Russie : Slave oui, Esclave Non !

Depuis la fin de la guerre froide, l’Otan – une organisation dirigée par l’Amérique et comprenant ses alliés –n’a pas cessé, année après année,  pays après pays, d’avancer près des frontières de la Russie, de l’encercler, dans une mesure dont la réciprocité est tout simplement inimaginable, côté occidental. Le précédent de la baie des cochons en  1961 en porte témoignage.

On sait que les Occidentaux font peu de cas de l’impératif catégorique de Kant, qui dit  «Agis uniquement d’après la maxime dont tu peux aussi vouloir qu’elle devienne une loi universelle. » Et notamment ne pas faire à autrui ce qu’on n’aurait pas voulu qu’on vous fît.  On sait aussi qu’ils sont maîtres dans l’art d’administrer le deux poids deux mesures. On ne compte pas le nombre de fois que, depuis la seconde guerre mondiale, eux ou leurs alliés ont envahi d’autres pays, massacré des centaines de milliers d’innocents au nom d’une démocratie dont Covid a révélé la versatilité. On ne parlera même pas de la domination  et du pillage de l’Afrique noire qu’ils continuent de traiter en un vivier de sous-hommes plus de 200 ans après la fin de  l’esclavage et 60 ans après les colonisations. On ne parlera pas de l’arrogance avec laquelle Israël envahit comme bon lui semble le territoire mutilé de  la Palestine  sans susciter un  tollé monstre parmi ses alliés occidentaux. Mais si le lion  applique instinctivement la loi de la jungle au phacochère ou à l’antilope, ne doit-il pas réfléchir par deux fois avant de vouloir l’appliquer aux rhinocéros ou aux buffles ? Pourquoi les Occidentaux pensent-ils qu’à ce haut niveau des puissances nucléaires de la planète, ce qui n’est pas acceptable pour eux peut être imposé aux autres ?

Après des années de patience, et l’exercice d’une sagesse sans commune mesure, les Russes sont acculés à se défendre pour ne pas être l’esclave militaire des États-Unis et de leurs alliés. En jetant leur dévolu sur l’Ukraine qui est le cœur historique de la nation russe que les vicissitudes de l’histoire ont externalisé, les États-Unis et leurs alliés ont fait le pas de trop. L’Ukraine n’est pas la Pologne, ni la Roumanie, ni les Pays Baltes. Au lieu de se livrer à un concours de rodomontades, et de mesures d’inspiration masochiste, les Occidentaux ont intérêt à comprendre cela : dans l’intérêt de la justice ; dans l’intérêt du bon sens ; dans l’intérêt de la paix. En tout état de cause, ils auraient intérêt à ne pas sous-estimer la détermination et la préparation de Poutine : les Russes sont suffisamment slaves pour ne pas se laisser tomber dans l’esclavage militaire de l’Otan.

Aminou Balogun

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