Contribution de l’Afrique à l’Amérique Latine — Par Ibrahim Baba Kaké

Conférence publique à Lyon, CADR, dans le cadre des «  500 ans de la découverte de l’Amérique ? », LYON, 1992

Un simple regard sur un planisphère montre des similitudes entre le continent noir et l’Amérique Latine, notamment sa partie continentale. L’un peut facilement s’emboîter dans l’autre. Au niveau de la superficie ils ont sensiblement la même étendue. Autre trait commun ils appartiennent dans l’ensemble à la zone chaude et humide sauf aux 2 extrémités de l’Afrique et à l’extrémité méridionale pour l’Amérique Latine.

L’Afrique est relevée sur ses rebords orientaux et l’Amérique latine sur ses rebords occidentaux

Ajoutons, enfin, que ces deux continents appartiennent au Tiers-monde et ont connu la colonisation européenne dont les séquelles sont loin de disparaître.

Au cours de l’Histoire, malgré l’océan qui les sépare, il y eut toujours entre l’Afrique et l’Amérique latine des échanges tant sur le plan humain qu’économique et culturel. Dans ces échanges, la contribution de l’Afrique à l’Amérique latine fut d’une importance considérable.

Dans mon propos d’aujourd’hui je vais m’efforcer d’en démontrer les principaux aspects.

📍 I/ Tout d’abord je commencerai par un aspect dont peu de gens sont loin de soupçonner la réalité. Cet aspect, c’est la contribution de l’Afrique dans la découverte même de l’Amérique latine.

L’Amérique et l’Europe s’apprêtent à commémorer le 5ème centenaire de la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb. De nombreux savants soutiennent cependant qu’il ne fut pas le premier à fouler le sol du Nouveau Monde. Outre les Vikings, les Maliens, sous le règne de Mansa Aboubakar II, le prédécesseur du célèbre Kankou Moussa y auraient devancé le navigateur genevois. L’écrivain égyptien Al Omari nous a, à ce sujet, laissé, vers 1337, un curieux document relatif à la présence de Maliens en Amérique cent trente ans avant Christophe Colomb.

Citons ce document dans son intégralité :

 » Le souverain qui m’a (c’est Kankou Moussa qui parle) précédé ne voulait pas croire qu’il était impossible de parvenir à l’extrémité de la mer environnante : il fit équiper 200 navires remplis d’or, d’eau – Il dit à ceux qui commandaient « ne revenez que quand vous aurez atteint l’extrémité de l’océan et que quand vous aurez épuisé vos vivres. » Ils partirent- leur absence dura longtemps avant qu’aucun ne revînt. Et nous interrogeâmes le capitaine sur leurs aventures » –Prince, répond-il, nous avons rencontré en pleine mer un fleuve au courant violent. Mais le sultan ne voulut pas le croire. Il équipa 2000 vaisseaux… Il me confia le pouvoir et repartit rejoindre ses compagnons sur l’océan -Ce fut la dernière fois que nous le vîmes. « 

Depuis sa publication, le récit d’AL Omari a fait l’objet de maints commentaires. Certains y voient la preuve d’un voyage des mandingues vers l’Amérique au début du XIVème siècle. Selon l’historien Hamidullah, le grand fleuve en pleine mer dont parle le récit est l’Amazone au Brésil.

Ceux qui ont participé au second voyage n’ont pas été tous noyés. On peut penser que la flotte parvint à débarquer quelque part et que, trouvant la terre hospitalière, elle y est restée. Hamidullah apporte plusieurs faits à l’appui de sa thèse. Le mot Brésil fait-il remarquer, n’est ni européen, ni Brésilien ; on ne l’explique pas étymologiquement : une tribu de Berbères blancs vivant dans l’empire du Mali se nomme Berbères Brazils. Cependant, tous les émigrants ne son pas berbères blancs. Il y a aussi des Noirs.

Dans un article fort suggestif publié dans la revue « scientia », en 1953, article intitulé « Nègres précolombiens », Jeffreys affirme que les premiers compagnons de Christophe Colomb auraient rencontré des Noirs en Amérique, en guerre contre les autochtones. Weiner, dans son « Africa and the Discovery of America (1920-22), défendait la même thèse.

Tout récemment, Ivan Van Sertima, dans un ouvrage au titre révélateur : « Ils y étaient avant Christophe Colomb, à la suite de Weiner, attribue même une origine négro-africaine à la civilisation olmèque – Au terme d’une recherche qui ne néglige aucun champ d’investigation, archéologie et histoire, traditions orales et ethnologie, épigraphie et linguistique, sans oublier la craniologie, l’océanographie et la botanique, Ivan Van Sertima affirme avec force : « Christophe Colomb n’a pas découvert l’Amérique : des Noirs ont débarqué sur ce continent avant lui » -Le Noir, souligne-t-il encore, a commencé sa carrière en Amérique non comme esclave mais comme maître.

Vous vous doutez bien que ces thèses sont farouchement combattues par certains historiens occidentaux. Ainsi, l’historien français Pierre Alexandre, doute-t-il de la réalité du voyage d’Aboubakar II. Pour lui, les embarcations des Maliens étaient incapables d’affronter la haute mer.

Argument dont le Norvégien Heyerdah Thor a démontré l’inanité.

Il a prouvé que de petits canaux peuvent relier les côtes africaines à l’Amérique. Il a accompli deux voyages sur des radeaux de papyrus, assemblés selon ses directives d’après des modèles égyptiens, le premier selon les techniques des Baduma du Tchad et le second selon les techniques des Indiens du lac Titica (Bolivie). Le premier voyage effectué du 25 mai au 18 juillet 1969 devait le mener de Safi (au Maroc) à l’Est des Antilles, après 4345 km de navigation quand il dut quitter le Râ I (nom donné à son bateau) désemparé par la tempête.

Le second voyage mena le Râ II de Safi à Barbade du 7 mai au 12 juillet 1970 après un parcours de quelque 6000 km. Le but du voyage était de prouver que des navigateurs de l’ancien continent, avaient pu, sur des radeaux les plus primitifs atteindre l’Amérique des siècles avant Christophe Colomb. Heyerdahl estime que ce n’est pas par hasard que l’on trouve des deux côtés de l’Atlantique des radeaux de papyrus, des pyramides et autres traits culturels.

On ne peut plus dans ces conditions écarter d’un revers de la main l’hypothèse de la présence mandingue dans le Nouveau Monde bien avant Christophe Colomb.

Il résulte de ce que l’on vient de dire que la première immigration des Africains en Amérique fut volontaire. La seconde sera, elle, involontaire et forcée et aura des conséquences plus durables.

Cette immigration forcée ou la traite est un des chapitres les plus gigantesques et les plus tragiques de l’humanité. Le Pape Jean Paul II n’a pas hésité à employer lors de son passage au Sénégal, en février 90, le terme de Holocauste pour qualifier la traite négrière.

Rappelons brièvement ce qui est bien connu. Il y a, d’abord, les dates qui aident à établir le cheminement précis de leurs motivations et des responsabilités. Le premier document faisant explicitement état d’une cargaison de Noirs d’Afrique transportés en Amérique de 1518 : c’était la licence donnée par Charles Quint à son majordome, Laurent de Gouvenot, pour prendre aux « îles de Guinée » 4000 Africains et les vendre aux Amériques. La deuxième date est 1873, année du dernier débarquement d’esclaves africains sur le sol américain â Cuba. Bien sûr, l’asservissement des Africains avait existé avant 1518, en terre d’Islam comme en pays de Chrétienté : les Sarrasins noirs et les Ethiopiens barbares étaient même relativement nombreux au Portugal, en Espagne et dans les îles â sucre. Les premiers Noirs débarqués par les Européens en Amérique avaient accompagné les conquistadors espagnols.

Cependant, à partir de 1518, il s’agit d’un phénomène nouveau, celui d’un esclavage massif, aux fins exclusives de rentabilité économique.

Aucun grand pays européen ne resta en dehors du commerce des esclaves africains. Initiateur du trafic, la péninsule Ibérique dut céder le rôle dominant à la France, à l’Angleterre et aux Pays-Bas ; même des petits Etats comme le Danemark, eurent des comptoirs très prospères dans le golfe de Guinée. Quant aux Amériques, tous les pays liés commercialement à l’Atlantique reçurent des contingents plus ou moins importants d’esclaves africains.

Les Caraïbes, le Brésil, l’Argentine, le Pérou furent particulièrement servis.

Ces Africains ont été amenés, on le sait, en très grand nombre des régions de la Côte occidentale de l’Afrique situées entre le Cap Vert et l’Angola; ceux originaires de la côte orientale de l’Afrique ont été également importés, mais en quantité infiniment moindre. Une série de facteurs économiques et politiques sont intervenus pour régler ces déplacements entre les deux rivages de l’Atlantique, provoquant des regroupements partiels de « certaines nations africaines en divers lieux de l’Amérique latine.

On peut donc affirmer que la seconde contribution de l’Afrique se situe au plan humain. L’Afrique a contribué au peuplement de l’Amérique latine. Comme l’écrit Charles de la Roncière – Un continent se vidait ainsi peu à peu dans un autre.

Sur ce plan, abondamment critiqué, constamment remis en cause, le livre classique de Gilberto Freyre (Maître et Esclaves) a beaucoup contribué, avant les travaux de Roger Bastide, à faire prendre la mesure du rôle majeur individuel et collectif, des Africains dans la formation des sociétés latino américaines.

En effet, malgré les cloisonnements, les préjugés et les interdits liés à l’esclavage, les relations sexuelles entre maîtres et esclaves ont abouti à un métissage biologique sans précédent. Le plus souvent imposées par la violence par les maîtres, ces relations ont été aussi dans de nombreux cas voulues par les femmes esclaves dans une stratégie de survie par l’intégration dans la société coloniale.

📍 -Contribution â la formation des sociétés américaines, contribution également au plan matériel.

Contrairement â certaines idées reçues, c’est l’Afrique qui a donné de nombreuses cultures alimentaires â l’Amérique latine et non pas l’inverse.

Igname, taro, manioc, mais – la distribution de ces cultures raconte leur histoire. Les deux premières ne sont pas indigènes aux Amériques, les deux autres le sont. Toutes ces espèces étaient cultivées en Afrique avant que Christophe Colomb n’eût fait voile vers l’Amérique. La présence d’ignames dans les Indes occidentales est attribuée â la traite européenne des esclaves noirs africains. Les ignames peuvent avoir été apportées d’Afrique en Amérique avant l’arrivée de Christophe Colomb en Amérique.

Oviedo, un contemporain de Christophe Colomb, qui visita également les Amériques était d’avis que les ignames cultivées aux Indes occidentales venaient d’Afrique.

La présence du Taro aux Amériques est rapportée par Christophe Colomb â son premier voyage. Mais on ne sait pas si le taro ici est une variété indigène ou importée. Il semblait qu’il soit importé d’Afrique.

La présence du Manioc et du Maïs en Afrique a toujours été attribuée sans fondement aux Portugais. Christophe Colomb a vu cette plante (manioc) en Guinée avant de découvrir l’Amérique.

Rappelons que le navigateur génois a visité les côtes de Guinée 10 ans avant son voyage américain. Le terme servant â désigner le manioc en Guinée chez les soussou est le même qu’au Mexique: c’est le mot Yokha.

Le maïs est une autre plante originaire des Amériques et, par conséquent, sa présence en Afrique signifie que quelqu’un doit être allé en Amérique et l’a rapporté en Afrique.

PEREIRA dans son « Esmeraldo de Situ Orbis », avant 1509, mentionne que les indigènes cultivent le maïs sur le Rio Grande, autour du Cap-Vert ; et le maïs est également cité comme se trouvant en abondance en Sierra Leone. Il n’y a aucune preuve â l’appui de la prétention que Christophe Colomb ou un autre européen aurait été le premier â introduire le maïs dans l’Ancien Monde.

Quittant ce plan uniquement matériel, on peut affirmer que c’est sur le plan culturel que la contribution de l’Afrique â l’Amérique latine est la plus importante et la plus visible de nos jours.

La traite transatlantique des esclaves africains fit naître -comme nous l’avons indiqué plus haut –dans les Amériques de grandes communautés noires. Celles-ci influenceront fortement les sociétés dans lesquelles elles s’implanteront. Les navires négriers transportaient à leurs bords, non seulement des hommes, des femmes et des enfants, mais encore leurs dieux, leurs croyances et leur folklore. Partant de l’exemple du Brésil, Roger Bastide écrit : « L’Afrique a envoyé au Brésil, des éleveurs et des agriculteurs, des hommes de la forêt et des hommes de la savane, des porteurs de civilisation de maisons rondes et d’autres maisons rectangulaires, des porteurs de civilisation totémiques, des Africains possesseurs de systèmes religieux polythéistes ». Dans tous les pays où s’implantaient les Africains, ceux-ci venaient avec leurs recettes de cuisine, leurs chansons, leurs danses. Ils enrichissaient d’autant le folklore du cadre de leur vie. L’esclave importé d’Afrique, où il avait été habitué à cultiver des plantes variées, possédait un régime de nutrition sain. Ce régime avait contribué à former de magnifiques exemplaires humains, comme le prouvent d’innombrables dessins de l’époque.

A Bahia par exemple, certains aspects transplantés de la culture des Africains de la région du golfe du Bénin sont très visibles de nos jours. Des Communautés Yoruba, Mina, Bakongo développent leur ferveur religieuse, dans les Etats de Bahia, Pernambuc et Alagoa.

L’héritage noir africain féconde quotidiennement la pensée de millions de Brésiliens : à Copacabana, les Brésiliens honorent Ilmanga (ce nom dérivé de Yé- Mangué, expression signifiant maître de l’eau en langue soussou. Une ethnie de la guinée maritime. Il faut évoquer également les vodouns et orisha, brésiliens et haïtiens qui rappellent ceux des habitants de l’ex-sud Dahomey et du sud-ouest du Nigeria.

Dans un domaine plus matériel, les spécialités culinaires qui font l’orgueil de la cuisine de Bahia portent encore des noms empruntés aux vocabulaires Yoruba et Fon.

La sculpture africaine a survécu, elle aussi, chez les descendants des esclaves noirs en Amérique latine. Il existe, en effet, un art négro-africain admirable chez les Noirs Bosch de la Guyane ex hollandaise et la Guyane française.

Le Suédois Gerhald Lindbleur a trouvé à la Guyane des formes de sculpture semblables à celles de l’Afrique : trône Gramman et trône ashanti, des plats rappelant ceux des Ewé. Au Brésil, jusqu’à la fin du XIXème siècle, il a existé un va et vient constant entre ce pays et l’Afrique. C’est ainsi que les prêtres des sectes afro-brésiliennes allaient se faire initier au pays de leurs pères. Mais ce ne sont pas seulement les hommes et les femmes qui circulaient, les rituels africains nécessitaient un certain nombre de produits comme le beurre de karité, les noix de cola, les coquillages de divination, les étoffes de la côte -Parmi ces objets transportés il y avait aussi des sculptures africaines. Ainsi, les artistes noirs du Brésil, ont-ils toujours des modèles authentiques à copier ou à imiter. L’art religieux brésilien reste nettement africain. De même, les objets en fer, du Brésil, sont-ils absolument identiques à ceux que forgent les Yoruba en Afrique.

Le marronnage constitue aussi l’une des survivances africaines en Amérique.

 Depuis leur arrivée dans le Nouveau Monde, les peuples d’Afrique ont toujours réagi à leur condition par le suicide, l’adaptation, la fuite ou la révolte. Ces deux dernières réactions conduisaient souvent à la fondation de communautés africaines en dehors des grandes plantations européennes. L’exemple le plus connu de ces fondations est le fameux Etat de Palmarès créé au XVllème siècle dans l’arrière pays brésilien. Le Dr. Kent qui l’a étudié y voit un système politique africain qui vient à gouverner une société plurale. La signification apparente de Palmarès pour l’histoire africaine, c’est qu’un système politique africain pouvait être transféré dans un autre continent. De la même façon, l’étude d’éléments spécifiquement musulmans africains en Amérique latine que l’on commence à entreprendre peut éclairer l’histoire de l’Afrique.

Les Haoussa étaient les Noirs les plus rebelles au Brésil où ils dirigeaient toutes les révoltes noires à Bahia et au Brésil aux XVIII et XIXèmes siècles.

L’Amérique latine nous présente donc ce que les sociologues appellent des « conserves culturelles ». Et ces conserves culturelles datent d’époques diverses qui s’échelonnent de la fin du XVIIIème au début du XXème siècle.

Fait paradoxal, l’Africaniste qui veut remonter vers le fameux « point zéro » doit le chercher en Amérique bien plus qu’en Afrique.

 L’anthropologue noir américain Herkovits a souvent insisté sur le fait que les marrons de Guyane ont maintenu la culture Fanti-Ashanti telle qu’elle existait autrefois et que le meilleur moyen de la connaître est de remonter les rives du Surinam. Le même auteur a attiré l’attention sur les cultes disparus en Afrique parce qu’ils ont été victimes de poursuites royales et qui se retrouvent en Amérique beaucoup plus vivaces, comme le culte des eaux, le culte des Glèdè de l’ancien Dahomey. Ce culte se trouve en Haïti.

Au début du XIXème s., le voyageur français Castelnau disait qu’il était plus facile de faire la géographie de l’Afrique en interrogeant les esclaves de Bahia qu’en organisant des expéditions coûteuses à l’intérieur d’un continent mystérieux.

Lorsqu’enfin l’on parle de la contribution de l’Afrique à l’Amérique latine, il ne faudrait pas omettre la contribution linguistique voire littéraire.

On trouve, en effet, des survivances linguistiques africaines dans l’espagnol et le Portugais utilisés en Amérique latine. En 1924, Fernando Ortiz a recueilli dans le fameux glossaire d’afro-négrisme mille deux cents termes africains présents dans l’espagnol cubain.

Au Mexique, quelques blancs ou métis racontent des contes folkloriques, considérés comme mexicains. Exemple, l’amusante série d’aventures de l’ingénieux negro-poeta. Mais cette mythologie noire n’a pas eu d’influence sur la littérature mexicaine dont elle a été pratiquement éliminée.

Au Pérou, il y a les contributions du vigoureux folklore noir à la littérature en général et à la littérature du peuple péruvien. Il en est de même en Equateur, en Colombie.

En Argentine, où l’esclavage noir s’est établi, à Buenos Aires, les poésies, contes et mythes venant de la tradition africaine subsistent en tant qu’élément du folklore argentin. Au Vénézuela, les éléments de la littérature des Noirs ont largement influencé le folklore.

Nina Rodrigues, Arthur Ramos, Mario de Andrade et d’autres ont réalisé des études anthropologiques de grande valeur. Ils ont tous relevé la présence de la poésie orale africaine dans les chants religieux du Brésil.

Au total, il apparaît très nettement que les Africains transplantés en Amérique depuis des siècles ont contribué non seulement à l’organisation des sociétés latino américaines mais surtout à la manière de penser et d’agir des hommes, c’est-à-dire à leur culture. Les « Amériques Noires » dont parle Roger Bastide n’est point un mythe mais une réalité que chacun peut encore vérifier.

Ibrahim BABA KAKE

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