Bénin : le PCB et les Déboires du Mussolini de Cotonou

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La manière dont Talon a instrumentalisé la plainte d’un opposant célèbre après lequel il en avait, pour neutraliser un pourfendeur opportuniste, un de ces jeunes professionnels issus du régime précédent qui, bien que prétendument arrimé à sa mouvance, n’hésita pas à le vilipender sur les réseaux sociaux ; cette manière de punition qui valut deux ans de prison ferme à l’impertinente icône de la jeunesse professionnelle, officiellement pour avoir diffamé Sébastien Ajavon, alors qu’en réalité, il payait cher ses outrances sur les réseaux sociaux à l’encontre du chef de l’Etat,  montre le panache avec lequel Talon sait appliquer les Leçons de Machiavel.

C’est avec le même panache et le même machiavélisme que Talon sacrifie à ses intérêts, et là-dessus aucune victime n’est trop grande. A quelques semaines d’élections législatives décisives pour l’avenir de la geste politique de cet homme d’affaires qui n’est devenu président de la république que pour ressusciter et sanctuariser ses affaires, le peuple l’attend au carrefour. La grande majorité des Béninois, diversement meurtris par sa politique antisociale, la rudesse de ses méthodes et le parti-pris prédateur de son régime de copains et de coquins, ne demande pas mieux que de rendre à Talon la monnaie de sa pièce.

D’où l’urgence de retourner l’opinion béninoise comme une crêpe sur une poile surchauffée, avant qu’elle ne brûle tout à fait. Pour cela,  il lui faut frapper un grand coup ; sacrifier un bouc-émissaire de choix afin de revenir en grâce dans l’opinion, tuer le mal pour apparaître l’incarnation du bien aux yeux du peuple. A cet effet le porc sacrificiel choisi et engrossi à dessein s’appelle Toboula. Ce préfet aux airs de Mussolini qui, dans le littoral, a porté à la limite de la caricature le flambeau de la méchanceté politique de Talon de ces trois dernières années, est l’homme idéal à jeter en pâture au peuple pour un nouveau départ de l ’image de Talon.

Mais la chose est grosse comme le nez au milieu de la figure pour passer inaperçue. Les Béninois en seront-ils dupes ? Applaudiront-ils à tout rompre la chute de l’homme-fusible qui joua à la perfection le rôle de leur bête noire ? Rien n’est moins sûr. Comme le relève à juste titre M. Bertin Koovi du parti Iroko, il n’est pas à exclure que le Mussolini de Cotonou ait été élu bouc-émissaire bien plus tôt qu’on ne peut le penser ; le reste n’étant qu’une question de temps et d’opportunité.

C’est cet opportunisme machiavélique de Talon, sa certitude méprisante qu’il ne faut pas grand-chose pour faire tourner le peuple en bourrique,  que stigmatise ici dans son communiqué le Parti Communiste Béninois. Le PCB exhorte le peuple béninois à rester vigilent et à ne pas se laisser distraire par ce nouvel épisode d’instrumentalisation de la justice devenue monnaie courante sous le régime de la rupture.

Atinpahun Basile


COMMUNIQUE du PCB

LE LIMOGEAGE DE DASSIGLI ET DE TOBOULA,

UNE OPERATION QUI NE TROMPE PERSONNE.

 

Le Conseil des ministres en sa séance de ce jour mercredi 20 février 2019 a pris la décision de limoger le préfet TOBOULA suite à des malversations liées à des lotissements dans la ville de Cotonou.  Dans la même journée, les journaux annoncent le relèvement de ses fonctions du ministre DASSIGLI qui aurait aussi joué un rôle dans  le même dossier. Tout ceci constitue des manœuvres de Talon pour détourner le peuple de ses préoccupations actuelles qui sont l’aggravation de la faim, du chômage et du désenchantement généralisé.

Tout le monde sait que TOBOULA est un repris de justice à qui Talon avait confié ses basses œuvres qui s’en est fidèlement acquitté. Quant à DASSIGLI, tout le monde savait qu’en tant que préfet, il s’était emparé de  pans entiers du domaine public et pleins de dossiers l’impliquant, se trouvaient au niveau de la justice. Au niveau du Gouvernement et de la préfecture, TOBOULA et DASSIGLI n’ont fait que continuer ce qu’ils avaient l’avaient l’habitude de faire : voler la chose publique.

Ils étaient d’autant plus à l’aise que l’exemple venait du haut, du chef de l’Etat lui-même qui ne cesse de s’emparer de domaines de l’Etat qu’il est censé protéger. Cette opération de limogeage ne trompe personne. Celui qui montre l’exemple du non-respect des biens de l’Etat, c’est d’abord Patrice TALON. C’est à lui et à son clan que profite l’opacité dans la gestion du bien public. C’est lui et son clan qui remettent en cause la possibilité qu’ont les masses d’élire leurs responsables et de leur demander des comptes, comme on vient de le voir avec la remise en cause des élections à l’université et la nomination de certains de ses affidés.

En réalité, ce qui arrive à TOBOULA et DASSIGLI, c’est ce que font tous les dictateurs qui sacrifient certains de leurs proches en période difficile pour espérer retrouver une certaine popularité. Mais notre peuple n’est pas dupe. Si quelqu’un doit subir les rigueurs de la loi, si quelqu’un doit rendre des comptes au peuple pour les préjudices qu’il lui fait subir, c’est d’abord Patrice TALON. Voilà pourquoi le Parti Communiste du Bénin dit aux travailleurs et au peuple béninois : Ne vous laissez pas divertir. Continuez et approfondissez vos combats pour mettre fin au pouvoir autocratique, prédateur et affameur de Patrice TALON.

Cotonou, le 20 février 2019

Le Parti Communiste du Bénin

PARTI COMMUNISTE DU BENIN (PCB)

01 B.P. 2582 Recette Principale Cotonou (Rép. du Bénin)

Tél. : 21 30 03 22/97 98 35 65 – Site : www.la-flamme.org

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