Covid-19 et la Route à Sens Unique qui Relie l’Afrique  à l’Occident

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Quand nous avions Ebola, les Blancs n’avaient aucun souci. Ebola c’est notre maladie, pas la leur ! La route qui relie l’Afrique  à l’Occident est une route à sens unique. Les Africains, à qui le sens vers eux était interdit, ne pouvaient pas les contaminer. Du coup, Ebola n’avait rien d’une pandémie, rien d’inquiétant, rien de mondial. Ce n’était qu’une de ces nombreuses maladies qui déciment l’Afrique depuis la nuit des temps.

Quand et dès qu’ils ont Covid-19, c’est devenu ipso facto notre maladie, une maladie mondiale, une pandémie, et nous autres, pauvres Africains, y sommes exposés mentalement et physiquement à notre corps défendant. On nous rebat les oreilles du bruit de ses menaces, toutes sortes de mises en scène hystériques ont cours dans nos cieux étrangers ; rendez-vous est donné à la maladie où déjà, en dépit du bon sens, leurs prophètes de mauvais augure, vaticinent sur ses  dégâts immenses.

Parce que la route à sens unique entre l’Afrique et l’Occident est dans le bon sens pour eux. Ils peuvent librement venir chez nous, baisers nos filles et disposer de nos gars sans demander notre avis, voler notre or, notre pétrole, notre uranium, nos métaux précieux qui entrent dans leur technologie et industries, tandis qu’affamés par leur pillage, leurs viols et leur vols, nous ne pouvons pas venir sous leur cieux lumineux profiter un peu des retombées de nos biens. Ils sont obsédés par la croissance démographique dans le monde, disent-ils, mais quand vous les écoutez et les regardez, l’existence de ce risque ailleurs en Asie ou en Amérique ne les intéresse pas ; c’est sur l’Afrique qu’ils font fixation, pour la seule raison qu’ils perçoivent qu’ils auront de plus en plus du mal à piller  une Afrique peuplée, à devoir partager, même s’il faut lui laisser des miettes, avec une population immense. Cette angoisse donne du sens à l’inquiétude de l’usage eugéniste de ces virus aux origines douteuses, qu’elles soient endogènes ou exogènes.

Le plus ironique c’est que si bientôt, comme il faut le  souhaiter humainement, les affres de la maladie venaient à cesser chez eux, ils cesseront du même coup toute pression et mise en scène  chez nous. Tel est le prix de leur domination que quand ils ont chaud nous devons avoir chaud mais si nous avons chaud peu leur chaut.

Aminou Balogun

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