
Le drame actuel des occidentaux, ce n’est pas la guerre d’Ukraine qu’ils ont perdue en continuant de gesticuler ou de se raconter des histoires à leur convenance, comme des étoiles mortes dont on continue de percevoir la lumière. Non, leur drame c’est que depuis cinq siècles pour ce qui est de la domination des Noirs et trois siècles pour tous, ils étaient les maîtres incontestés du monde. Ils faisaient la pluie et le beau temps : exploitaient, massacraient, volaient, humiliaient, et disaient qu’ils étaient des Démocrates, des humanistes, des humanitaires, etc.. Et le monde était forcé de les croire. Ils racontaient des histoires qu’ils voulaient au monde, et ne s’épargnaient pas eux-mêmes dans la créance en ces narratifs fantaisistes. Ils pouvaient dire que la terre est rouge et la lune verte, cela ne faisait aucune différence. Ils passaient pour les plus intelligents, les plus scientifiques, les plus géniaux du monde et tout ce qu’ils disaient étaient naturellement vrai. Leurs mensonges délibérés n’avaient aucune incidence sur leur primauté et leur puissance dans le monde. Ils le savaient et ils en abusaient. Ce savoir cynique informait leur ethos et leur être au monde.
Mais leur problème a commencé du jour où leur puissance s’est mise à décliner à leur corps défendant. Elle est entrée dans une zone grise où, à leur insu, elle commence à devenir l’ombre d’elle-même. Cette période est une période d’agitation et de nervosité, dont la guerre d’Ukraine est l’indice mondial. Mais ne se doutant pas qu’ils ont perdu la puissance qui conférait un blanc-seing immérité à leurs narratifs devenus une seconde nature, ils continuent à se raconter des fables dans la nuit de leur inconscience. Des histoires hors sol auxquelles, une fois n‘est pas coutume, ils sont les seuls à ajouter foi. C’est cette solitude qui est le drame des Occidentaux.
Adenifuja Bolaji
