Marcus Garvey, un Bon Remède Contre le Racisme anti-Noir

Blog1.jpg

Je connais un bon remède contre le racisme anti-Noir des Blancs et assimilés. Que tous les Noirs soient en Afrique noire et maîtres absolus chez eux, sans farce d’indépendance, sans dictateurs, sans Françafrique, sans les Ouattara et autres Bongo, sans pillage ni vol ni viol du continent noir par les Blancs, comme c’est le cas depuis des siècles ; et que les Blancs soient en Europe et maîtres chez eux. Chacun maître chez soi et les vaches du racisme seront bien gardées. Malgré tous les conditionnements que les Noirs on subi, malgré les complexes qu’ils ont été amenés à intérioriser, il ne faut pas que les Blancs s’imaginent qu’ils ont le monopole du racisme, même si le Noir est d’un naturel ouvert et chaleureux.

Le racisme anti-Noir tel que la problématique en est posée découle d’une violence historique génératrice d’une distorsion implicite. Le Noir se retrouve à son corps défendant dans l’espace naturel du Blanc. Et le Blanc s’est retrouvé dans l’espace naturel du Noir dont  il s’est fait maître.

A partir du moment  où le Blanc est plus armé que le Noir (militairement et techniquement s’entend), il considère celui-ci comme étranger partout et s’impose lui-même comme chez lui partout ; il se fait la  norme et la référence ontologique et culturelle. Le racisme n’est qu’une représentation de vainqueur, comme on parle de justice de vainqueur. C’est l’étrangeté décrétée du vaincu qui est la source du racisme anti-Noir.

La naturalisation de la représentation de vainqueur, de l’étrangeté polémique du vaincu conduit à des consensus absurdes dont la stigmatisation du parler petit-nègre, très en vogue durant la période coloniale,  est un exemple. Le gadget mythique du petit-nègre – car il s’agit d’un mythe fonctionnel d’illustration du discours raciste —  part du principe que la langue du Blanc est la  langue de référence et qu’il va de soi qu’elle doit être parlée par tous  — aussi bien par les hommes, c’est-à-dire les Blancs que leurs singes ou imitateurs que sont les Noirs. Comme en vertu d’une épistémologie spontanée,  les compétences langagières renvoient souvent au développement sinon à l’aptitude intellectuelle, les performances langagières du Noir analphabète, évaluées à l’aune de la langue du Blanc, sont jugées ridicules ; en conséquences, elles sont stigmatisées comme signe ou preuve sinon de l’infériorité ontologique du moins de l’ineptie naturelle du Noir.

Mais à aucun moment, les manipulateurs de ce gadget mythique, sans parler du Blanc ordinaire qui la tient pour une évidence biblique, ne se posent la question d’une approche inversée, à savoir ce à quoi pourrait ressembler ce qu’on pourrait appeler un petit-blanc. Combien de Blancs sont capables de parler la langue du Noir comme celui-ci le « petit-nègre » ?

Cet exemple montre bien les malentendus entretenus par les distorsions historiques consécutives à l’entreprise coloniale et néocoloniale. Le racisme tel que la problématique en est implicitement posée dans le débat occidental est un bel exemple de ces malentendus. Le Noir n’a pas vocation à vivre dans l’environnement du Blanc et vice versa ; surtout si cette cohabitation devient source de faux problèmes entretenus expressément pour masquer le vrai problème : le parti-pris prédateur des Blancs en Afrique.

Le remède proposé ici n’a rien d’original. Marcus Garvey l’avait préconisée au début du 20ème siècle. Malheureusement, aux Etats-unis son idée a été dévoyée puis manipulée pour faire baisser le taux de Noirs dans la société et le maintenir à un seuil jugé utile par le système.

Atinpahun Basile

copyright5

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s