Le Défi Actuel de l’Afrique : Échapper à la Nouvelle Sodomie Occidentale ou Mourir

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Le monde et son système de violence politique évoluent. Les puissances, à l’instar des civilisations sont mortelles. Telle une banquise cernée par un climat réchauffé, l’Occident chrétien capitaliste s’émeut et se meut ; doucement, à son corps défendant, il glisse du théâtre de la puissance. Et pour ne pas disparaître, décidé de persévérer dans son être, il s’agite comme un diable jeté dans l’eau bénite de l’histoire. Il est prêt à faire flèche de tout bois. Il est prêt à refaire l’histoire, dans sa figure hideuse des siècles d’airain réglés, les siècles de « 10 tonnes de nègres! », de viol, de vol, de pillage sans fin et de domination au nom de la supériorité blanche et de l’infériorité noire. Des siècles de sodomie. L’Occident se souvient que le Noir et l’Afrique noire ont toujours servi pendant au moins un demi-millénaire. 400 ans d’esclavage et de traite implacable qui ont donné le jazz et Mohamed Ali, et 100 ans de colonisation, qui ont donné Senghor et Ouattara. Et, dans son for intérieur de criminel pseudo-civilisé, il se dit : «  qui a servi servira ». Tant qu’à disparaître, il reprend la recette barbare de l’oppression-domination-pillage, mise en veilleuse pour les beaux yeux d’Hitler. Mais Hitler est devenu le passé d’une hantise. Le nouveau soleil de la barbarie se lève, avec ses rêves de domination, de viol et de vol assuré sur un nid de coucous noirs.

De nos jours, en jetant un coup d’œil sur le passé, quel esprit sensé et sensible ne s’étonne que quelque chose comme l’esclavage ait pu se passer non pas durant les quatre années d’un certain génocide dont on aime tant à nous rebattre les oreilles, mais tranquillement durant  100 fois plus de temps ! 400 ans de crime contre l’humanité perpétré dans le silence et la complicité du monde.

Aujourd’hui, sentant le sapin, l’Occident, la France en tête, voilée derrière sa crapuleuse réputation de pays des droits de l’homme, reprend le flambeau de la barbarie, de l’Afrique comme matière et objet de domination. Étrangler l’Afrique pour survivre, telle est la solution, calquée sur le modèle atroce du passé. Sinon empêcher le déclin et la mort sûre, du moins les retarder.

Alors, on s’active, on verrouille, on serre les boulons des dictateurs de service, on réveille ceux qui dormaient, on assassine les durs à cuir comme Sankara ou Kadhafi – celui-là qui, ironie du sort, avertissait l’Afrique contre la résurrection programmée de l’esclavage – on jette les ours qui ne dansent pas bien, les récalcitrants comme Gbagbo en prison. Et là aussi dans le silence général et la complicité des bien pensants de ce beau monde, parce qu’il en va de la survie de du monde blanc. Qui est fou ? La bienpensance n’a jamais nourri son homme, et la survie passe avant les belles idées, dont la France est à la fois l’experte et la capitale.

A l’Afrique de mettre sa vie dans la balance, comme l’enseigne Hegel, lui qui le premier, bien avant Sarkozy,  a dit que l’Afrique ne connaissait pas l’Histoire. Comme un seul homme avec ou sans Kadhafi, contre le jeu servile des Ouattarra, des Eyadema, des Sall, l’Afrique doit refuser de  se faire étrangler, elle doit refuser de se faire saigner. Elle doit refuser d’être l’anti-sarcophage de l’Occident ; elle doit refuser d’être l’antidote de son éclipse ; elle doit refuser d’être sa chasse gardée historique ; elle doit refuser d’être sa matière première et sa matière dernière ; elle doit refuser d’être le mouton noir des blancs. Si elle ne refuse pas, qu’elle ne compte pas sur un autre Hitler pour la sauver. Les Occidentaux ne feront plus de guerres ethniques baptisées mondiales ; ils ne découvriront plus le spectre de l’humanité sur les cendres chaudes de leur propre barbarie.

Le Défi qui s’impose à l’Afrique actuellement est clair : échapper à la nouvelle sodomie occidentale ou mourir.

Adenifuja Bolaji

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