Nigeria 2019 : Face à la Candidature de Kingskey Moghalu

 

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Une autre saison d’élection générale nous interpelle en tant que nation, et la politique devrait rapidement être saturée par la frénésie qui vient avec une myriade d’activités politiques. Malheureusement, comme c’est souvent le cas, c’est la même cohorte de politiciens prédateurs qui a de nouveau pris le devant de la scène, s’entrecroisant d’un camp à l’autre. C’est la même bande d’une classe politique égoïste qui, à travers les principaux partis politiques, créent une excitation douteuse pour encourager le reste d’entre nous. Les forces oppressives se relèvent, luttant pour l’âme du peuple, et comme sous le charme, il semble que les gens soient dans une passive félicité. Ironiquement, les gens semblent impuissants même si, pour la première fois dans l’histoire de la nation, il y a une foule de jeunes aspirants politiques qui se disputent des fonctions électives, dont les genoux ne se sont pas inclinés devant les seigneurs de la corruption, du népotisme, le tribalisme, le fanatisme religieux, l’étroitesse d’esprit, la médiocrité, et tout ce qui nous a tenus liés à la chaîne du sous-développement en tant que nation. Une grande majorité d’analystes sociaux et politiques rejettent les chances de cette nouvelle génération de dirigeants politiques de remporter les élections – en particulier l’élection présidentielle – s’ils ne se dissolvent pas dans une troisième force formidable. Cela semble être une flagrante vérité – pourtant, le statu quo demeure. Certains ont accusé la nouvelle génération d’aspirants de permettre à leurs  adeptes sycophantes de les pousser à continuer sur un chemin qui ne mène nulle part. D’autres les ont accusés d’avoir laissé leur ambition égoïste l’emporter sur leur devoir patriotique envers le pays et leur allégeance au bien commun. Apparemment, beaucoup attendent le résultat des élections pour leur dire « Je vous l’avais bien dit! » Mais c’est là que nous avons tout faux. Toute personne satisfaisant aux exigences établies par nos lois électorales a le droit légal de se porter candidat à poste électoral de son choix. En outre, les questions de compétence, de capacité, de popularité et de bonne volonté sont à la fois subjectives et objectives. Un candidat peut honnêtement croire qu’il est mieux placé que d’autres jusqu’à ce qu’il soit confronté à des faits, des chiffres et des arguments supérieurs quant à une meilleure candidature. Vous ne vous attendez pas à ce qu’un candidat évalue objectivement d’autres candidats et admette qu’ils sont mieux placés que lui. La question échoit  aux leaders d’opinion. C’est leur devoir, certes ingrat, de créer des plates-formes et d’engager des discussions sur l’évaluation des candidats et d’aider les électeurs à voir les raisons de faire la queue derrière les meilleurs. Cela me semble être le chaînon manquant de notre trajectoire politique. Où sont les nobles leaders de l’ensemble de la société qui peuvent travailler sans relâche pour donner naissance à une troisième force et inspirer un vote en bloc, en particulier de la part des jeunes dans les prochaines élections? Ceux qui devraient influencer les autres à penser et à agir politiquement semblent être en train de se croiser les bras, en disant que ce qui sera sera. Nous semblons être inconscients des conséquences sinistres de ne pas avoir raison pour la énième fois, comme si c’étaient les candidats seuls qui  en subiraient la conséquence. Pouvons-nous en toute conscience comparer la perte d’investissement financier personnel qu’un candidat subirait avec les tragédies nationales de tueries incessantes, la sélectivité de soi-disant guerres anticorruption, la pauvreté et le chômage accrus, l’économie monolithique et maladive, le déclin et le déficit infrastructurel que nous pourrions continuer de subir en tant que nation, pour n’en citer que quelques-uns, si nous ne parvenions pas à faire les choses correctement? Je l’ai répété à maintes reprises sur des fora différents, en toute objectivité, Kingsley Moghalu domine largement tout autre candidat ayant jusqu’ici déclaré son intérêt pour la présidence en ce qui concerne sa compréhension approfondie de la situation socio-économique et les problèmes politiques auxquels nous sommes confrontés, et sa capacité à proposer des solutions réalistes à ces problèmes. Je n’ai pas toujours su cela. Je suis tombé sur des personnes très respectées qui parlaient avec ferveur de lui, et par la suite j’ai pris des mesures délibérées pour me renseigner à son sujet, lire des articles sur lui et regarder ou écouter de nombreux entretiens et discours qu’il a tenus ou donnés. Voici ce que j’ai découvert: il a la compétence, le caractère, la vision et le charisme pour diriger ce pays. S’il y a une chose qui nous manque en tant que nation, c’est la pénurie de pensée stratégique, de prévoyance et, bien sûr, de service désintéressé. Il n’est pas étonnant qu’Obafemi Awolowo ait été désigné comme le meilleur président que le Nigéria n’ait jamais eu. Kingsley Moghalu est également stratège, penseur et auteur de livres de renommée internationale sur l’édification de la nation. Il a été impliqué non seulement intellectuellement mais pragmatiquement dans les processus de leadership et la cause de la bonne gouvernance. Évidemment, les chances sont contre lui. Il se présente sous la bannière d’un parti relativement inconnu, le Young Progressive Party. Le calendrier électoral ne favorise que les partis renommés à large portée, puisque l’INEC, dans son calendrier, interdit les campagnes publiques jusqu’au 18 novembre 2018, date à laquelle les partis peuvent les entamer. C’est pourquoi Kingsley Moghalu a eu recours à des assemblées publiques, des conférences et des commentaires sur les médias sociaux avec un impact limité. Pour accroître sa visibilité, les jeunes nigérians doivent impérativement faire du bénévolat pour vendre sa candidature dans tous les coins et recoins du pays. Mais comment ces choses peuvent-elles se passer si nous continuons, dans notre cercle d’influence, à donner des ordres discordants à ceux qui attendent de nous initiatives et directives? Comment pouvons-nous faire émerger une troisième force si nous tirons dans des directions différentes, alors que nous visons le même but ? Je suis fermement convaincu que Kingsley Moghalu pourrait être – et devrait être- le visage de la troisième force visionnaire, dynamique et progressiste. Si vous avez un argument supérieur, nous devrions en discuter ouvertement, pas pleurnicher. Nous sommes tous en train de faire la course contre la montre, mais la terrible vérité est certaine, à savoir: être en deçà de la cible équivaut à manquer à notre génération et à la suivante.

Timothy, Ola Bamgboye

Juriste écrit de Warri, Delta State.

Traduction Bolaji Adenifuja

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