Publié dans Haro, nigeria

Nigeria : La Violence Quotidienne des Bergers Peuhls et leur Curieuse Impunité

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Depuis qu’ils massacrent à tour de bras au quotidien, je n’ai jamais entendu dans la presse parler de l’arrestation nominative d’un de ces peuhls assassins, qui portent sans crainte des armes automatiques, qui sont aussi celles de leurs crimes.

Mais j’ai pu lire dans la presse nigériane qu’on a arrêté l’assassin de tel berger peuhl, ou que le préfet de police a rappelé à un gouverneur qu’il n’avait pas le droit d’interdire la transhumance des bergers peuhls dans son État.

Et pourtant, les violences et tueries de cette engeance de sauvages incultes, assoiffées de sang sont quotidiennes ; elles vont des pillages et viols aux crimes de sang et aux tueries de masse à caractère ouvertement ethnique et religieux.

De là, à soupçonner un deux poids deux mesures inspiré par un laisser faire au moins politiquement motivé si ce n’est pire, il n’y a qu’un pas que la perplexité fait franchir, y compris à un esprit bien intentionné.

Anjorin Bolanle


P.S. Quelques heures seulement après la publication de ce post, j’ouvre ce matin le journal Vanguard, et je tombe comme c’est souvent le cas sur un article relatant un des faits de tuerie quotidienne des bergers peuhls. Et le moins qu’on puisse dire c’est que le récit est un modèle narratif du genre. On nous parle de meurtre d’un paysan par un berger peuhl, on nous donne le nom de la victime, on ne donne pas le nom de l’assassin, désigné tout au long de l’article par un bien anonyme « the man ». Le souci de rechercher la paix est mis en avant par le préfet de police, qui ne parle pas de justice. On entend l’intervention d’un soi-disant représentant de la communauté peuhle de la localité, qui lui pour le coup a un nom; celui-ci donne une version nuancée du crime, où il est question d’un meurtre par jalousie — la victime étant soupçonnée de flirt présumé avec la femme du berger ; et une autre version encore selon laquelle le paysan aurait empoisonné les bêtes du berger : toutes versions à charge, visant à « comprendre » le geste du tueur, sinon à l’excuser, dans le seul but d’éviter la réaction de révolte de la communauté hôte et des parents de la victime. Mais tout cela reste des suppositions, et les seuls faits réels sont la mort d’un homme, qui a accepté de coopérer avec un berger peuhl, et la fuite de celui-ci après son acte meurtrier.

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Un commentaire sur « Nigeria : La Violence Quotidienne des Bergers Peuhls et leur Curieuse Impunité »

  1. Quelques heures seulement après la publication de ce post, j’ouvre ce matin le journal Vanguard, et je tombe comme c’est souvent le cas sur un article relatant un des faits de tuerie quotidienne des bergers peuhls. Et le moins qu’on puisse dire c’est que le récit est un modèle narratif du genre. On nous parle de meurtre d’un paysan par un berger peuhl, on nous donne le nom de la victime, on ne donne pas le nom de l’assassin, désigné tout au long de l’article par un bien anonyme « the man ». Le souci de rechercher la paix est mis en avant par le préfet de police, qui ne parle pas de justice. On entend l’intervention d’un soi-disant représentant de la communauté peuhle de la localité, qui lui pour le coup a un nom; celui-ci donne une version nuancée du crime, où il est question d’un meurtre par jalousie — la victime étant soupçonnée de flirt présumé avec la femme du berger ; et une autre version encore selon laquelle le paysan aurait empoisonné les bêtes du berger : toutes versions à charge, visant à « comprendre » le geste du tueur, sinon à l’excuser, dans le seul but d’éviter la réaction de révolte de la communauté hôte et des parents de la victime. Mais tout cela reste des suppositions, et les seuls faits réels sont la mort d’un homme, qui a accepté de coopérer avec un berger peuhl, et la fuite de celui-ci après son acte meurtrier.

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