Publié dans Haro

PVI, Benin Control ou Contrôle du Bénin

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Le PVI est un double scandale politique et économique, né d’une double intrigue.

  1. Le principe de sa conception et son objet, qui consistent à retirer à un corps de l’État une activité relevant de ses prérogatives régaliennes — comme si on substituait un corps de mercenaires privé à l’armée — alors qu’il eût suffi d’en améliorer le fonctionnement en rationalisant ses méthodes.
  2. Le fait qu’une fois décidé, le PVI soit nécessairement adjugé, dans des conditions juridiques sujettes à caution à Benin Control, une société dont le propriétaire n’est tout autre que M. Talon. Comme si le PVI est une conception et une concession occultes de M. Talon. Ce dernier acte est d’autant plus scandaleux qu’il s’agit d’une transaction incestueuse, opérée sans vergogne ni scrupule, sans états d’âme, ou du moins avec l’âme aveugle d’un prédateur, qui n’a cure du conflit d’intérêt.

Avec ce double scandale, qui vient après une séries d’actes similaires d’accaparement léonin des biens de l’État par Talon & Co, nous serons vite passés de Benin Control au Contrôle absolu de l’économie du Bénin, par un homme qui, pour  se/ce faire, n’a pas hésité à en devenir le chef de l’État, statut dont, hormis son usage prédateur, il n’a que faire.

Aminou Balogun

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