
A l’annonce de la sortie de la CEDEAO des trois états de l’AES, les soldats médiatiques de la Françafrique et autres fantassins du néocolonialisme français ont embouché la fascinante trompette des règles qui régissent cette organisation ; règles que, bien entendu, selon eux, les trois états rebelles sont tenus de respecter.
Ah bon ! Il y aurait donc des règles qui régissent le fonctionnement de la CEDEAO ? Personne ne nous avait habitué à ça ! Ce à quoi nous avons assisté depuis le début de cette succession de bras de fer c’est le spectacle ahurissant et absurde de soi-disant démocrates qui violent toutes les règles, lois et réglementations internationales relevant du bon sens démocratique ; de soi-disant démocrates qui prennent des sanctions qui pénalisent les peuples et tuent des dizaines de milliers d’innocents.
Ah, il y a donc des règles à la CEDEAO ! Vous nous en direz tant, tristes continuateurs des traîtres de la traite négrière. Quelles sont ces règles auxquelles les États doivent obéir et que la CEDEAO a jusqu’ici superbement foulées au pied ?
Sachez qu’en matière de droit c’est du donnant donnant, du tout ou rien : la CEDEAO n’a pas le monopole du non-respect du droit et de la violation des règles.
Aminou Balogun
