Modifier la Constitution pour Prévenir les Offensives Obscènes à la Lionel Zinsou

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aka3Dans leurs programmes pour la campagne des présidentielles 2016, plus d’un candidat a mis l’accent sur la nécessité de modifier la constitution afin de rendre la gestion du pouvoir plus démocratique et débarrassée des dérives, abus et inquiétantes extravagances constatés ces dernières années sous la gouvernance déjantée de Yayi Boni. Le parachutage obscène de Lionel Zinsou, qui ressortit de l’extraversion présidentielle, n’est pas la moindre de ces inquiétantes extravagances.
Dans les conditions exigées pour la candidature présidentielle, on sait que la visite médicale occupe une bonne place, et n’est contestée par personne. En effet, que le futur président soit en bonne santé tombe sous le sens. Cet examen médical en revanche doit être étendu à tous les aspects de la santé — physique, mental et moral.
Peut-être que si ces deux derniers aspects avaient fait l’objet d’un examen rigoureux de la part de la CENA nous n’aurions pas eu le malheur de laisser un homme comme Yayi Boni venir étaler au sommet de l’état les dérèglements de son esprit de névrosé. Car, rétrospectivement, à voir ses agissements, l’état de tension dans lequel il a maintenu le pays, mais aussi ses actes d’une loufoquerie affligeante, force est de s’interroger sur le sérieux de l’examen de santé qu’il a subi avant d’être déclaré éligible par la CENA.
Dans la même veine d’exigence préalable, il ne serait pas inutile d’assurer que le futur président fournisse la garantie d’une identité culturelle effective. Car la culture de l’oiseau rare en faveur au Bénin, poussée à son extrême, peut conduire à coopter non seulement un étranger politique, mais aussi un étranger identitaire, au seul motif qu’il a la citoyenneté béninoise. Si la citoyenneté garantit l’appartenance nationale, elle ne garantit pas l’identité culturelle effective. Donc il serait bon qu’à l’instar du jury de médecins qui scrute la santé du futur candidat, il y ait un jury spécialisé pour certifier l’identité culturelle effective des candidats. Les langues étant le condensé de la mentalité et de la culture, du rapport effectif au terroir considéré comme partie intégrante de la totalité nationale, l’examen de l’identité culturelle doit consister à tester l’aptitude à manier l’une des cinq principales langues du Bénin que sont dans l’ordre d’importance : le Fon et ses variantes, le Yoruba et ses variantes, le Bariba et ses variantes, le Peuhl et ses variantes, et le ditamari et ses variantes. Ce test qui revêtira un caractère exigeant peut se décliner en plusieurs exercices allant des questions orales sur l’histoire et la culture d’une aire culturelle donnée, à la tenue d’un discours en situation devant une section de la population, en passant par le débat contradictoire sur un thème politique ou littéraire.
En plus de la menace à l’indépendance nationale qu’il constitue, l’une des conséquences néfastes du parachutage obscène de Lionel Zinsou dans l’intimité de l’arène présidentielle béninoise est qu’il a contribué à substituer un débat adventice absurde au débat sain et légitime sur la qualité éthique et l’origine politique du successeur de Yayi Boni. La distorsion créée par l’intrusion de M. Lionel Zinsou amenant par réaction à considérer comme préférables toutes sortes de candidatures qui, en temps normal, eussent été jugées irrecevables en raison des liens de causalité ou de responsabilité qu’elles entretiennent avec le régime sortant.
Souhaitons donc qu’échoue le complot fomenté par Yayi Boni contre la rupture et ce dans l’esprit d’une alternance digne de ce nom. Dans cet ordre d’idées, les candidats qui ont fait de la modification intelligente et objective de la constitution leur point fort doivent, nous l’espérons, joindre le geste à la parole, et prendre en compte l’étiologie de l’extraversion présidentielle brièvement esquissée ici.
Bidouzo Anicet

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Un commentaire

  1. Il faudrait veiller en sorte de mettre hors d’état de nous distraire, quelqu’un qui débarque de Singapour ou de la Terre de feu, qui n’a jamais vécu au Bénin, dont il ne connaît pas les populations ni la mentalité ni aucune langue et, sous prétexte d’être surdoué en économie, veut être le Président parce qu’il se réclame de la nationalité. La nationalité est une condition nécessaire mais de loin insuffisante pour prétendre à présider aux destinées d’un peuple. La connaissance approfondie et intériorisée du pays, de ses cultures, de l’une au moins des langues nationales, du peuple et de la mentalité locale, doit être une condition contraignante.

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