Dublin : The Man Died (dans la main de la police)

Nous allons nous indigner jusqu’au prochain meurtre de Noir, dans un cycle devenu si récurrent qu’il ressemble désormais à un modèle déposé.
Pourtant, les Noirs subissent partout des formes diverses de déshumanisation, de mépris ou de violence : chez les Blancs, chez les Arabes, chez les Chinois, chez les Hindous, et — comble tragique de l’aliénation et de la haine de soi — parfois même au sein des sociétés africaines elles-mêmes.
Le cas sud-africain en est une illustration troublante, sur fond de domination intériorisée, de « peau noire, masques blancs et de transferts de frustrations hérités d’une histoire brutale.
Mais au-delà de l’émotion ponctuelle et des indignations éphémères, chacun d’entre nous devrait se poser une question essentielle : que fais-je, ou qu’ai-je fait concrètement, pour que ce destin cesse d’être, génération après génération, le lot des Noirs ?
Car aucune condition humaine ne change durablement sans conscience collective, sans solidarité réelle, sans courage politique et sans responsabilité individuelle.

Aminou Balogun

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