Le culot d’Air France et les simagrées des boys africains de la France

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Avec le covid-19, qui a contaminé l’Afrique à partir de l’Europe, la question de la maîtrise de l’espace aérien des États africains se pose. C’est une question de sécurité qui devrait être gérée non seulement par les États dans l’intérêt des peuples africains, mais aussi par l’Union africaine, si tant est qu’elle soit une organisation active et vigilante au service de la dignité et des intérêts inaliénables de l’Afrique. C’est aussi une question de haute protection sanitaire, maintenant qu’en raison de sa relative exception sous le rapport de la contamination, l’Afrique risque d’être considérée comme un eldorado touristique par les Occidentaux en mal d’abri ou de refuge sanitaires.

Quelle n’est donc pas la surprise du citoyen Africain honnête d’entendre que la compagnie aérienne française, Air France, a décidé d’autorité de reprendre ses vols en direction de l’Afrique sans qu’aucune instance nationale et africaine n’ait donné son aval ?  Comme s’ils ouvraient la niche de leur chien. Sous-entendu, nos présidents, leurs boys, devront s’exécuter : la contamination et la mort de milliers d’Africains ne pèsent rien devant les intérêts français. Ce nouveau sacrifice, l’Afrique, la noire et la riquiqui, le doit bien à la grande et blanche France. Cette scandaleuse fatwa de la France a provoqué des contorsions parmi ses boys africains qui, à qui mieux mieux, s’exécutent, chacun selon son style.

Pendant qu’à travers une sortie furibonde le Sénégal fait mine de s’indigner de la décision unilatérale et Ô combien insolente d’Air France d’ouvrir l’espace aérien africain en dépit du bon sens, le Bénin, avec l’esprit malin de quartier latin qui nous colle à la peau, choisit de répondre par une subtile diversion. Une polémique sur le péage vicieux des tests de dépistage, pratique de taxation chère à M. Talon, qui l’a rodé dans la filière coton avant de l’importer sans solution de continuité dans la vie socio-économique du Bénin depuis son accession au pouvoir en 2016.

Pendant qu’on polémique sur le bien fondé du péage des tests, non seulement pour les voyageurs en général mais surtout pour les voyageurs béninois, eh bien on ne parlera pas de l’essentiel : de cette outrecuidance française à imposer aux pays africains sa volonté et ses intérêts au détriment de la sécurité des populations innocentes. A quoi sert notre indépendance alors ? Sommes-nous toujours des colonisés ? des Esclaves ? Dans le cas d’un ebola qui ravagerait l’Afrique quelle compagnie aérienne africaine forcerait son entrée dans l’espace aérien européen sans une autorisation de l’Union Européenne et des pays concernés ?

Avec ces gesticulations de part et d’autres ou ces mises en scène qui ne trompent personne, nos Présidents veulent cacher le fait qu’ils ne sont que des boys des puissances coloniales occidentales. Mais il faut être débile pour songer cacher le soleil avec son doigt…

Aminou Balogun

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