L’Occident Face à la Problématique de la Réparation de ses Crimes Sériels

blog1.jpg

Le comportement géopolitique des Blancs, à l’instar de leur attitude morale face à l’histoire est d’une arrogance, d’une irresponsabilité et d’une impénitence pour le moins scandaleuses.

Depuis des siècles, ils accumulent des crimes contre les autres peuples et ne songent jamais à les réparer. Le refus de faire face à la problématique de la réparation n’est pas fortuit, puisqu’il garantit la possibilité de la perpétration de nouveaux crimes considérée par eux comme vitale et motrice pour leur progrès.

L’argument qu’ils avancent pour botter en touche la problématique de la réparation de leurs crimes du passé  –  esclavage, colonisation, etc. – est que ces faits sont datés et que, l’un dans l’autre ceux qui sont appelés à réparer comme les éventuels bénéficiaires de ces réparations ne sont ni les auteurs ni les victimes  des crimes en cause. Ainsi, se contentent-ils de reconnaissances du bout des lèvres de la réalité historique voire de l’inhumanité de certains de ces crimes sans jamais aller au-delà.

Mais dans la mesure où leur impénitence alliée à leur cupidité et à leur volonté de puissance  les pousse sans cesse à commettre crimes sur crimes au fil du temps – souvent au nom de fausses bonnes raisons – armes de destruction massive, massacres présumés de peuples par leurs dirigeants, crimes contre l’humanité, etc – l’argument de l’obsolescence de l’idée de la réparation ne tient plus.

Ainsi, ils sont allés en Libye faire tomber le régime du Colonel Kadhafi et assassiner celui-ci au nom de crimes imaginaires et maintenant ce pays est dans l’anomie, devenu l’un des foyers régionaux du terrorisme international. Mais les Occidentaux qui sont à l’origine de ce désordre ne disent rien, ne présentent pas d’excuse, n’expriment aucun remords, ne proposent aucun plan de réparation. Leurs presses et leurs médias qui ont servi à porter la propagande mensongère de ces crimes, d’habitude si donneuses de leçons ne disent rien non  plus. Pendant ce temps, ce sont les pauvres Libyens et les Africains qui payent le prix de ces aventures criminelles. Chef-d’oeuvre d’irresponsabilité égoïste et dominatrice !

Ils sont allés déposer le président ivoirien Laurent Gbagbo, remplacé par un minable pantin à leur solde ; cela passe encore puisque le nombre de Chefs d’État africains qui ne sont pas leurs ludions se compte sur les doigts d’une main. Mais le pire est qu’ils  l’emprisonnent sans vergogne chez eux, comme naguère ils exilaient nos rois résistants dans les îles lointaines, au nom de crimes contre une humanité dont rien dans leur histoire ni dans leur actualité ne montre le respect de la sacralité. Après sept ans d’une injuste captivité, le président déchu dont le seul tort était de prêcher la prise en compte de l’intérêt des siens dans la balance des pillages des ressources matérielles et humaines de son pays, est acquitté des accusations portées à son encontre et libéré. Que pensez-vous que l’Occident prétentieux fît ? Présenter ses excuses pour cette erreur judiciaire et géopolitique ? Non, bien sûr ! Race impénitente et arrogante, ils font comme si de rien n’était et s’occupent déjà dans d’autres endroits du monde à préparer les mêmes crimes sans remords ni regrets, en conformité avec leur tradition pluriséculaire de barbarie à visage  humain.

L’Occident doit arrêter d’oxyder le monde, avec sa logique aveugle et criminelle mue par la cupidité et son a priori ethnocentriste. Les Occidentaux ne sont pas les seuls sur terre ! Et la terre appartient à tous les hommes, qui ont une égale dignité depuis toujours. La dignité des hommes de la terre et à travers l’histoire ne dépend pas du bon vouloir des Occidentaux. Il est temps pour nous autres peuples, nations et continents ravagés par les entreprises criminelles de domination et de pillage des Occidentaux de poser sérieusement la problématique de la réparation, qui est le seul moyen de les amener à résipiscence et mettre un terme à leurs crimes sériels à travers l’histoire. La réparation n’est ni une faveur ni un luxe, c’est une obligation politique, un devoir moral et un droit humain.

Adenifuja Bolaji

Afrique : Réparation pour la Traite Négrière Transatlantique, Condition sine qua non de notre Délivrance

copyright5