
Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Voyez-vous, je sais que j’ai déjà perdu.
J’irai par la grande porte, j’irai la tête haute.
Je ne puis demeurer loin de mes rêves mercenaires.
Je laisserai derrière moi, les deux milliardaires du cru
S’étriper pour la grande joie de Yayi, mon mentor
Afin que son cauchemar ne devienne réalité
Je lui dois au moins ça, lui qui m’a tout donné.
Je partirai sans regret ni rancune, ni amertume,
Je retournerai près de la Seine, dans mon pays natal,
Et quand j’arriverai, je me ferai un peu d’argent de poche
En vendant mes tenues de carnaval sous les tropiques
Victor Houdé
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