Ghana : La Patronne de la Lutte Anti-corruption Limogée pour Corruption

blog1

Le président ghanéen John Dramani Mahama a limogé la Présidente de la Commission des Droits de l’homme et de la justice administrative (CHRAJ), un organisme qui, entre autres choses, chapeaute la lutte contre la corruption.
Un communiqué publié par le bureau du président Mahama a déclaré que, « Mme Lauretta Lamptey a été relevée de ses fonctions et titres officiels suite à des enquêtes sur des allégations de malversation financière la concernant ». Selon la déclaration, le président Mahama aurait accepté les recommandations d’un comité mis en place par le Procureur de la République, et aurait, conformément à l’article 146 (9) de la Constitution ghanéenne, demandé à Mme Lamptey de quitter son poste.
Mme Lamptey a été suspendue en Janvier 2015, suite à des accusations qu’elle aurait dépensé environ 200 000 $ en loyer au Village de l’Union Africaine (UA) à Accra ainsi que 46 500 $ pour la rénovation de sa résidence officielle.
Il y a quelques mois, la pression sur le président Mahama a été forte de la part de groupes civils tels que le Forum progressiste nationaliste (PNF) qui appelaient à une enquête en règle sur la question.
Un comité a ensuite été mis en place pour enquêter sur la conduite de Mme Lamptey en relation avec les allégations. Le comité a présenté ses conclusions au président Mahama en Septembre, concluant que Mme Lamptey était inapte à occuper le poste de la CHRAJ.
La Commission des droits de l’homme et de la justice administrative a été créée en 1993 par la loi 456 de la Constitution ghanéenne de 1992. Elle est chargée de la protection des droits et des libertés fondamentales et de la promotion de la justice administrative au Ghana ainsi que de la moralisation de la vie publique. La CHRAJ combine la mission du Médiateur et la Commission des droits de l’homme sous le même parapluie.

Boakye Agyarko

ibinimori

copyright5_thumb.png

Un commentaire

Les commentaires sont fermés.