Adresse au Blanc sur le Droit Égal  du Noir à la Liberté !

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Vous imposez l’enfer à nos enfants pour assurer le paradis aux vôtres. Et pour dénier votre crime inhumain, vous mettez en doute notre humanité. Et pourtant nous sommes des hommes.

Vous imposez le malheur à notre jeunesse, forcée de s’arracher à sa terre, attirée par le miroir aux alouettes de votre prospérité insane et barbare.

Et pour dénier votre stratagème, vous insinuez que notre jeunesse est paresseuse, en quête de gain facile. Et pourtant,  quatre siècles durant, aux Amériques, vous avez construit votre prétendu nouveau monde dans le sang et la sueur de ces mêmes paresseux.

Vous vous accaparez de nos ressources, humaines : hommes vigoureux et beaux, jolies femmes, enfants d’âge tendre dont vous disposez à votre guise en leur miroitant habilement les effets de votre supériorité matérielle si ce n’est par la force brute ; vous vous accaparez de nos ressources naturelles : métaux précieux, pétrole, uranium, bois plus ou moins précieux ;  vous vous accaparez de nos terres les plus fertiles qui aiguisent votre insatiable appétit foncier.

Tout ceci avec l’infâme complicité des institutions internationales que vous avez créées et imposé au monde pour servir vos intérêts ethniquement déterminés. ONU, OMS,  UNESCO, FMI, BANQUE MONDIALE, et j’en passe sont autant d’agences de notre conditionnement, au service de votre objectif de domination et d’exploitation des plus faibles du monde.

Pour ce faire, vous imposez à nos peuples des dirigeants peureux, indignes et vénaux, auxquels vous inculquez rigoureusement un plan de mission, résumé en une tragique alternative : vous servir contre licence de ruiner leur peuple, ou vous trahir contre la mort politique et/ou biologique.

Pour atteindre ces objectifs criminels, persuadés que la fin justifie les moyens, vous faites flèches de tout bois. Vous divisez pour régner. Vous assassinez, vous empoisonnez, vous volez, vous violez, vous emprisonnez sans états d’âme tous ceux qui osent se mettre en travers de votre chemin. Vous semez des discordes artificielles entre les mêmes, créez des ethnies pour susciter et exploiter à votre profit les haines ethniques qui en résultent. Au nom de vos sordides intérêts, de vos appétits matérialistes insatiables, vous suscitez des guerres fratricides, dont vous fournissez les armes. Et, pendant que les frères ennemis s’étripent, vous siphonnez leurs richesses.

Le recours constant à cette méthode crapuleuse  et sa réussite relativement facile vous confortent dans l’idée que nous sommes des gens bêtes, des êtres inférieurs, des sous-hommes bernables  et corvéables à merci. Mais nous ne sommes pas des hommes inférieurs, ni des sous-hommes. Nous ne sommes ni plus ni moins des hommes.

De fait, le discours sur notre infériorité est le mantra de justification de vos crimes. Comme si, du haut de votre pureté imaginaire de blancs chrétiens et soi-disant humanistes vous ne nous auriez pas faits esclaves, vous ne nous auriez pas colonisés,  et ne seriez pas à nous recoloniser si d’aventure nous étions des hommes comme vous. La manière dont cette infériorité fabuleuse que vous nous attribuez vous tient à cœur est en soit pathétique, vicieuse et révoltante à la fois. Thésaurisant sur votre supériorité militaire du passé, et la confortant dans le présent, vous l’extrapolez à d’autres dimensions existentielles de l’humanité pour apprécier l’identité humaine des autres. Vous affirmez que nous sommes inférieurs. Et, de cette première affirmation, vous inférez que nos Dieux sont inférieurs à vos Dieux, qui seraient les vrais Dieux ; que nos langues sont inférieures à vos langues qui seraient les vraies langues ; que nos cultures sont inférieures à vos cultures qui serait la vraie culture. Fort de ces attendus délibérément fallacieux, vous en arrivez  au jugement sans appel selon lequel nous n’avons d’autre choix que de nous assimilez, à  vos Dieux, à vos langues, à vos cultures. Et vous nous assignez la tâche vicieuse de rattraper notre retard. En nous imposant vos Dieux et vos monnaies, en nous obligeant à penser dans vos langues à l’exclusion des nôtres, vous nous conditionnez  à ne plus réfléchir par nous-mêmes et pour nous-mêmes, à ne plus produire et échanger dans notre intérêt primordial, à tourner le dos à l’univers merveilleux de nos ancêtres.

Malgré cette camisole de force, après avoir fait de nous des marionnettes risibles sur le théâtre du monde où vous régnez en maîtres de céans et metteurs en scène, vous prétendez pince sans rire que vous nous aidez à combler notre retard. Alors que vous savez que, ligotés comme nous sommes par vous, nous ne pourrons pas bouger d’un iota, ou tout au plus tournerions-nous en rond comme un bœuf aux yeux bandés attelé à une noria. Et, pendant que vous nous tournez en bourrique, vous vous donnez le beau rôle d’humanistes soucieux de notre progrès. Or notre progrès est le cadet de vos soucis ; en vérité c’est votre plus grand cauchemar, la chose que vous redoutez le plus.

Savez-vous que plus personne n’est dupe de vos simagrées ? Savez-vous que votre théâtre ne trompe plus grand monde ? Le monde entier a découvert votre pot aux roses que vous drapez dans de beaux discours sentencieux et faussement humanistes. Oui, le vent a soufflé et nous avons vu l’anus du poulet ! Les Noirs, qu’ils soient d’Afrique ou d’ailleurs affirment haut et fort leur humanité et leur droit à la liberté. Nous appelons toutes les forces positives du monde à condamner vos agissements criminels qui durent depuis  des siècles. Le soleil de la liberté est levé ; désormais ses rayons de lumière éclairent la scène immonde de vos crimes perpétuels.

Colonisateurs blancs d’hier, colonisateurs blancs d’aujourd’hui, le Noir est réveillé, l’Afrique s’est réveillée, et ensemble d’une même voix, nous disons halte à vos simagrées, halte à votre acharnement prédateur, halte à vos entourloupes, halte à votre obstination à nous asphyxier, halte à votre cannibalisme masqué. Car, comme vous nous sommes des hommes avec un  droit égal à prospérité et à la liberté !

Adenifuja Bolaji


 


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