Publié dans Haro, Humor

Cérémonie d’Adieu des Obsèques d’Helmut Kohl : Leçons Africaines

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 A la cérémonie d’Adieu des obsèques de l’ancien chancelier allemand, Helmut Kohl,  qui avait lieu au parlement européen à Strasbourg, plus d’une dizaine de personnalités du monde entier ont pris la parole : Européens bien sûr, mais aussi Anglais, Américains, Russes, etc… Aucun Africain !

Et pourtant les changements majeurs intervenus en Allemagne du temps (et sous la houlette) d’Helmut Kohl, à défaut qu’elle n’y soit pas un acteur décisif, impactèrent l’Afrique ; par ailleurs, l’Union Européenne dont l’ancien chancelier fut l’un des continuateurs infatigables et consciencieux est très impliquée dans la coopération avec l’Afrique. Alors pourquoi, pas même un seul représentant de l’Afrique n’était invité à cette cérémonie funéraire en hommage à une grande personnalité de cette Europe par ailleurs si lyrique sur le thème de l’égalité des hommes et de leur universelle fraternité ?

N’allez pas croire que la réponse à cet oubli se trouve du côté du racisme anti-africain ou d’un quelconque mépris des pays pauvres ou culturellement différents de l’Europe. Non, la réponse est simple.

Simple question d’ordonnancement et d’unité de convenance. En clair, chaque orateur invité a parlé dans sa langue nationale qui, soit dit en passant, se trouvait être par la même occasion sa langue maternelle. Imaginez que l’Afrique fût invitée dans ce cénacle si ordonné et qu’un de ses représentants dût prendre la parole, qu’allait-il se passer ? L’intrus parlerait sûrement en français ou en anglais. Il serait alors le seul orateur à ne parler ni dans sa langue nationale, encore moins dans sa langue maternelle. Ce qui ruinerait le bel ordonnancement de la cérémonie…

Voilà pourquoi les Européens préférèrent dire « Afrique, non merci » au cours de cette cérémonie d’Adieu des obsèques d’Helmut Kohl.

 

Afrique/Europe : Histoire Parallèle, Misère Réciproque

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