La Synthèse du Pétrole, Signal pour une Afrique Bradeuse

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Comme le montre cette vidéo, les Occidentaux sont capables maintenant de synthétiser le pétrole ; cette ressource fétiche, à l’origine de maintes guerres, intrigues diplomatiques et tensions géopolitiques dans le monde.

A n’en pas douter, cette prouesse extraordinaire augure d’une nouvelle ère où l’intelligence se substituera définitivement à l’inégalité devant les ressources naturelles et les matières premières. Inégalité contre laquelle l’Occident, au mépris de ses valeurs proclamées, n’a de cesse de se révolter, de s’inscrire en faux, en commettant toutes sortes de crimes : guerres, génocides, esclavage, colonisation,  massacres, et domination politique sans cesse.

En revanche, la possession de ces ressources en laquelle la nature a scandaleusement doté les Africains a constitué pour eux, depuis plusieurs décennies, leur seule source de revenu, leur seule façon de se positionner dans le jeu des échanges mondiaux. Leur devise a été : ressources naturelles contre ressources culturelles – entendez, techniques et scientifiques. Et, enfermés dans cette logique paresseuse et à courte vue, ils n’ont jamais trouvé nécessaire de prendre leur part dans la dignité commune d’homo faber, assumée exclusivement depuis plusieurs siècles par les autres, principalement les Occidentaux. La synthétisation du pétrole, cette ressource culte et symbolique de la prostitution matérialiste des Africains, en appellera à coup sûr d’autres.

A supposer que dans une ère nouvelle qu’on pourrait appeler l’ère de la synthétisation, l’Occident parvienne à synthétiser l’essentiel des ressources pour lesquelles elle a harcelé et eu commerce forcé avec l’Afrique depuis plusieurs siècles ; supposons que, du jour au lendemain, à l’instar du pétrole, diamant, cuivre, uranium, bauxite, fer, cobalt, métaux rares, etc. deviennent synthétisables à foison ! Que fera l’Afrique ? Que fera l’Afrique lorsque les ressources dont le pillage et le bradage justifient l’intérêt que lui a porté jusqu’ici l’occident capitaliste en viendront à perdre toute force d’attraction aux yeux de celui-ci ?

L’Afrique se retrouvera alors dans la situation de la prostituée qui, du jour au lendemain, s’aperçoit que son  vagin a disparu. Non seulement nous n’aurons plus aucun intérêt et l’Occident nous jettera aux oubliettes mais, pire encore, nous serons pris au dépourvu et, dans note cruelle solitude, nous ne saurons même pas quoi faire de nos ressources. Car nous nous rendrons compte que pour transformer nous-mêmes ces ressources, il aurait fallu nous doter de la science, du savoir faire et de la technologie nécessaires ; ce qui, jusque-là, dans la frénésie aveugle de notre culture de bradage, a été le cadet de nos soucis…

Adenifuja Balogun

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