Nigeria : La Ministre des Finances Démissionnaire Kemi Adeosun Responsable mais pas Coupable

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Kemi Adeosun assume sa responsabilité dans l’affaire de faux certificat NYSC. Dans une lettre adressée au Président Buhari, elle explique sa version des faits. Version controuvée où, incapable de nier l’inauthenticité du document en question, elle en rejette la faute sur les intermédiaires qui l’ont aidée à l’avoir… En somme, responsable mais pas coupable, comme l’aurait dit un ministre Français…

D’un point de vue communicationnel, la lettre est aussi une belle occasion de porter Buhari aux nues. Son introduction comme sa conclusion constitue un bel encart publicitaire pour Buhari qui, en acceptant à contrecœur la démission de la ministre, place son geste non pas sous le signe d’une exception à son mot d’ordre éthique de lutte contre la corruption, mais plutôt de confirmation et d’illustration de celui-ci.

 « (…)Je suis aujourd’hui au courant des conclusions de l’enquête sur l’allégation faite sur un support en ligne selon laquelle le certificat d’exemption du National Youth Service Corp (NYSC) que j’avais présenté n’était pas authentique. Cela a été un choc pour moi et je crois que, conformément à l’intérêt porté par l’Administration à l’intégrité, je dois faire ce qui est honorable et démissionner.

Monsieur le Président, permettez-moi de décrire brièvement le contexte de cette affaire. Je suis née et j’ai grandi au Royaume-Uni. En effet, ma maison familiale demeure à Londres. Mes visites au Nigéria jusqu’à l’âge de trente-quatre ans (34 ans) étaient des vacances, avec des visas obtenus dans mon passeport britannique. J’ai obtenu mon premier passeport nigérian à l’âge de trente-quatre ans (34 ans) et lorsque j’ai déménagé, on s’est demandé si la loi NYSC s’appliquait à moi. Ayant demandé mon statut à NYSC, j’ai été informée que, en raison de mon passé de résidence et ayant dépassé l’âge de trente (30) ans, j’étais exempté de l’obligation de servir. Jusqu’aux événements récents, telle était ma compréhension des choses.

Sur la base de ces avis et avec les conseils et l’assistance de ceux que je tenais alors pour des associés de confiance, le NYSC a été sollicité pour obtenir une preuve documentaire de mon statut. J’ai ensuite reçu le certificat en question. N’ayant jamais travaillé à NYSC, visité les lieux, été au courant ou familier de leurs opérations, je n’avais aucune raison de soupçonner que le certificat était tout sauf authentique. En effet, j’ai présenté ce certificat à la Chambre de l’Assemblée de l’État d’Ogun en 2011 et en 2015 pour l’attestation de la Direction des services de l’État (DSS) ainsi qu’à l’Assemblée nationale pour examen. Quoi qu’il en soit, en tant que personne totalement engagée dans une culture de probité et de responsabilité, j’ai décidé de démissionner à compter du vendredi 14 septembre 2018. »

Bánúsó̩ Akandé

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Un commentaire

  1. Facile de botter en touche ; c’est comme si, à l’aéroport, les douaniers trouvaient sur elle un colis qui, après fouille, s’avère contenir de la drogue, et elle dit que c’est un autre passager qui le lui a confié… Ah ! Ah ! Ah ! Ô ma séo ! Le vin est tiré, il faut le boire…

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