locale intégrale. Et mal m’en a pris, côté accueil et convivialité. Pour la petite histoire, je portais un complet agbada fleuri vert, et un gobi – fila yoruba –assorti.
Dès mon entrée dans l’avion, les sourires mécaniques entendus des hôtesses sur mon passage avaient quelque chose de crispé. Certes on n’attend pas du sourire d’une hôtesse de l’air qu’il émane du fond de son cœur, mais pour le prix payé, le moins n’était-il pas qu’il s’effectuât de bonne grâce ? Un rapide regard oblique de-ci de-là me confirma que cette grâce dans les sourires ne faisait pas défaut dans la Cie.

   

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Lettre à Pancrace sur mon Séjour Accidentel en République des CON

(6)writting2Mon cher Pancrace, devrais-je être à ce point hanté par la problématique de l’aliénation pour y consacrer tout entier un rêve ? Il faut croire… Ce rêve se déroulait dans un train expérimental qui reliait je crois Tchaourou à Niamey via Parakou. Dans le train se trouvaient assis Bolloré et ses conseillers. A un moment donné le train passant par Tourou, il y avait Monsieur Dossou Aworet et quelques hommes d’affaires chinois debout au bord de la voie ferrée, sans doute espérant y entrer à l’arrêt. Mais le train ne s’arrêta pas, et quelques instants après qu’il eut laissé en rade l’homme d’affaire béninois, les blancs qui étaient à bord se mirent à jaser à ses dépens. Ils se moquaient de M Dossou-Aworêt. et l’un d’eux dit : « Ils n’ont ni langue ni religion ni objets d’usage actuels faits par eux-mêmes. Tout ou presque leur est apporté de l’extérieur. Moyennant, hier le commerce des hommes —leurs propres fils et filles vendus comme des bestiaux —et aujourd’hui que l’esclavage brut est terminé, les ressources de leur sous-sol : minerais, pétrole, métaux précieux ou rares etc. Et dire que le représentant de cette sous-humanité rêve de rivaliser avec nous ? »

Bien entendu, ces propos qui suintaient d’un ethnocentrisme suranné étaient choquants. Mais à y voir de près, ils étaient moins une insulte qu’une description sans concession de notre condition. Un destin d’esclaves qui, après son actuelle phase simiesque, se révélera dans sa forme d’airain quand se lèvera le rideau sur le théâtre de notre existence de facilité sans lendemain ni défiance envers l’espiègle hostilité du monde.

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Autopsie du Régionalisme Sordide de Yayi Boni.

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haroYayi Boni préfère ses amis aux autres. Cela peut paraître normal pour toute personne mais pour un chef de l’État, cette préférence est sujette à caution voire irrecevable. Ainsi dans ses nominations, il nomme d’abord et avant tous ses amis. Et ce qu’on appelle régionalisme chez lui n’est au fond qu’un gigantesque népotisme. Ses amis sont familiaux, tribaux, claniques, etc. C’est pour cela que Yayi Boni aime les CON (Collines Orientées Nord) au détriment du Sud. Après avoir naturalisé le mensonge de la parité démographique et sociologique entre le Nord et le Sud, il s’en donne à cœur joie de dépasser cette parité au profit du Nord. Dans sa République Imaginaire des Collines Orientées Nord, il préfère les Collines au Nord. Dans les Collines elles-mêmes dont l’acception est très large et les identités varient d’un flanc de colline à un autre, Yayi Boni préfère la partie septentrionale ou orientale ( Tchabè, Bantè, Tchaourou) à sa partie méridionale fon (Savalou, Dassa, etc.).
Au sud, Yayi Boni préfère les Nago ou les Yoruba aux Fon, et agit suivant la logique d’un militantisme racial pernicieux consistant à réveiller partout où cela est possible les niches dormantes de la référence proto-nago.
À Porto-Novo, il préfère les Yoruba aux Gouns. Même lorsqu’il se trouve dans une petite bourgade comme Ajarra, il parvient à dénicher un maire d’extraction yoruba au milieu d’une ribambelle de Goun ! En somme, Yayi Boni est obsédé par la supériorité historique et sociologique de la majorité Fon (et proto-Adja), qu’il n’a de cesse de mettre à bas. Cette croisade politique basée sur la haine de l’autre prend ses racines dans une conscience historique souvent affirmée par le chef de l’État lui-même qui n’hésite pas à opposer aux Fon la mémoire des exactions et crimes du passé, dont les sacrifices humains pratiqués par le royaume du Danhomè sur les populations des Collines auxquelles il s’identifie.
En somme, avec Yayi Boni nous avons affaire à un homme complexé, qui mène une croisade surannée et injuste contre la majorité des populations qu’il a l’honneur de diriger. L’homme essaye d’enfiler un collier national aussi sordide qu’imaginaire à coloration nago/septentrion, une coalition ethnique faite de bric et de broc, sans continuité territoriale, et dont la seule venimeuse optique est l’exclusion et le mépris des Fon et proto-Adja.

Aminou Balogoun

   

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Lettre à Pancrace sur mon Séjour Accidentel en République des CON

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Mon cher Pancrace,

writting2Ces considérations entrent au chapitre d’une impression générale qui saute à la gorge de « l’étranger » que je suis par opposition à ceux qui sont sur place, et dont pour beaucoup cette corruption qu’est le régionalisme, à l’instar de toutes les autres formes, est si naturalisée qu’elle passe inaperçue. Mais comme tu t’en doutes, mon monde intérieur n’a pas été stimulé uniquement par ce seul sujet.

Par exemple, en visite chez Béa le jour même de mon arrivée ( Chez qui d’autre pourrais-je savourer le premier réconfort d’un retour en terre natal que la douce Béatrice originaire de Ségbana, t’en souviens-tu ?),

   

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Lettre à Pancrace sur mon Séjour Accidentel en République des CON

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Mon cher Pancrace,

writting2Comme le montre le scandale du concours truqué du MEF qui a agité l’opinion pendant des mois, le régionalisme sous Yayi Boni est une institution solidement installée. Au Bénin, une logique fallacieuse met en jeu le mythe de la parité Nord-Sud. Concrètement, cela se traduit par le fait que, en toute chose —nomination, embauche publique, représentation politique, constitution d’un groupe ou d’un panel à caractère peu ou prou national etc. —on veille activement à inclure autant de citoyens du Nord que de citoyens du Sud. Et, si par hasard, cet équilibre n’était pas pour une raison ou une autre atteint, alors la protestation régionaliste de la partie lésée est, elle aussi, devenue un réflexe et une seconde nature dont la prise en compte sinon la satisfaction est considérée comme un antidote aux frustrations, sources de conflits politiques et de désunion nationale.

   

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Ebola : Même nos Masques ne nous sauveront pas !

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Si au lieu de la figure de la femme noire ci-dessus – Dr Ameyon Adandevo—qui a été diffusée pour demander aux Etats-unis d’envoyer le médicament anti-ebola pour la sauver de la mort, on avait diffusé la figure de droite, celle d’une jolie femme blanche ; et à supposer même qu’elle ne soit pas américaine ni européenne mais une sud-africaine vivant au Nigéria et y travaillant comme médecin, il est à peu près sûr que les Etats-unis n’auraient trouvé aucun prétexte dilatoire ou faux-fuyant pour se dérober à cette demande. Au contraire leur machinerie sophistiquée se serait précipitée pour sauver la vie de cette belle femme blanche ! Au lieu de quoi, cette autre femme tout aussi belle, mais qui a le tort d’être noire est abandonnée à son sort, et a succombé à la terrible maladie qui l’a emportée en quelques jours

   

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Et pourtant anticipant l’importance de la dimension spéculaire de l’image, ceux qui ont lancé la campagne ont eu la présence d’esprit de choisir une image la plus près possible de ce que les Américains pouvaient comprendre, accepter voire aimer. Avec ses cheveux, sa vêture, elle campe l’image la plus occidentalisée que l’on peut donner d’une femme africaine. Tout à fait différente de l’image typiquement nigériane du sud qu’elle donne ici à droite, et qui pour nous autres Africains nous va droit au cœur. Mais cette présence d’esprit et cette prévoyance, n’ont pas suffi pour attendrir le cœur des Américains afin qu’ils volent au secours de cette brave femme nigériane…

   
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Et ce n’est pas la bravoure du sauvetage qui manque aux Américains ; la preuve cet homme qui campe la figure idéal typique de ce qu’ils valorisent avec violence dans leur société et leur histoire a été sauvé du virus Ebola en moins de temps qu’il ne faut pour le dire !

Conclusion :  à l’heure du jugement dernier, il vaut mieux que nous restions nous-mêmes ; nous récolterons ce que nous aurons semé, et même nos masques qui leur ressemblent ne nous sauveront pas face à l’indifférence sinon le mépris des autres !

   

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Lettre à Pancrace sur mon Séjour Accidentel en République des CON

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Mon cher Pancrace,

writting2J’ai reçu ta dernière lettre, et c’est un bien grand honneur que tu me fais en disant : « à ton tour de me parler de ton bougement dans le monde ». Sous le mot monde, je suppose que tu fais allusion à mon déplacement tout frais payé dans un grand pays pétrolier de l’Afrique de l’Ouest … Oui, j’étais invité à un colloque très politique consacré à l’image de ce pays, où experts en communication, Prix Nobel, médiologues, journalistes, sociologues et hommes politiques ont passé plusieurs jours à cogiter sur le thème intitulé en anglais « rebranding… ». En marge du colloque, une audience était prévue avec le Ministre de l’information de ce pays, en vue d’un projet qui lui tenait à cœur. Or, à peine a-t-il ouvert le colloque qu’il s’était envolé hors du pays, comme adorent le faire nos dirigeants, au lieu de se casser la tête pour trouver les remèdes à des problèmes urgents comme ceux posés par certaines maladies mortelles qui nous hantent d’années en années. Eh oui, ces maladies sont implacables dans leur genre car contrairement aux bilans de nos présidents qui n’entrent pas en ligne de compte de leurs réélections plus ou moins truquées, ces virus et maladies mortels ne pardonnent pas ; ils frappent sans ménagement tout groupe humain qui, au lieu d’avoir à sa tête des dirigeants sérieux qui font leur travail et respectent leur peuple, croient qu’ils sont parvenus là pour jouir, piller en toute impunité et parader sans que leur séjour fantaisiste à la tête de nos pays n’ait aucune conséquence mesurable, sauf bien sûr ce qu’ils nous en disent à travers des chiffres imaginaires tortillés à leur gré et à leur gloire.

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Nigeria : Ebola et la Fièvre des Remèdes Miracles

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Comme c’est souvent le cas en Afrique où l’indigence intellectuelle et économique pousse la majorité des gens à préférer des explications surnaturelles, occultes, ou farfelues de la réalité à l’explication rationnelle et scientifique ; et de fait à opter pour des solutions qui découlent d’une vue primitive  du monde, la maladie d’Ebola n’a pas dérogé à la règle. A preuve, il n’est que de voir la formidable noria de croyances, de rumeurs, de charlatans, de remèdes miracles et de médicaments fantaisistes qui pêle-mêle se proposent de soulager les patients de leur mal et les population de leur peur.

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A tout seigneur tout honneur, le Nigeria, Capitale africaine des médicaments frelatés a la palme de la prolifération de cette bonne volonté curative pour le moins douteuse. Contre Ebola, on propose rien moins que l’eau bénite du Pasteur TB Joshua, des noix de kola, ou de la consommation de solution salée, aussi bien en boisson que pour les baignades. Résultats, au Nigeria, deux victimes collatérales d’Ebola sont mortes déjà pour cause d’abus de sel…

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A ce rythme, si les pouvoirs publics ne limitent pas cette fièvre de réactions primitives,  l’addition d’Ebola risque d’être salée…

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Babagbeto Arini

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Lettre à Pancrace sur la Disparition Prophétisée du Nigeria en 2015

writting2Mon Cher Pancrace,

Merci, mille mercis pour les précieuses informations que ton séjour actuel au Canada te permet de me fournir. Pour notre bonne gouverne à tous, leur richesse, gage de leur utilité, va sans dire ! Et malgré tes navettes entre New York et Ottawa, en bon patriote, tu as encore le temps de te pencher sur les nouvelles du pays, et de t’en passionner comme d’habitude. C’est ainsi que, à propos du Nigeria, notre grand voisin de l’est, tu n’as pas manqué de tiquer à la lecture d’une information dont l’inspiration douteuse et les répercussions fatales sur le Bénin ne t’ont pas parues anodines. Au contraire, il faut que tu les aies jugées suffisamment sérieuses pour réagir à leur propos.

«  On parle de la disparition prochaine du Nigeria, me dis-tu, est-ce que tout cela est sérieux, où avons-nous affaire à des charlatans à la petite semaine aidés par une presse avide de sensation ? »

Effectivement, mon cher Pancrace, moi-même j’ai lu l’info. Le journal Nouvelle tribune a répercuté les élucubrations d’un charlatan politique béninois, au vrai sens du terme, qui vaticinait sur la dislocation du Nigeria au-détour de 2015, date de l’élection présidentielle dans ce pays voisin et frère.

Mais pas de panique, cher ami. Grand est le risque de tomber dans le piège de ce que les linguistes appellent « l’effet performatif » d’une annonce, à savoir le fait de participer à l’annonce que l’on émet de par le fait même de l’émettre. Une note confidentielle de la CIA avait d’ailleurs elle aussi lancée la même rumeur alarmante même si elle a été officiellement et formellement démentie par les autorités américaines. Les intérêts de la CIA sont-elles celles d’un média africain, ouest-africain et plus précisément béninois, c’est-à-dire directement frère du pays concerné, le Nigeria ?

 

   

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