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Nigeria : les Syndicats Contraints à Surseoir à leur mot d’ordre de grève

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La Cour industrielle du Nigeria a, ce mardi, ordonné à l’Union des Travailleurs et au Congrès Syndical, deux Centrales syndicales du pays qui ont appelé à la grève le 17 mai en protestation contre la libéralisation du marché du carburant, de sursoir à leur action.
Le Juge Babatunde Adejumo a délivré son ordonnance après que le procureur général de la Fédération, et  ministre de la Justice, M. Abubakar Malami, a engagé une procédure ex parte contenant la demande de sursis.
Le juge Adejumo a décidé, que « Les partis ont interdiction de réaliser la menace contenue dans leur communiqué publié le 14 mai 2016 en attendant l’audition et la détermination de la motion sur avis déposé le 16 mai. »
« Il est de l’ordre de cette cour que le statu quo soit maintenu le 17 mai. »

La justice vole-t-elle au secours du pouvoir ? Tout porte à le croire. En tout cas, providentiel ou pas, ce sursis devra permettre aux syndicats et au gouvernement de s’asseoir pour discuter. Chacun avec ses raisons et ses atouts. Le gouvernement venant d’annoncer un train de mesures sociales visant à atténuer les conséquences des mesures libérales qui inquiètent une société nigériane  où chacun admet la nécessité et le principe du sacrifice, à condition qu’il échoit aux autres. Par ailleurs, les syndicats pourraient saisir la perche tendue par la justice en mettant un peu de l’eau dans leur vin compte tenu, paradoxalement, du scepticisme grandissant dans divers milieux sur l’opportunité ou le bien fondé de la grève annoncée.

Alan Basilegpo

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