Médiapart : Soro et Ouattara, Présumés Cerveaux du Putsch de 2015 au Burkina Faso

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Le pouvoir ivoirien est impliqué dans le putsch de 2015 au Burkina Faso. C’est le titre très explicite d’une nouvelle enquête du Journal français  en ligne  Médiapart parue ce lundi. Les journalistes ont pu avoir accès à une grande partie de l’ordonnance judiciaire du juge Burkinabè François Yaméogo. Ce dernier est en charge du procès des putschistes du Régiment de Sécurité Présidentielle ( RSP) qui s’était emparé du pouvoir pendant une dizaine de jours au mois de septembre 2015. Les révélations du site d’information sont de grande ampleur. On y apprend tout d’abord  que la fameuse conversation téléphonique présumée  entre le Président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro et l’ex-Ministre Burkinabè Djibril Bassolé, a été authentifié par un expert allemand. Dans cette conversation, M. Soro semblait superviser le déroulement du coup d’État. «  Pour le juge, aucun doute, rapporte Médiapart, Bassolé et Soro ont planifié  une opération d’intervention des forces hostiles au Burkina […] pour permettre aux bandes armées du RSP de reprendre des forces et le contrôle de la situation ».

Le juge rapporte également dans son ordonnance que tant Djibril Bassolé que Gilbert Dienderé, le meneur du coup d’État, ont confirmé avoir été contactés par Guillaume Soro. Mais plus surprenant, les plus hautes sphères de l’Etat ivoirien seraient impliquées dans ce coup d’État selon Médiapart.  Le Chef d’État-major particulier du président Ouattara, Vagondo Diomandé, aurait été contacté par Gilbert Dienderé lui-même pour aller récupérer du matériel et une importante somme d’argent à la frontière ivoirienne le 19 septembre 2015, trois jours après le coup d’État, un hélicoptère des putschistes serait allé à la rencontre d’un 4×4 ivoirien qui leur aurait livré des grenandes lacrymogènes et près de 50 millions de francs CFA. Cette somme aurait été transmise à Léonce Koné, un cadre du parti de Blaise Compaoré, proche des putschistes. De son côté, Gilbert Dienderé aurait reconnu avoir reçu 84 millions de francs CFA de la part du même Vagongo Diomandé, à destination des putschistes du RSP. «  Ces déclarations posent la question de l’implication  directe d’Alassane  Ouattara dans ce coup d’État » conclut Médiapart. «  On imagine mal son chef- d’État-major particulier envoyer de l’argent à des putschistes sans son aval ». L’audience de confirmation des charges du procès devrait s’ouvrir le 25 octobre prochain et vise 107 personnes don Gilbert Diendéré, le meneur du coup d’État. Les relations ivoiro-burkinabè devraient attendre un peu pour être au beau fixe.

 

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