La Preuve par les Abysses : Essai sur l’Apanage Africain de la Beauté

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« L’avantage avec les profondeurs abyssales de l’océan c’est qu’il y a de la place pour que les petites bestioles se développent. Le problème c’est qu’il n’y a rien à bouffer, pas de lumière, et que de toute façon personne n’est là pour voir ce qui s’y passe. Du coup on se rend compte que la Nature a un peu baissé les bras et s’est dit « A quoi bon ? », avec comme résultat un défilé de freaks pas bien jolis tenant plus du film Alien que du petit chaton. » Plongée dans les abysses...

 

 

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Quel que soit le regard qu’on porte sur eux, force est d’admettre que ces poissons des abysses, tous autant qu’ils sont, sont loin d’être des chefs d’œuvre de beauté ou d’harmonie esthétique. On admettra que ce jugement transcende les cultures et peut être considéré comme universel : les poissons des abysses ne sont pas beaux. Ce n’est pas avec eux qu’on ferait un joli aquarium de salon, dont la vue des pensionnaires ferait la joie des enfants. Au contraire, leur apparence monstrueuse inspirerait plutôt des cauchemars aux tout petits, comme à leurs aînés.

A contrario, lorsque, restant toujours dans le milieu aquatique, on émerge vers la lumière, on constate que la beauté des formes saute aux yeux. L’esthétique naturel reprend ses droits, comme si en vertu d’un finalisme implicite, les formes de la diversité biologique — qu’elles soient animales ou végétales — étaient faites pour être vues et  appréciées par un observateur terrestre éclairé.

La réflexion qui découle de ce constat est que la beauté a tendance à déserter là où il n’y a pas de lumière. La lumière est donc le principe déterminant de la beauté. D’un point de vue de la diversité biologique, on serait enclin à inférer un lien étroit entre lumière et esthétique. Les formes les plus belles sont celles qui sont le plus exposées à la lumière.

Si cette inférence n’est pas complètement délirante, on pourrait en déduire des conséquences sur le plan géographique et humain. On sait que les Occidentaux, pour rationaliser les crimes qu’ils commettaient contre les Africains, se sont persuadés que les Noirs étaient laids, que tout ce qui était africain était laid, hommes, bêtes et cultures. Or, de tous les continents du monde, l’Afrique est le plus naturellement exposé au soleil. Donc en vertu de l’inférence établie plus haut, c’est bien en Afrique que devrait se trouver la plus grande source de beauté des formes biologiques.

« Black is beautiful »  n’est donc pas seulement un slogan politique historiquement situé, mais aussi une vérité à la fois biologique et philosophique de tout temps qui, pour être exacte, devrait être étendue à toute l’Afrique : Africa is Beautiful.

Alan Basilegpo

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