Sous le Bananier : Remède aux Candidatures Exotiques

basho2.png
Il y a bien des choses à changer dans la constitution béninoise. Et de ce point de vue, les considérations symboliques ne doivent pas être les dernières. Ainsi, pour l’affirmation de l’identité Béninoise, la constitution doit faire obligation à tout candidat à la présidentielle de parler couramment le béninois, c’est-à-dire concrètement le fon, le yoruba, le bariba, le gun, l’aja, le aïzo ou le ditamari. Quiconque ne peut parler couramment l’une de ces sept langues doit revoir à la baisse ses prétentions politiques. Il peut être délégué, chef de quartier, conseiller, maire, ou député de zones non couvertes par ces aires culturelles ou linguistiques. Et s’il ne peut toujours pas satisfaire à ce second degré d’exigence politique, il ne lui reste plus qu’à jeter sa langue au premier chat politique qui passe.
Si cette condition avait été inscrite noir sur blanc dans la constitution du Bénin cela aurait épargné à ce pays paisible bien des passions inutiles autour de candidatures loufoques et exotiques ; toutes choses qui ridiculisent le Bénin dans le concert des nations intègres.
Amida Bashô

copyright5_thumb.png

Publicités