Nigeria : 15 Questions au Nouveau Buhari pour Prouver son Identité

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«L’une des questions qui a été soulevée aujourd’hui lors de ma rencontre avec des Nigérians en Pologne était de savoir si j’ai été cloné ou non. Ces rumeurs ignorantes ne sont pas surprenantes. L’année dernière, lorsque j’étais en congé de maladie, beaucoup de gens croyaient que j’étais mort. Je peux vous assurer que c’est bien le vrai moi! »- déclarait le présumé Président Muhammadu Buhari, 2 décembre à Cracovie, Pologne.

Certains sont convaincus par ces paroles de l’homme qui dit qu’il est Buhari, mais nombreux sont ceux qui, comme le biblique Thomas, ont des doutes.

Je peux difficilement les blâmer, car un clone ne dira pas qu’il est un clone, pas plus qu’une doublure ne dira qu’il est une doublure.

Si le président Muhammadu Buhari veut vraiment que nous croyions qu’il n’est pas Jubril Aminu Al Sudani, je le défie de tenir une discussion interactive en direct de deux heures avec la télévision nationale.

Je le mets au défi d’enlever son chapeau et de nous laisser examiner sa tête et ses cheveux.

Je le mets au défi de nous laisser mesurer ses oreilles et inspecter ses lobes.

Je le mets au défi de mener une conversation non-stop d’une heure en peulh, à la télévision nationale.

Je le mets au défi d’expliquer comment il se fait qu’il est maintenant beaucoup plus petit qu’il ne l’était il y a deux ans.

Je le défie de nous dire comment il se fait qu’il y a deux ans, il ressemblait au grand-père de son ministre de l’Information (Lai Mohammed), mais aujourd’hui, il ressemble à son petit-fils.

Je le mets au défi d’expliquer pourquoi il n’est pas retourné au Royaume-Uni pour des examens médicaux réguliers après sa guérison «miraculeuse» d’une maladie étrange et débilitante qui a ravagé et détruit son corps et qui l’a presque envoyé à la tombe.

Je le mets au défi de porter plainte contre Eric Stuart Joyce, ancien député britannique, ancien officier de l’armée et ancien agent du MI6, pour l’avoir déclaré mort l’année dernière et pour avoir accusé l’intelligentsia, les autorités, les médias, les services de renseignement et l’élite dirigeante nigérians d’être complices du complot et le peuple nigérian d’être le plus crédule et le plus naïf du monde.

Je le mets au défi d’expliquer pourquoi il ne s’est affiché avec aucun des principaux dirigeants mondiaux sur aucune des images officielles lors de son dernier voyage à Paris.

Je le mets au défi d’expliquer pourquoi le président Donald Trump l’a décrit comme «sans vie» et a ordonné à son personnel de ne plus l’amener devant lui.

Je le mets au défi d’ expliquer pourquoi la première dame, Mme Aisha Buhari, prétend que ce sont deux individus sans visage, sans nom, ténébreux, étranges et tout-puissants, qui ont tout les autres membres du gouvernement à leur bottes et dirigent les affaires de notre pays et non lui.

Je le défie d’expliquer pourquoi il refuse de donner une interview à des journalistes nigérians et sur le sol nigérian depuis deux ans.

Je le défie de nier le fait que les doublures étaient souvent utilisés dans le monde civilisé pendant les années 1960, 1970, 1980 et 1990 pour des raisons de sécurité et qu’ils représentaient souvent les présidents, les premiers ministres et les chefs d’État lors de manifestations et d’événements officiels.

Enfin, je le défie de nous dire si c’était une coïncidence si Haibu Almu, consul général du Nigéria au Soudan et agent de la NIA, qui aurait découvert Jubril Aminu Al Sudani et l’aurait proposé comme doublure crédible et convaincant de Buhari en 2016 a été tué d’un coup de couteau en mai 2018 à  Khartoum, quelques semaines à peine après que son rôle présumé dans la saga sordide de doublure a été rendu public.

Je ne crois pas que Buhari soit un clone, mais j’estime que l’allégation et la rumeur de doublures sont dignes de notre attention et que, par conséquent, elles doivent faire l’objet d’une enquête, d’une exploration et d’un examen approfondis.

Bien que je ne puisse pas garantir la véracité de cette allégation et de la rumeur, une chose est claire: un nombre important de Nigérians ne croient pas que l’homme de la villa Aso Rock soit le Buhari qu’ils connaissent et, à tort ou à raison, leur perception est que quelque chose de louche se passe.

Compte tenu de leur disposition et de leurs suspicions, je soutiens qu’un seul plan d’action peut régler ce problème de façon concluante et le résoudre: un test ADN organisé et administré par un médecin étranger hautement respecté et certifié, qui doit être approuvé conjointement et nommé par l’Organisation mondiale de la santé, Médecins sans frontières et la Croix-Rouge et qui doit mener cette mission cruciale sous la supervision directe et sous les auspices des Nations Unies.

Une déclaration malicieuse et subtile faites depuis la Pologne disant «Je ne suis pas un clone» ne fera pas disparaître cette affaire. Et  le fait que Chris Ngige, ministre du Travail et de la Productivité, affirme de manière prévisible que le président est le véritable Buhari ne fournira pas non plus l’affirmation ou la garantie nécessaire.

Nous exigeons de connaître la véritable identité de la personne qui préside aux affaires de notre pays et, s’il s’agit bien de Jubril Aminu Al Sudani, nous souhaitons savoir où se trouve notre bien-aimé Président Muhammadu Buhari et ce qu’ils ont fait de lui.

Aussi absurdes que ces questions puissent paraître à certains, nous sommes en démocratie et avons le droit de les poser.

ibinimori

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