Pourquoi Buhari n’a pas Levé le Petit Doigt Contre Talon ?

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Parce qu’il est Pire que lui :

Des Défenseurs des Droits de l’Homme Lancent un Pétition à l’ONU et à l’Union Africaine pour la Libération de l’Activiste Sowore Emprisonné par Buhari sous un Prétexte Farfelu…

blog1.jpgAujourd’hui, 23 août, 48 organisations de défense des droits et de la liberté de la presse ont saisi l’Organisation des Nations Unies (ONU) et la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples pour la détention arbitraire du militant nigérian Omoyele Sowore.

Le groupe d’organisations internationales et africaines, comprenant notamment la section Afrique subsaharienne de Global Voices, Open Society for West Africa, Index on Censorship et Article 19 West Africa, a affirmé que la détention de Sowore était une violation flagrante de ses droits humains et constituait un affront pour la liberté de presse  et journalisme d’investigation au Nigeria.

Sowore, l’éditeur du site d’informations en ligne d’investigation en ligne Sahara Reporters, était candidat à la présidentielle aux élections nigérianes de 2019 tenues le 23 février de cette année. Sowore a été arrêté en vertu de l’article 27 (1) de la loi de 2011 sur le terrorisme. S’il est inculpé et condamné, il risque une peine de prison à perpétuité, une amende ou les deux.

Sowore a été arrêté le 3 août à Lagos (Nigéria) par le service de sécurité nationale du Nigeria (SSS) après avoir lancé un appel à un mouvement de protestation «#RevolutionNow» contre la mauvaise gouvernance.

Arrestation et détention «uniquement créées dans le but de faire taire Sowore»

Les 48 groupes de défense des droits de l’homme et de la liberté de la presse ont interrogé le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit de réunion pacifique et le droit d’association et le rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des défenseurs des droits de l’homme pour «obtenir la libération immédiate de Sowore». Dans leur appel qui a également été adressé aux rapporteurs spéciaux de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples sur la liberté d’expression et les défenseurs des droits de l’homme, ils ont déclaré:

Nous vous demandons d’intervenir de toute urgence pour obtenir la libération immédiate de M. Sowore et déclarons que son arrestation et sa détention constituent une violation flagrante de ses droits fondamentaux, y compris le droit de ne pas être détenu arbitrairement, conformément à l’article 9 (1) du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. et droits politiques (PIDCP) et article 6 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (Charte de Banjul); le droit à un procès équitable tel que protégé par les articles 14 du PIDCP et 7 de la Charte de Banjul; le droit à la liberté d’expression protégé par l’article 19 du PIDCP et l’article 9 de la Charte de Banjul; le droit de liberté de réunion pacifique et d’association protégé par les articles 21 et 22 du PIDCP et les articles 10 et 11 de la Charte de Banjul; et ses droits en tant que défenseur des droits de l’homme, tels qu’énoncés dans la Déclaration de 1999 des Nations Unies sur les défenseurs des droits de l’homme et la Déclaration de Cotonou de la Commission africaine de 2017 sur le renforcement et l’extension de la protection de tous les défenseurs des droits de l’homme en Afrique.

Le Nigéria étant signataire de ces traités, la détention continue de Sowore constitue une violation directe du droit international.

Les organisations locales et internationales de défense des droits de l’homme et de la liberté de la presse ont également déclaré que «l’arrestation de Sowore pour des motifs présumés de suspicion de terrorisme est sans fondement»:

Sowore a fait ce qu’il a fait tout au long de sa carrière de journaliste et de défenseur des droits de l’homme: exercer son droit à la liberté d’expression et chercher à apporter des changements par des moyens pacifiques, en l’occurrence une manifestation pacifique. L’utilisation du terme émotionnel de «révolution» ne fait que souligner son désir de changement en profondeur dans ce qu’il considère comme les faiblesses du gouvernement actuel. On soupçonne fort l’arrestation de Sowore d’autres motifs que le terrorisme. Cela est mis en évidence par le fait que les autorités n’ont pas défini d’inculpation à son encontre pendant les premiers jours qui ont suivi son arrestation. Les enquêtes qui i ont été ensuite ouvertes en vertu de la loi sur le terrorisme n’ont manifestement été créées que dans le but de faire taire Sowore.

Sowore n’a été ni traduit en justice devant un tribunal compétent ni officiellement inculpé. Toutefois, le 8 août, un tribunal d’Abuja avait accepté la demande du SSS de le placer en détention pendant 45 jours afin de pouvoir mener des enquêtes en vertu de la loi sur le terrorisme. Les démarches de l’avocat de Sowore, Femi Falana, un des principaux avocats du Nigéria, visant à demander sa libération, ont été infructueuses jusqu’à présent.

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