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LES ETUDIANTS ARRETES DOIVENT ETRE IMMEDIATEMENT LIBERES. Dans sa tentative d’imposer une session unique aux étudiants, le Recteur Brice SINSIN fait recours à la soldatesque pour semer la terreur sur le campus d’Abomey-Calavi. Ainsi des escouades de policiers et de gendarmes sont lancées contre les étudiants, tant sur le campus que dans les environs. De sources concordantes, il ressort que ce sont les agents en uniformes qui ont brisés plus de 60 motos des étudiants, vandalisés les cabines, etc. Dans l’une des courses poursuites répressives contre les étudiants, neuf (09) étudiants sont arrêtés et gardés à la Brigade de gendarmerie de Calavi. Il s’agit de : AMOUSSOU Coffi Fulbert, TODE Maurice, ADJAMA Francis, NASSIKINHAN Godfried, MEDETO Dongbéhoundé, SEHONOU Dodji Philippe, KINPHOHESSI Fidèle, DAKO K. Parfait, ATOHOUN K. Janvier. Une délégation conjointe de l’ODHP et de l’UNSEB conduite par Me BAPARAPE et Damien DEGBE s’est rendue à la Brigade de Calavi. Le constat : 9 étudiants sont gardés. A leur dire, ils ont été torturés pendant l’arrestation et ont transité par la base militaire de Calavi. Un jeune apprenti arrêté en même temps que les étudiants a eu la chance d’être libéré après que son patron ait apporté la preuve qu’il n’est pas étudiant. Certains des étudiants portent des marques des sévices corporels qu’on leur a fait subir. Plaie sur la tête ou au nez, mâchoire enflée, bras enflés et meurtris du fait de la rage avec laquelle ils sont assommés de matraque par les agents en uniforme. A défaut de porter, eux-mêmes, les armes contre leurs propres étudiants, voilà ce que le recteur SINSIN et certains enseignants de la FlASH font subir aux étudiants par agents en uniforme interposés. Cela a-t-il un autre nom qu’une violence aveugle contre les étudiants? Cela a-t-il un autre nom que la torture ? Et les traitements inhumains et dégradants ? Les autorités qui agissent ainsi ne sont-elles pas des tortionnaires qui commanditent la torture contre les étudiants? Les motos des étudiants qui sont saccagées, les cabines vandalisées par les agents en uniforme relèvent de quoi ? Comment qualifier cela ? La délégation conjointe de l’ODHP et de l’UNSEB s’est rapprochée des autorités qui gèrent le dossier de ces étudiants arbitrairement arrêtés et sauvagement torturés. Elle a intercédé auprès d’elles afin qu’ils recouvrent rapidement leur liberté. Cotonou, le 02 juillet 2015 Pour la délégation Le Président de l’ODHP
Me Aboubacar BAPARAPE |
Bonsoir,
D’accord pour que les étudiants arrêtés soient libérés s’ils ne le sont pas jusqu’à présent. Mais il ne faut s’en arrêter à ce niveau. Il faut intenter un procès contre le recteur et ses associés qui ont violé les franchises universitaires pour commettre leur crime, car pour moi il crime contre les étudiants. La réparation des dégâts (dégâts matériels, préjudices corporels et moral) doit être obtenue.
Courage.
Docteur Afolabi BIAOU