Une Histoire de Basse Cour : la France et la Promesse de l’Aigle

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Pendant qu’on parle de l’histoire,  on feint de ne pas voir le présent ; et pire, on ne veut pas voir qu’il entretient avec lui un air de famille pour le moins troublant ; tout au moins en ce qui concerne les rapports de l’occident avec l’Afrique noire.  L’esclavage et le colonialisme sont des crimes contre l’humanité, mais aussi de l’arnaque, de l’usurpation, du vol et du viol basés sur la violence. Ces exactions  continuent aujourd’hui d’avoir cours. Ainsi, entre autres actes de pillage et de domination de l’Afrique noire, la France se croit obligée d’être un acteur central de la soi-disant monnaie nouvelle des pays de l’Afrique de l’Ouest jusque-là soumis au diktat du CFA, monnaie coloniale voire nazie s’il en est.

Dès lors, quel fondement moral et quelle crédibilité accorder aux condamnations des crimes du passé commis contre l’Afrique par leurs ancêtres dont les plus en vue sont honorés comme des héros, lorsque les Français ( tout au moins ceux qui incarnent la France officielle) continuent d’agir dans le présent comme ces mêmes ancêtres par le passé ? La France tient-elle absolument à commettre les crimes du présent quitte à en laisser le fardeau moral aux générations futures ?

L’antiracisme, l’égalité,  l’antiesclavagisme, l’anticolonialisme, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et toutes ces valeurs célébrées en Occident du bout des lèvres mais en contradiction flagrante avec la réalité de son histoire ; non pas celle qu’il se raconte à lui-même de façon cynique et complaisante, mais celle refoulée, déniée et méprisée du génocide des Indiens en Amérique et des Aborigènes en Australie,  de la traite des Noirs Africains en Amérique, de la colonisation en Afrique, de la domination néocoloniale sur ce même continent qui dure depuis plus d’un demi-siècle, ponctuée d’assassinats, de coups d’Etat, de guerres et de génocides, etc.

Être au clair avec ces crimes, y renoncer pour de bon, en ce qui concerne la France, c’est aussi décider enfin de foutre le camp à l’Afrique, d’arrêter de lui filer le train, bref lui lâcher les baskets pour de bon ! Or, voilà un principe sur lequel la France n’est pas prête à transiger, comme on le voit par ses agissements. Sinon, pourquoi continue-t-elle de se mêler de façon obscène aux tractations monétaires des pays africains alors que la Grande Bretagne ne fait pas pareil dans sa zone d’influence ?

Que vaut la promesse de repentance de l’aigle pour les poules qu’il a ravis avant-hier et hier, lorsqu’il continue de planer dans le ciel de la basse cour ?

Adenifuja Bolaji

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