Publié dans Débat, Essai

Je vous Présente Mbog Bassong et la Pensée Africaine

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BIOGRAPHIE

Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

Il écrit successivement:

– Les Fondements de l’État de droit en Afrique pré coloniale,

– Esthétique de l’art africain-Symbolique et Complexité,

et enfin, La méthode de la philosophie africaine- De la pensée complexe, publiés aux Editions L’Harmattan en 2007.

Les livres étant difficilement lus et achetés, il décide, avec l’aide de ses amis de la diaspora, Jean-Louis KinndjocK et Wehiong André Désiré (WAD),  la publication de ses derniers papiers et livres sur le blog www.mbombog.wordpress.com/.

Il s’agit de :

–          Épistémologie africaine, Sociologie africaine,

–           La théorie économique de la valeur

–          L’alternative à la crise du capitalisme mondial.

De la sorte, il opère une jonction de la connaissance africaine avec ses recherches sur les impacts de météorites dont il prépare une thèse sur la théorie de l’impactomorphisme.

Il montre en conséquence que le rocher sacré des peuples bassa, bati et mpo’o du Cameroun, Ngog Lituba , est bien la résultante d’un impact de météorite dont les Bati, gardiens du sanctuaire, possèdent encore le souvenir d’une météorite s’étant abattu dans cet espace. En langue bassa, la météorite est désignée par nyemb ngii qui signifie  »la mort qui vient du ciel ».

L’enjeu de telles recherches couplées entre les sciences de l’univers et la pensée africaine, c’est de montrer en quoi les Africains ont réalisé une théorie de la connaissance dont la cosmologie est la base, et où les ordres physique, chimique, biologique et humain se superposent.

En cela, la pensée africaine peut prétendre à une rationalisation de la science de la complexité en termes d’organisation de l’esprit, des idées et des mythes. Dans ce sens, l’Ordre et le Désordre s’inscrivent comme des catégories conceptuelles de la rationalité africaine qui vont plus loin que le yin et le yan asiatique, en ce qu’ils formulent une composante nouvelle Maât, une émergence dont la forme spiralée condense la géométrie du contenu de l’univers.

C’est la théorie ontologique du Tout que cherchent confusément les cosmologistes (infiniment grand) et les physiciens quantique (infiniment petit). On peut affirmer, sur cette base, que la pensée africaine condense avant toute autre pensée, la dimension achevée de l’idéal d’être de l’esprit humain. Le penseur Edgar Morin devra, dans son dernier livre que nous attendons patiemment, La voie, nous dire en quoi le développement de l’esprit humain ne trouvera pas, dans l’Universisme philosophique africain, l’ordre des raisons susceptible de réconcilier l’homme avec la nature et dont il recherche, on le pressent, la solution.

Autant le dire, l’Afrique doit se réapproprier cette pensée, si elle veut peser de tout son poids dans l’ordre politique planétaire qui se fait.

C’est cela sa vocation.

Dieu bénisse l’Afrique.

ibinimori

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