Avec le coup d’État crapuleux et pervers intervenu au B-Faso, tout le monde voit clairement que la France sans l’aval de laquelle il n’aurait pu être fait, se permet de faire ce qu’elle veut en Afrique. Des actions diaboliques et insensées qu’elle réserve à l’Afrique où seule, elles peuvent être tolérées, assenées et exécutées sans que nul ne bronche. Tout le monde voit maintenant que l’envoi de Gbagbo devant la CPI devait moins aux crimes supposés de ce dernier dont, en Afrique Francophone, il n’avait pas le monopole, qu’au diktat néocolonial français. Tout le monde voit que Gbagbo ne méritait pas plus d’être déféré devant la CPI que le Gouvernement de transition du Burkina Faso d’être renversé, à la veille de conclure sa mission de salut national. Tout ceci s’est fait pour les beaux yeux du pré carré ivoirien. Prions que dans la foulée, le mal français ne soit inspiré d’envoyer aussi Kafando et Zida devant la Cour Pénale Internationale. Car avec la France, en Afrique tout peut désormais arriver, et les Africains, race résiliente et élastique, peuvent tout accepter…
Aminou Balogun
