Publié dans Essai, Science

Esclavage des Noirs et Divination Arabe

blog1Dans la géomancie classique, la configuration ci-contre correspond à la Fortune mineure. ( Fortuna minor). Son interprétation comparée montre la différence de mentalité mais aussi de situation entre un Arabe et un Européen sous l’angle de l’esclavage. Lisez plutôt ce tableau comparatif tiré de l’Encyclopédie de la divination  du  Dr Hubert Larcher et René Alleau :

Sens principaux :

Perdre ; manquer d’obtenir.

Ne pas réussir, échouer, déchoir,

S’en aller, finir

Dilapider, se ruiner

Selon Mohammad ibn Omar

«  Elle indique l’impossibilité de reprendre ce qui vous  est échappé, la fuite des esclaves, la perte des esclaves évadés ; mais elle annonce aussi la délivrance de ceux qui sont en prison, un départ prochain pour un voyage, une translation en un autre lieu.

Selon Guillaume de la Taysonnière

« Bonne en la Maison VIII mais non à la maison II pour perte des biens…, voyage ; brève guérison ; liberté pour les prisonniers ; retour rapide de l’absent ; messager de court voyage ; enfant mâle ; favorable à la femme enceinte, etc… »

Mohammad ibn Omar al Tounsi est un écrivain et voyageur  arabe du 19ème siècle, auteur de Voyage au Darfour, 1845

Comme on le voit Mohammad ibn Omar est très porté sur le thème de l’esclavage ;  la perte pour lui connote en priorité celle de l’esclave, sa fuite sans retour. Ce qui montre que sinon à son époque du moins dans son esprit, l’esclavage avait une importance non négligeable dans la vie socio-économique et les mœurs arabes. On  imagine aisément qu’il  s’agit de l’esclavage des Noirs d’Afrique dans lequel les Arabes durant au moins six siècles ont été les précurseurs et les pionniers de leurs frères blancs du Nord de la Méditerranée. En revanche l’absence de référence à l’esclavage chez le Français, ne l’absout pas sous l’angle de ce commerce indigne ; il montre seulement que l’esclavage n’était pas une réalité directe dans les sociétés européennes, mais était pratiqué dans les îles caraïbes ou en Amérique.

Aujourd’hui encore les mentalités et les représentations, avec le sens concret qui caractérise l’Arabe dans son subconscient, posent le Noir comme un être inférieur. D’un point de vue psychologique, c’est une infériorité qui rassure. Car dans un monde où les Européens chrétiens ont distribué les couleurs et les races sans demander l’avis de personne,  et se sont octroyé la part du Lion, au nom d’une dénomination qui, en raison directe de leur religion, semble exclure les Arabes de la race blanche supérieure à laquelle ils appartiennent pourtant de droit sinon de fait, ces derniers sont soulagés de savoir  qu’il existe des gens qui leur sont inférieurs. D’où, chez eux, ce racisme à fleur d’esprit et ce défoulement inhérent à la persistance   de l’esclavage  des Noirs, qui vont de pair avec le sentiment d’indignité géographique d’appartenir au même continent que ceux-ci.

Alan Basilegpo

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