| Alors que la réunion de l’OMS tenue à Cotonou cette semaine s’est réduite dans les média et la société politique béninoise à un débat mesquin, manichéen et piteusement Quartier latin opposant de manière mythique la géniale et innocente Professeur Gazard au méchant égocentrique Yayi Boni qui n’aurait rien fait pour faire reconnaître au monde le talent et le savoir faire immenses de cette perle rare béninoise, et alors que le virus Ebola continue de tuer nos frères et sœurs ouest-africains, personne au Bénin n’a vraiment dit qui était la nouvelle directrice Afrique de l’OMS, et quel était son programme pour sauver notre continent.
Voici un article du Daily Times Pakistanais qui parle d’elle plus sereinement c’est-à-dire de manière moins bénino-béninoise. COTONOU – Dr Rebecca Matshidiso Moeti, (OMS) le nouveau directeur de l’Organisation mondiale de la Santé pour l’Afrique, a promis d’améliorer les systèmes de santé sur le continent. Moeti qui est originaire du Botswana, a été élue au poste mercredi lors de la 64e session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique, tenue à Cotonou, au Bénin. Avec son élection en cette période troublée d’Ebola, on comprend que l’OMS a voulu jouer la carte de l’expérience et de la sécurité. Espérons que ce choix contribuera à juguler le péril d’Ebola qui sévit cruellement en Afrique de l’Ouest Binason Avèkes |
Cher Binason Avèkes, sans verser dans nombre de poncifs ambiants, l’idée centrale développée dans votre article me paraît rejoindre – toutes proportions gardées – certains aspects de la modeste analyse à laquelle je me suis risqué à travers un billet récemment publié sur le même sujet, sur AFRICA 7, via le lien :
http://afrika7.com/les-blogs/entry/election-du-directeur-regional-afrique-de-l-oms-lecons-de-la-defaite-beninoise#.VFxd5cxhAcs.facebook
Cher Roc Nepo,
Merci pour votre réflexion. Ce que je réprouve dans la culture quartier latin du Bénin c’est la valorisation égoïste de la chasse au poste international érigée en fin en soi, et sa justification sibylline par le sentiment de fierté nationale auquel tout Béninois normalement constitué devrait adhérer.
Comme vous l’avez relevé dans votre pénétrante analyse, le poste de fonctionnaire international ne peut être une fin en soi déconnectée d’une politique internationale qui a une visée et une vision claires, stables et durables.