Covid-19 : Troisième Vague & Cie

Third Wave experience

On ne peut comprendre pourquoi il y a une seconde vague du Covid et qu’on nous en promette déjà une troisième, voire une quatrième sinon plus, si on n’élucide pas clairement pourquoi et comment la première vague a pu s’inviter dans la vie, jusque-là paisible, du monde.

Une thèse veut que le virus soit une invention humaine. Bien que l’un de ses auteurs soit un éminent professeur et Prix Nobel de médecine, cette thèse a été labellisée complotiste par ses opposants ; et il n’est pas anodin de préciser que ceux-ci ne sont tout autres que les tenants de l’ordre sociopolitique, ceux qui ont le droit ou la compétence de conférer leur vérité aux faits sociaux, et dont les jugements sont censés aller de soi puisque constituant la doxa.

Et puis il y a la thèse qu’on pourra qualifier de naturaliste, qui veut que le monde étant ce qu’il est, les évolutions qui s’y opèrent avec ou sans les interactions humaines et les mutations qu’elles engendrent conduisent inévitablement à l’émergence adaptative d’organisme qui s’ils participent généralement de notre vie, peuvent aussi en menacer l’équilibre. Menace qu’il faut anticiper et pour l’éradication desquelles il sied de se préparer.

C’est d’ailleurs la nécessité de cette préparation et ses implications sur le plan de la recherche biologique qui, paradoxalement, induisent la confusion et les questionnements légitimes dans l’opinion ; celle-ci a, en effet, du mal à faire la part de l’anticipation et celle du complot qui, dans le monde où nous sommes, n’est pas en soi une vue de l’esprit. Et la plus grosse escroquerie morale et intellectuelle est de vouloir faire passer tout questionnement sur le complot comme relevant d’une vue de l’esprit.

Compte tenu  de la donnée de ces deux thèses qui chacune a sa légitimité et ses raisons, on est en droit de considérer comme suspecte l’idée même qu’il aille de soi que l’une soit déjugée, disqualifiée et considérée comme aberrante, connotant une forme au mieux risible au pire préoccupante et dangereuse de déviance dans la perception de la réalité – déviance à laquelle sont souvent prêtées des arrières pensées politiques. En clair, la naturalisation comme aberrants des questionnements sur l’éventualité que le Covid relève d’un complot, naturalisation à laquelle se livrent médias  et acteurs établis, est un consensus frauduleux et une violence symbolique.

En effet, la naturalisation signifie la disqualification de la possibilité du complot comme n’ayant pas de sens dans le monde où nous sommes. Ce qui pose un problème de liberté d’expression et de conscience. Outre l’atteinte à la liberté d’expression et de conscience, il y a même une accusation que l’on peut retourner contre les contempteurs du droit de questionner qui est la confusion délibérée opérée ente hypothèse et thèse. Car dans leur grande majorité ceux qui questionnent l’éventualité que le Covid relève d’un complot n’avancent pas leurs questions en tant que thèse mais comme une hypothèse. C’est dire que la plus grande suspicion n’est pas du côté de ceux qu’on appelle les complotistes, mais de ceux qui les qualifient ainsi au nom d’une thèse qui n’en est pas une parce qu’ils ont tôt fait de sauter le pas pour faire d’une thèse ce qui n’est qu’une hypothèse.

Cette bonne volonté est pour le moins suspecte. Elle pose un problème de liberté d’expression et de conscience. Et on se demande pourquoi des gens normaux qui n’ont rien à se reprocher prendraient la responsabilité d’une telle violence. Cette réflexion est une propédeutique à la troisième vague.

Adenifuja Bolaji

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