Afrique : Pourquoi Sommes-nous Perpétuellement Esclaves ?

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Par Femi Fani-Kayode

Blog1Les premiers à venir en Afrique furent les Arabes. Ils nous ont traqués comme des animaux, nous ont capturés, nous ont castrés, nous ont vendus en esclavage et nous ont gardés en esclavage pendant 1300 ans. Ce que les Arabes ont fait aux Africains pendant cette période fait que tout le reste auquel ils ont été soumis par la suite par d’autres, y compris la traite transatlantique, ressemble à un jeu d’enfant. Pire encore, dans des endroits comme l’Arabie saoudite et la Mauritanie, de nombreux Africains noirs vivent encore en esclavage jusqu’à aujourd’hui.

Après les Arabes, les Européens sont arrivés et nous ont également asservis, nous ont expédiés à fond de cales vers les Amériques, nous ont soumis à la cruauté barbare et à la servitude bestiale et nous ont décrits comme rien de plus que des possessions avec un quart de cerveau d’homme.

Après les Européens sont venus les Chinois. Ils sont venus dans toute leur puissance et leur gloire avec leurs énormes sacs d’argent séduisants et enivrants, des prêts bon marché, des subventions suspectes, des sourires faux et trompeurs et de mauvaises intentions en vue de nous transformer en serfs perpétuels, débiteurs, mendiants et esclaves économiques. Comme un serpent enroulé autour de notre cou malheureux, ils nous reniflent, nous étouffent de plus en plus au fil des jours, et  nous transforment en esclaves et en serviteurs comme d’autres avant eux.

Malheureusement, nous ne serons peut-être jamais en mesure de nous libérer de l’esclavage de leur joug sinistre et omniprésent ou de payer nos dettes envers eux. Voilà où nous en sommes aujourd’hui.

Ô Afrique, qui t’a envoûtée? Ô mère Afrique, qui te délivrera? Je me suis posé ces deux questions à plusieurs reprises au fil des ans et je n’ai toujours pas les réponses.

Pourtant, telle est notre pitoyable situation aujourd’hui qu’elle appelle une introspection douloureuse et le partage de certaines vérités intérieures.

Dans «Julius Caesar» de William Shakespeare, le personnage Cassius déclarait: «La faute, cher Brutus, n’est pas dans nos étoiles mais en nous-mêmes tant nous sommes des subalternes.

Rien de plus approprié que ces mots lorsqu’on essaie d’analyser, de déchiffrer et de comprendre la condition et l’état d’esprit de l’Afrique. Je m’excuse à l’avance si quelqu’un est offensé par mes affirmations dans cet essai, mais si nous sommes vraiment intéressés à faire des progrès en tant que race, et si nous souhaitons changer nos manières ignobles et améliorer notre sort, alors la vérité, aussi amère soit-elle, doit être dite. Telle est la visée de cette contribution.

L’illustre révolutionnaire antillais et avant tout intellectuel, Marcus Garvey, qui était sans aucun doute l’un des esprits les plus brillants de l’histoire, a écrit un jour ce qui suit. Il a dit: «Ayant eu la mauvaise éducation comme début de sa carrière raciale, le nègre est devenu son propre plus grand ennemi.

« La plupart des problèmes que j’ai eu à faire avancer la cause des Nègres sont venus des Nègres ».
De son côté, un autre grand penseur et formidable intellectuel, le célèbre Américain noir Booker T. Washington, a justement décrit la race noire dans l’une de ses nombreuses conférences en déclarant qu’ils étaient «comme des crabes dans un tonneau».

Il a dit qu’aucun ne permettrait à l’autre de grimper au sommet et, dans l’éventualité d’une telle tentative, TOUS continueraient de ramener dans le baril le crabe qui fait l’effort de grimper.

Je suis entièrement d’accord avec Garvey et Washington. L’homme noir est son pire ennemi et, dans le cas de l’Africain, c’est encore plus prononcé et évident.

Permettez-moi de développer cela.

Il y a quelques exceptions à la règle mais, d’une manière générale, la plus grande faiblesse de l’Africain est son incapacité à fournir un bon leadership, son incapacité à exiger des dirigeants de bonne qualité, son ignorance, sa lâcheté, sa jalousie et sa pauvreté.

Cette combinaison et ce cocktail d’afflictions mortelles ne font de nous que des proies consommables pour le reste du monde.

Comme l’a écrit un jour le célèbre marchand d’esclaves arabes du 19e siècle, Mehmet Ali, « Vous n’avez pas besoin de détruire le Noir africain parce qu’il finit toujours par se détruire lui-même et son peuple pour vous ».

Et de poursuivre: «La minute où un Africain noir se lève, émerge, commence à parler de bon sens et à dire aux autres comment échapper à notre esclavage, ce sont ses compatriotes qu’il cherche à aider qui vont le miner, l’insulter, le dénoncer, le ridiculiser, le détruire, le vendre et le tuer. Telle est la nature de l’Africain noir. Il raisonne plus comme un singe sauvage que n’importe quelle autre créature sur terre ».

Secret

Défendre l’Afrique est une entreprise risquée car ceux qui vous détesteront le plus pour ce faire sont les Africains eux-mêmes. Ils préfèrent écouter une bête sans cœur et sauvage et le soutenir et le suivre que quelqu’un qui les aime vraiment et les prend en charge, les traite avec retenue, dignité, respect, compassion et gentillesse et leur souhaite bonne chance.

Je ne sais pas d’où vient cette maladie de l’esprit et cette disposition malveillante et autodestructrice, mais je soupçonne qu’il s’agit d’un cas profond de haine de soi et de dégoût de soi et d’une touche de ce que les psychiatres décrivent comme le « syndrome de Stockholm. »

L’Africain aime toujours plus son maître esclave que son libérateur. Pire encore, il résiste à la notion de bonne éducation et il lit à peine. Il existe quelques exceptions à la règle, mais cela est vrai pour la plupart d’entre eux.

Si vous voulez garder un secret à un Africain, mettez-le dans un livre ou écrivez-le dans un long essai. Il ne peut ni ne veut lire aucun des deux parce qu’il est mentalement immature, chroniquement paresseux, morbide, indiscipliné et totalement myope et parce qu’il n’y voit aucun gain ou valeur personnelle immédiate. Il préfère écouter de la musique et danser pendant une heure sans arrêt ou regarder un match de football ou de boxe à la place. Pour lui, c’est beaucoup plus important et gratifiant qu’autre chose.

Autrement dit, il est agité et motivé par ses passions excitantes et primitives et non par la raison ou la logique.

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Par Femi Fani-Kayode/trad. Binason Avèkes

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