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Secrets d’Afrique : Quand l’ex-Président Nigérian Obasanjo s’agenouillait devant Kadhafi

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Le gouverneur Ayodele Fayose, de l’Etat d’Ekiti a fait une révélation qui jette une lueur édifiante sur les agissements de l’ancien Président nigérian Olusegun Obasanjo aux alentours des années 2006, dans sa frénésie de perpétuation au pouvoir, au-delà du terme constitutionnel.  À l’époque, selon les témoignages de nombre d’acteurs politiques de premier plan, le Président Obasanjo, aurait, à coup de milliards, acheté la conscience d’un faisceau d’hommes politiques et d’élus de l’Assemblée ; et, n’eût été la mobilisation du Sénat relayée par la vigilance de la société civile et du peuple, cet imposteur  historique qui continue de passer pour un parangon de vertu républicaine  aurait enseveli la jeune démocratie nigériane naissante dans le linceul vicieux de son insatabilité politique.

Mais cet aspect intérieur connu du forcing antidémocratique de « Chief Olusegun Obasanjo » cache bien un autre autrement plus diplomatique et international ; il  a trait à la logique perverse toute africaine qui veut que souvent nos dirigeants n’aient cure de tenir leur pouvoir de leurs peuples mais de puissances ou de personnalités extérieures à leurs nations sinon à l’Afrique, érigées on ne sait pourquoi et comment en faiseurs de rois naturels.

C’est dans cette logique que s’inscrit la révélation de M. Fayose.  Selon le Gouverneur PDP, trublion politique et unioniste yoruba,  l’ancien président, Olusegun Obasanjo, se serait agenouillé devant Kadhafi pour le prier d’appuyer  son désir de troisième mandat. Le Gouverneur d’Ekiti  a révélé qu’après son numéro de génuflexion pathétique, le dirigeant libyen a traité Obasanjo comme un moins que rien.

Dans un entretien au magazine  « The Interview », M. Fayose a déclaré: « C’était un scénario pathétique, tellement honteux. Obasanjo parlait rapidement comme un perroquet. J’ai été choqué au-delà des mots. Je ne savais jamais qu’Obasanjo pouvait descendre aussi bas

« Il était sur un genou jusqu’à la fin de la conversation. Kadhafi resta silencieux et se contentait de fixer Obasanjo. Quand Obasanjo a cessé ses divagations, le dirigeant libyen a  dit: ‘Avez-vous fini? Je ne vais pas pouvoir rester plus longtemps  à cette réunion. J’ai d’autres engagements.”

Que ne faut-il pas faire pour se perpétuer au pouvoir. Nous avons connu les mêmes agissements au Bénin sous Kérékou, puis sous Yayi. Au-delà du respect strict de l’esprit de la constitution, espérons que nos dirigeants en viendront à intérioriser le fait que le peuple est  la seule source de la légitimité de leur pouvoir.

Ayodele Babatope

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