
Génération Togo, le Togo que nous méritons, c’est nous qui allons le construire.
Tout comme beaucoup d’autres, tu es fatigué de la gestion du pays. Nous le savons, tu es fatigué de 60 ans de gouvernance monarchique. Comme tant d’autres Togolais de ta génération, tu avais des rêves. Aujourd’hui, c’est la lassitude qui te gagne.
Des jeunes que tu connais, frères, sœurs ou amis, ont fui le Togo avec leurs rêves et leurs talents. Parce que le système dans lequel nous vivons a été conçu pour les intérêts d’une minorité, pas pour permettre aux Togolais de s’épanouir sur leur propre terre.
C’est pourquoi nous rêvons d’un Togo uni, débarrassé de la dictature, de toute forme de monarchisation du pouvoir et de toute forme de tribalisme et de régionalisme.
Un Togo où toutes les richesses sont accessibles de manière équitable à toutes ses localités et à toutes ses filles et à tous ses fils.
Le présent manifeste n’est pas le programme d’un parti. Il n’est pas destiné à solliciter ton vote. C’est notre vision, élaborée avec conviction et pragmatisme, projetée sur le Togo que nous voulons construire librement ensemble, le Togo dans lequel nous voulons vivre.
Nous te présentons ce manifeste parce que tu as le droit de savoir exactement où nous voulons aller et comment nous comptons y arriver. Et parce que nous croyons sincèrement que sans toi, sans la jeunesse togolaise, sans les femmes de nos villes et de nos campagnes, rien de tout cela ne sera possible.
Ce pays n’a pas besoin d’un nouveau chef providentiel. Il a besoin que ses enfants reprennent ce qui leur appartient et le reconstruisent avec leurs propres mains.
Travail et avenir.
Obtenir la place qu’on mérite ne devrait pas dépendre de qui on connaît. Nous voulons un État qui offre à chaque Togolaise et à chaque Togolais la chance égale de s’épanouir selon ses capacités et ses aspirations, peu importe d’où il vient dans le pays, peu importe son nom de famille et peu importe ses opinions politiques.
Un environnement où l’on peut monter son entreprise, développer son activité agricole, créer, innover, mettre en œuvre son talent et son ingéniosité sans que l’accès aux opportunités soit conditionné par l’appartenance politique.
Ça paraît simple à dire, mais dans le Togo d’aujourd’hui, c’est une véritable révolution.
Liberté et dignité.
Pouvoir dire ce qu’on pense sans regarder par-dessus son épaule. Un Togo où chacun vit dans un espace où les libertés fondamentales et les droits sont respectés, où la justice n’est pas une affaire de connexions.
Une constitution consensuelle que le peuple entier a approuvée et qui protège chaque citoyen dans chaque localité du pays. Une constitution qui intègre nos réalités culturelles et qui accorde à la chefferie traditionnelle [passage incertain].
Nous parlons de la base du vivre-ensemble, du minimum vital d’un pays qui se respecte, du seul réel contrat social qui nous lie.
Dans chaque localité du Togo, chacun doit se sentir valorisé et en mesure de trouver sa voie dans une société de justice et d’opportunité.
Richesse et souveraineté.
Un pays naturellement riche comme le nôtre n’a aucune raison de laisser ses enfants dans la misère. On a du phosphate, du cacao, du fer, du clinker, de l’or, du manganèse, du marbre, etc.
On a une position géostratégique que peu de pays en Afrique de l’Ouest peuvent revendiquer, avec des eaux profondes sur l’Atlantique qui nous donnent un port compétitif ainsi qu’un accès naturel jusqu’au cœur de [passage incertain].
Et pourtant, une grande partie de la valeur de tout ceci s’évapore ailleurs, profite à d’autres.
Nous voulons construire des chaînes de valeur réelles pour nos richesses naturelles et nos productions locales, transformer ici ce qu’on récolte ici et consolider notre souveraineté dans tous les domaines qui comptent véritablement : l’alimentation, la santé, l’éducation, l’énergie, le numérique, la défense.
C’est ce qui mettra fin aux fragilités de notre État et réduira les influences extérieures qui nous affaiblissent depuis trop longtemps.
Jeunesse et créativité.
Celui qui part à l’étranger et réussit là-bas pourrait tout aussi bien réussir ici. Les jeunes Togolais qui quittent le pays et font des choses remarquables à l’étranger n’ont pas changé de nature intrinsèque en traversant une frontière.
Ils ont trouvé un environnement qui les laisse exister pleinement au lieu de les embrigader, qui stimule leur esprit d’initiative au lieu de les étouffer et qui leur permet de laisser éclore leurs potentialités.
Nous voulons mobiliser l’esprit de créativité de notre jeunesse pour libérer son génie, en mettant le citoyen au cœur des politiques publiques et en créant les conditions concrètes pour que les idées et les aspirations deviennent des réalités.
Rester au Togo doit redevenir un véritable choix, à la fois possible et de qualité, pas une résignation par défaut.
Comment y arriver concrètement ?
C’est une étape décisive.
C’est le moment où tous les Togolais pourront enfin contribuer à reconstruire les fondations de leur République.
Cela demande de se réconcilier malgré les turbulences de notre histoire politique récente et de rassembler toutes les forces vives de la nation : l’opposition, la société civile, la diaspora, les syndicats et tous ceux qui, jusqu’ici, ont été tenus à l’écart des décisions qui les concernaient.
Ni revanche ni exclusion : le seul objectif est de refonder les bases du vivre-ensemble harmonieux.
Et alors seulement, bâtir le Togo dans lequel nous voulons vraiment vivre.
Des institutions solides, portées par une Constitution que le peuple a réellement approuvée ; des infrastructures qui favorisent la transformation locale des richesses ; un secteur privé soutenu ; des sources de croissance diversifiées ; une économie inclusive où chacun peut bénéficier des fruits de la croissance nationale et aller bien au-delà de la simple survie.
Enfin, accéder à une véritable qualité de vie : au bien culturel, à l’épanouissement et à un environnement naturel protégé.
Parce que la biodiversité et l’équilibre climatique de cette terre font partie de ce que nous sommes en train de construire pour ceux qui viennent après nous.
Qu’est-ce que ce nouveau Togo offre à chaque Togolais ?
Premier point : État de droit, démocratie et transparence.
Renforcer la souveraineté du peuple en lui redonnant le pouvoir d’expression et de choix des dirigeants par des élections réellement libres, équitables et transparentes.
L’État doit accorder gratuitement à chaque Togolais sa première carte nationale d’identité dès l’âge de vote.
L’État doit agir dans le respect des normes et des conventions internationales.
Deuxième point : justice, protection des droits humains et dignité citoyenne.
Garantir une justice indépendante, équitable et accessible, où la loi s’applique avec la même rigueur du sommet de l’État jusqu’aux citoyens ordinaires.
Un Togo où l’intégrité physique et morale de la personne humaine, ainsi que sa dignité, particulièrement celle de la femme et des enfants, sont des fondations intouchables.
Troisième point : restaurer les valeurs par une formation adéquate et valoriser les talents.
Le Togo démocratique que nous voulons ne peut pas se satisfaire de l’inversion des valeurs à laquelle nous assistons depuis quelque temps.
Le Togolais que nous connaissons, puisant sa source dans la rigueur des valeurs ancestrales, doit retrouver son sens du travail, de l’intégrité et de la dignité.
La misère et l’oisiveté, qui favorisent l’inversion des valeurs, doivent céder la place à l’éducation et à la formation.
Le nouveau Togo va donner à la jeunesse le sens du civisme, qui encourage le patriotisme fiscal et l’amour du drapeau.
Chaque citoyen togolais doit être fier du Togo.
Quatrième point : souveraineté assumée et partenariats stratégiques.
Il s’agit de construire le Togo dans un élan panafricaniste authentique, en œuvrant pour l’intégration sous-régionale de la CEDEAO et en visant l’ensemble du marché africain.
Nos partenariats internationaux doivent être fondés sur le respect des intérêts de chaque partie.
Cinquième point : fin de la corruption et des crimes économiques.
La bonne gouvernance doit devenir la boussole principale de l’économie togolaise.
Cela implique une tolérance zéro à la corruption et aux crimes économiques.
Et cela doit se traduire par une répartition équitable de la richesse nationale au bénéfice de chaque citoyen.
Sixième point : pacte Armée-Nation.
Rendre fusionnel le lien entre l’armée et le peuple.
Outiller convenablement les forces de sécurité et de défense face aux défis modernes : terrorisme, cybersécurité, piraterie maritime.
Faire des forces armées des locomotives de l’excellence scientifique et technologique.
Dernier point : révolution agrotechnologique sur un foncier sécurisé.
Jeune Togolais, l’ère de la différenciation agrotechnologique doit succéder à l’informel et à l’entrepreneuriat de survie du monde agricole.
L’État que nous voulons construire doit offrir l’opportunité à ses filles et à ses fils, ainsi qu’aux investisseurs étrangers, de bâtir des chaînes de valeur agrotechnologiques.
Cela impose une transparence et une rigueur dans la gestion du foncier urbain et rural.
Un foncier sécurisé est un capital assuré.
C’est une étape décisive.
C’est le moment où tous les Togolais pourront enfin contribuer à reconstruire les fondations de leur République.
Cela demande de se réconcilier malgré les turbulences de notre histoire politique récente et de rassembler toutes les forces vives de la nation : l’opposition, la société civile, la diaspora, les syndicats et tous ceux qui, jusqu’ici, ont été tenus à l’écart des décisions qui les concernaient.
Ni revanche ni exclusion : le seul objectif est de refonder les bases du vivre-ensemble harmonieux.
Et alors seulement, bâtir le Togo dans lequel nous voulons vraiment vivre.
Des institutions solides, portées par une Constitution que le peuple a réellement approuvée ; des infrastructures qui favorisent la transformation locale des richesses ; un secteur privé soutenu ; des sources de croissance diversifiées ; une économie inclusive où chacun peut bénéficier des fruits de la croissance nationale et aller bien au-delà de la simple survie.
Enfin, accéder à une véritable qualité de vie : au bien culturel, à l’épanouissement et à un environnement naturel protégé.
Parce que la biodiversité et l’équilibre climatique de cette terre font partie de ce que nous sommes en train de construire pour ceux qui viennent après nous.
Qu’est-ce que ce nouveau Togo offre à chaque Togolais ?
Premier point : État de droit, démocratie et transparence.
Renforcer la souveraineté du peuple en lui redonnant le pouvoir d’expression et de choix des dirigeants par des élections réellement libres, équitables et transparentes.
L’État doit accorder gratuitement à chaque Togolais sa première carte nationale d’identité dès l’âge de vote. [Une autre version de la transcription indique : « dès l’âge de 12 ans ». Le passage demeure incertain.]
L’État doit agir dans le respect des normes et des conventions internationales.
Deuxième point : justice, protection des droits humains et dignité citoyenne.
Garantir une justice indépendante, équitable et accessible, où la loi s’applique avec la même rigueur du sommet de l’État jusqu’aux citoyens ordinaires.
Un Togo où l’intégrité physique et morale de la personne humaine, ainsi que sa dignité, particulièrement celle de la femme et des enfants, sont des fondations intouchables.
Troisième point : restaurer les valeurs par une formation adéquate et valoriser les talents.
Le Togo démocratique que nous voulons ne peut pas se satisfaire de l’inversion des valeurs à laquelle nous assistons depuis quelque temps.
Le Togolais que nous connaissons, puisant sa source dans la rigueur des valeurs ancestrales, doit retrouver son sens du travail, de l’intégrité et de la dignité.
La misère et l’oisiveté, qui favorisent l’inversion des valeurs, doivent céder la place à l’éducation et à la formation.
Le nouveau Togo va donner à la jeunesse le sens du civisme, qui encourage le patriotisme fiscal et l’amour du drapeau.
Chaque citoyen togolais doit être fier du Togo.
Quatrième point : souveraineté assumée et partenariats stratégiques.
Il s’agit de construire le Togo dans un élan panafricaniste authentique, en œuvrant pour l’intégration sous-régionale de la CEDEAO et en visant l’ensemble du marché africain.
Nos partenariats internationaux doivent être fondés sur le respect des intérêts de chaque partie.
Cinquième point : fin de la corruption et des crimes économiques.
La bonne gouvernance doit devenir la boussole principale de l’économie togolaise.
Cela implique une tolérance zéro à la corruption et aux crimes économiques.
Et cela doit se traduire par une répartition équitable de la richesse nationale au bénéfice de chaque citoyen.
Sixième point : pacte Armée-Nation.
Rendre fusionnel le lien entre l’armée et le peuple.
Outiller convenablement les forces de sécurité et de défense face aux défis modernes : terrorisme, cybersécurité, piraterie maritime.
Faire des forces armées des locomotives de l’excellence scientifique et technologique.
Dernier point : révolution agrotechnologique sur un foncier sécurisé.
Jeune Togolais, l’ère de la différenciation agrotechnologique doit succéder à l’informel et à l’entrepreneuriat de survie du monde agricole.
L’État que nous voulons construire doit offrir l’opportunité à ses filles et à ses fils, ainsi qu’aux investisseurs étrangers, de bâtir des chaînes de valeur agrotechnologiques.
Cela impose une transparence et une rigueur dans la gestion du foncier urbain et rural.
Un foncier sécurisé est un capital assuré.
Une chose que nous devons te dire, et c’est notre engagement : la confiance est abîmée, et nous le savons mieux que quiconque.
Nous savons que l’opposition togolaise aussi a pu décevoir par moments. Les divisions, le leadership inefficace, les querelles et les alliances de circonstance sans lendemain ont coûté cher au peuple.
Pendant ce temps, le régime se consolidait.
Nous ne venons pas te demander d’oublier tout cela et de recommencer comme si rien ne s’était passé.
Ce que nous te proposons, c’est quelque chose de plus exigeant, mais aussi, quelque part, de plus beau.
Rejoindre quelque chose de bien plus grand que nous, que nous tous.
Cette vision n’appartient à aucun parti, à aucune organisation de la société civile, à aucun leader.
Elle appartient à tous ceux qui croient encore que ce pays peut être autre chose que ce qu’il est aujourd’hui.
Autre chose que ce que lui ont imposé soixante années de dictature. [Le passage original est altéré dans la transcription ; le sens général est cependant constant.]
Cette vision refuse d’attendre l’émergence d’un homme providentiel.
Tu n’es pas là pour nous suivre, mais pour construire avec nous, à égalité, en tant que citoyens, ce Togo dans lequel nous voulons toutes et tous vivre avec dignité.
La terre de nos aïeux, l’or de notre humanité : prouvons-le ensemble.
Partage ce texte avec ceux à qui tu fais confiance.
Parle-en dans ton quartier, sur ton campus et dans tes espaces d’échange quotidiens, sur ton lieu de travail.
La diaspora togolaise, à Berlin, à Bruxelles, à Montréal, à New York, à Paris, et partout en Afrique et ailleurs, fait partie de ce combat autant que ceux qui sont restés au pays.
Ce n’est pas une formule qu’on sort pour finir un discours.
C’est ce que nous croyons profondément pour ce pays et ce qu’il peut devenir si sa jeunesse décide vraiment de s’en emparer.
Debout, citoyens togolais.
Debout, jeunesse togolaise, et mets-toi en action.
Ensemble, refondons la République.
Manifeste proposé par : Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK Originale), Dynamique pour la Majorité du
Peuple (DMP), Lumière pour un Développement dans la Paix (LDP) et le front « Touche Pas A Ma Constitution »
Abalo Bésanvi
