L’Afrique : Patrie et Harmonie Priment Démocratie made in Occident

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La démocratie à l’occidental, qui déchaîne des passions destructrices dans nos pays est un leurre et un piège de l’idéologie dualiste découlant de la dialectique  appliquée à la politique. Outre le fait que dans leurs rapports internationaux avec les autres peuples et nations, par leur attitude léonine, les Occidents sont loin de se conformer à l’idéal démocratique (cf. la composition des membres permanents du conseil de sécurité et du fonctionnement de cet organe, les mœurs géopolitiques occidentales basées sur la loi du plus fort sans l’aval des peuples – aussi bien les leurs que ceux des nations objets de leurs diktats), la loi démocratique telle qu’elle s’exerce consacre le pouvoir absolu de 51% d’un corps électoral sur la totalité d’une population. Injustice légitimée dans les urnes !

Le système certes n’a pas que des défauts ; il permet le contrôle du pouvoir exécutif par le pouvoir législatif. Mais ce contrôle formel est sujet à caution dès lors qu’il est mis à mal par la tendance du pouvoir exécutif à transformer le pouvoir législatif en caisse de résonance. De même la loi démocratique astreint formellement l’action des pouvoirs au respect de la loi fondamentale ; mais la violation de celle-ci, le fait pour les tenants du pouvoir exécutif de prendre des libertés avec la loi fondamentale est monnaie courante dans les Démocraties notamment sous nos tropiques. Souvent, dans la meilleure des Démocraties, notamment en Afrique, en ce qui concerne la violation de la constitution, l’opposition ou les citoyens n’ont que leurs yeux pour pleurer, car ces violations sont perpétrées par les garants de la constitution  soient défendues ou déniées par eux.

L’avantage de la démocratie réside surtout dans l’alternance qui est un principe de renouvellement et d’aération politiques qui peut éviter bien des dérives et travers propres à la nature humaine. L’alternance et la transparence qu’elle oblige sont donc des principes éthiques et méthodologiques susceptibles de réduire l’accumulation des erreurs, l’impunité et l’enfermement d’une caste dirigeante dans le cercle vicieux de la mauvaise gouvernance. Mais ces principes ne sont pas en soi l’apanage de la Démocratie. Un gouvernement consensuel voire même un despotisme éclairé peuvent mettre en place un système administratif et gouvernemental efficace, ouvert, régi par la rationalité légale et autorégulé. Tout est une question d’éthique et de volonté, à savoir si les principes patriotiques et humains sont privilégiés ou non.

Pour en revenir à la démocratie et les Occidentaux dans les pas desquels nous prétendons marcher, que ne sommes-nous étonnés de la contradiction entre leurs discours et leurs actes dans l’arène internationale ? Si les Occidentaux sont vraiment des démocrates dans l’âme pourquoi leurs comportements géopolitiques n’ont rien de démocratique ? Pourquoi sont-ils – et encore ! – seulement démocrates chez eux mais pas au dehors ? Si la France est vraiment un Etat  démocratique, pourquoi passe-t-elle le plus clair de son temps à piller l’Afrique sans même demander l’avis des Français eux-mêmes ?  Est-ce que le peuple de France est partie prenante du pillage de l’Afrique, des assassinats, des coups d’Etat et des guerres incessantes que l’Etat français fomente en Afrique pour la dominer politiquement afin de la piller ? A défaut-de l’être réellement, l’est-il formellement par l’aval du parlement français ? Combien de fois la parlement français s’est-il réuni pour décider de telle ou telle intervention de l’armée française en Afrique ? La fameuse cellule de l’Elysée qui pilote tous les coups bas contre l’Afrique a-t-elle une existence démocratique ?

De même, si les États-Unis sont une Démocratie, pourquoi font-ils des choses en contradiction avec l’idée démocratique dans le monde ? Pourquoi considèrent-ils le monde comme  une jungle dont ils seraient le lion ? Pourquoi refusent-ils le contrôle de la CPI qui relève d’un principe démocratique de transparence ? Le peuple américain est-il partie prenante de ces agissements ?

L’Afrique n’a pas besoin de la démocratie, telle que comprise par l’Occident. Elle a besoin plutôt d’union, de patriotisme et de gouvernance  concertée ; c’est-à-dire d’une forme d’organisation sociale et administrative fondée sur le patriotisme, la justice et la fraternité.

Les Chinois dont on ne sait pas aujourd’hui s’ils sont capitalistes ou communistes nous en donnent l’exemple. Ce qu’on appelait au temps de la guerre froide la Démocratie populaire , continue de fonctionner en s’adaptant aux réalités d’un monde en mouvement, guidant les Chinois vers un idéal de prospérité partagé.

Chaque nation doit trouver sa voie et sa méthode de gouvernance à un moment donné de son histoire. Pour l’Afrique l’harmonie et le consensus valent mieux que le leurre démocratique made in Occident. L’éthique UFA énoncée par le sociologue Blaise Aplogan devrait servir en toute circonstance de boussole, à savoir : « Quel que soit ce que tu veux faire, tu ne dois pas le faire au détriment de l’unité nationale et de la fraternité africaine. »

Adenifuja Bolaji

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