Publié dans Haro, nigeria, Santé

Lagos Enregistre deux Victimes de la Fièvre de Lassa : Alerte à Porto-Novo !

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Deux patients traités pour la fièvre de Lassa à l’hôpital universitaire de Lagos, LUTH, sont décédés.

Les deux patients dont les cas ont été présentés avec un certain retard ont été déclarés morts en quelques jours d’admission malgré tous les efforts pour les sauver.

Le directeur médical en chef du LUTH, Chris Bode, tout en confirmant la nouvelle mardi, a déclaré que pas moins de 100 travailleurs hospitaliers de différents hôpitaux qui avaient été exposés aux patients sont actuellement sous surveillance étroite.

L’une des victimes, âgée de 32 ans, une femme enceinte qui présentait des troubles de la coagulation après accouchement,  a fait l’objet d’un examen  post-mortem mené sur elle qui a déterminé son statut de victime de la fièvre de Lassa.

Dans la foulée, nombre d’agents de santé, en particulier le médecin légiste qui a effectué les examens post-mortem ont été exposés au risque de contamination et font l’objet d’une quarantaine.

« Le Centre de Contrôle des Maladies (CDC) du Nigeria a été contacté, a déclaré le Directeur du LUTH. Deux autres cas suspects de l’Etat de Lagos sont également actuellement mis en quarantaine et subissent des tests de laboratoire de confirmation » , a-t-il ajouté.

Les signes et symptômes de la fièvre de Lassa comprennent la fièvre, une faiblesse générale, des douleurs musculaires et articulaires, des maux de tête, la  prostration et des malaises, de même des maux de gorge, douleurs musculaires, des douleurs thoraciques, des nausées, des vomissements, la diarrhée, la toux et des douleurs abdominales.

Dans les cas graves, on observe le gonflement du visage, du liquide dans la cavité pulmonaire, des saignements de la bouche, du nez, du vagin ou de l’appareil gastro-intestinal, ainsi qu’une baisse de la pression artérielle.

Il n’y a actuellement aucun vaccin qui protège contre la fièvre de Lassa.

Cette information vaut aussi pour le Bénin dont la capitale, Porto-Novo, est à quelques jets de pierre de Lagos. Il est à espérer que les pouvoirs publics ont compris la gravité de l’alerte et pris les dispositions idoines de protection sanitaire de la population, qu’il est de leur devoir d’assurer… Contrairement à la triste habitude qui s’aggrave depuis quelque temps, où, loin d’être protégées, les populations sont molestées, matraquées, abandonnées à leur sort, pendant que les dirigeants, Président, Ministres, Préfets, Maires, etc… se la coulent douce dans une indifférence scandaleuse, volent, violent et s’octroient des émoluments  et des privilèges mirifiques pendant que dans tous nos coins de rue des villes et des campagnes, la misère est plus que jamais contagieuse et prend à la gorge le visiteur peu habitué à un tel spectacle d’injustice sociale et humaine.

Ayodele Babatope

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