Bordel Afrique : le Mythe de la Richesse Fabuleuse du Contient Noir

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En fait, ceux qui ont trouvé que l’Afrique était riche étaient les Blancs. D’abord les Arabes, attirés par l’or et le bétail humain. Puis les Européens, surtout eux, qui ont élevé cette donnée au niveau d’un fantasme tenace.

A y voir de près, ces Blancs – Européens et Arabes – viennent de terres arides ou stériles, pauvres, sans ressources naturelles, tout au moins à l’époque pour certains d’entre eux. Les Européens surtout ont hérité d’une terre peu étendue et apparemment peu dotée en richesses naturelles et en matières premières ; c’est pour cela que, confrontés à la croissance démographique, ils n’ont de cesse de s’en évader. C’est aussi pour cela qu’ils tournèrent et maintinrent un regard envieux et cupide vers les autres parties du monde. Ils ont présomptueusement prétendu avoir découvert l’Amérique, et sur l’Afrique, ils sont tombés à bras raccourcis. Sur ces deux continents, ils on apposé la marque la plus abjecte et la plus barbare de leur cupidité sans borne. En exterminant les aborigènes des continents « découverts » et en soumettant en esclavage l’Afrique. Avec l’esclavage, les Africains sont transformés en objets, vendus, trafiqués, violés, volés, violentés, revendus, retrafiqués, reviolés, revolés, reviolentés pendant des siècles et des siècles.

Malgré les changements apparents apportés par les époques – par exemple, le passage formel de l’esclavage à la colonisation et celui encore plus formel de la colonisation à l’indépendance – le Blanc a gardé le même double regard réducteur sur l’Afrique et les Noirs : le regard qui fait de l’Africain un objet – objet de sa domination, politique, sexuelle, économique, et psychologique – et le regard sur une Afrique-objet, objet de sa convoitise matérialiste, source de matières premières et de mille et une richesses fabuleuses dont il n’a de cesse de s’accaparer.

C’est ce double regard réducteur qui affuble l’Afrique d’une représentation de lieu de richesses inépuisables, qui excite en retour la convoitise du monde, à commencer par le Blanc lui-même.

Sans nul doute l’Afrique est riche ; riche de sa faune et de sa flore uniques ; riche aussi de matières premières. Il ne s’agit pas de le nier, mais pour 20 à 23 % de la surface des continents, l’Afrique abrite à peine 30 % des richesses de la planète. Alors où est le scandale ?

L’origine de ce fantasme vient de l’Europe, qui n’occupe que 7% de terre continentale, pour des ressources proportionnellement plus négligeables encore. Et c’est de là que vient le malheur africain. Un peuple militairement plus puissant, plus équipé, plus organisé, et ne disposant que 7% des terres de la planète en veut à un autre moins  puissant, moins organisé et moins équipé et disposant de 20% des terres et 30% des richesses du monde ! Toute la hargne des Européens est d’en découdre avec l’Afrique, dont les peuples sont considérés comme des sous-hommes indignes des richesses de leur continent qui devraient naturellement échoir aux vrais hommes, c’est-à-dire tout sauf des Noirs.

L’Afrique en tant que continent n’est vaste que parce que l’Europe est petite. L’Afrique en tant qu’objet n’est riche que parce que l’Europe est pauvre. Le mythe du caractère fabuleux de la richesse de l’Afrique ne sert qu’à cacher la pauvreté fabuleuse de l’Europe en la matière. En vérité, l’Afrique n’est pas le seul endroit au monde doté de richesses, car où sont donc les 70% restants des richesses du monde ?

En vérité les autres continents et grandes puissances, après avoir intériorisé le fantasme pluriséculaire d’une Afrique fabuleusement riche, bien qu’ils ne fussent pas tout à fait dépourvus, adoptent une stratégie de prévoyance fondée sur la réserve de leurs ressources et matières premières. Ils laissent dormir les richesses sous leur terre et trouvent  plus malin de s’accaparer de celles du continent-objet, l’Afrique, et ce jusqu’à épuisement. Il s’agit d’un choix stratégique perfide et prédateur, qui découle bien entendu du regard réducteur sur l’Afrique et de sa vulnérabilité historiquement acquise. C’est comme de ces jeunes fiancés qui, en attendant le mariage, fréquentent les putes ( femmes-objet) avant de le consommer le moment venu. Et en continent-objet, l’Afrique est érigée en bordel matériel du monde. L’Amérique, la Russie, la Chine, l’Inde, toutes ces grandes puissances ne sont pas dépourvues de richesses, mais font semblant de ne pas y croire et les épargnent pour les mauvais siècles… Et, comme des animaux en rut, elles se ruent sur le Bordel Afrique.

Adenifuja Bolaji

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