L’Afrique Face à la Comédie des Organisations Internationales

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Le problème du Monde c’est que les institutions censées résoudre ses problèmes sont le problème. Prenez deux institutions phares comme l’ONU et le FMI, et vous en serez convaincus.

L’ONU était là quand il y a eu le génocide du Rwanda ; elle n’a pas levé le petit doigt, sauf pour permettre à la France d’entrer en catimini dans le pays meurtri et exfiltrer les génocidaires.

C’est avec l’aval de l’ONU que Kadhafi a été déchu et assassiné.

C’est encore avec le même aval de l’ONU que, sous le prétexte mensonger de possession d’armes de destruction massive, Saddam Hussein a été détrôné et exécuté.

Depuis que les pays africains sont soi-disant indépendants, pourquoi l’ONU qui les a accueillis en son sein comme nations indépendantes, n’a jamais songé à expertiser la réalité de ces indépendances au vu de tous les désordres, les guerres, les famines qui y ont cours, et auxquels, tout le monde sait, les Occidentaux ne sont pas étrangers ? Pourquoi  ne met-elle pas ouvertement en garde les puissances occidentales qui continuent de coloniser l’Afrique et de la piller jour et nuit ? Pourquoi, à l’instar de la jungle où les irrationalités éthologiques favorisent les grands fauves, l’ONU est à l’aise avec l’ordre du monde qui enferme l’Afrique noire dans le rôle naturalisé de la proie des nations blanches occidentales ?

L’ONU se ramène au bon vouloir de chaque membre permanent du Conseil de Sécurité. Tout le reste n’est que pipi de chat, de la poudre aux yeux, un os à ronger, à prendre ou à laisser. Et puis, dans le pire des cas, lorsque l’une quelconque des puissances du Conseil de sécurité n’y trouve pas son compte, elle outrepasse allègrement la décision du conseil de sécurité. Les États-Unis avec Israël, la Russie avec la Crimée en sont des exemples parmi d’autres.

Même chose avec le FMI, le Fonds monétaire international, qui est une institution chargée de conditionner le sous-développement des pays africains, et d’assurer par hypothèque le pillage de leurs ressources humaines et matérielles par les puissances occidentales. Et lorsque certains parmi ces pays africains, prenant conscience du stratagème diabolique mis en place par les Occidentaux pour les tenir en esclavage, décident de se passer de leurs services, alors, ils n’ont de cesse de mettre au pas le récalcitrant ; car un état africain rebelle à leur ordre  mystificateur risque de faire tache d’huile ; d’où la panoplie classique du harcèlement dissuasif : sanctions, pression, chantage, coups d’état, guerres, crises électorales, terrorismes, etc. sont autant d’armes à leur disposition pour amener le rebelle à résipiscence. Sans parler de Sankara qui a été assassiné en raison de sa clairvoyance sur la nocivité de ces institutions financières dites de Bretton Woods, le cas le plus récent est celui du Ghana où, tout à coup, on parle du Togoland qui veut son indépendance, depuis que le Président Akufo Addo ne veut plus de l’aide du FMI…

Sinistre comédie…

Aminou Balogun

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