Bénin, Élections Législatives : la Guerre des Choses de l’Ombre…

blog1.jpgLes contestataires des drôles d’élections qui se déroulent actuellement au Bénin sous la férule néo-dictatoriale de Talon font preuve d’originalité et d’imagination dans la guerre qui les oppose au pouvoir de la Rupture. Alors que le régime déploie ses chars et lance sans discrimination sur les foules des grenades lacrymogènes importées de l’extérieur aux frais du contribuable, les opposants eux fond doublement preuve de noblesse dans leur combat citoyen. D’une part en luttant pour la défense de la Démocratie sérieusement mise à mal par ces élections absurdes qui se déroulent sans l’opposition ; et d’autre part en faisant recours à des armes endogènes propres à « la guerre des choses de l’ombre.»

Ces armes et munitions, objets fétiches, sont des espèces d’épouvantails magiques sémiotiquement organisés et dont l’effet performatif est d’autant plus efficace que leur discours est compris par tous. Dans leurs discours, ces armes parlent de mort, de maladies incurables, d’accidents, de malheurs sans nombre qui guettent tout contrevenant aux mises en garde qu’elles représentent.

En face, si le gouvernement voudrait se montrer  tout aussi endogène dans sa réaction, il aurait dû installer aux quatre coins des communes des objets fétiches à double vertu contraire. Premièrement, celle d’enrayer les menaces des opposants ; et deuxièmement celle d’attirer la clientèle électorale pour donner du muscle à une participation guettée par l’anémie dans un contexte d’anomie.

Malheureusement, il n’en est et n’en sera rien. Et c’est là où on se rend compte qu’on a beau vanter nos cultures  endogènes, sur ce point précis des « choses de l’ombre », l’ombre est absolue et ne tolère pas la moindre lumière. A part tuer, empoisonner, contaminer, accabler de malheur, provoquer des accidents ou des maladies mortels, on n’entend jamais parler de leurs pouvoirs dans les domaines positifs, comme créer des vaccins, des tapis volants, trouver des sources d’eau potable, des téléphones magiques sans fil ni wifi…

Non, la « guerre des choses de l’ombre » préfère l’ombre à la lumière. En clair, chez nous, il n’y a  pour ainsi dire pas de gri-gri positivement positif. Qu’est-ce à dire ? Les divers épouvantails qui sont posés par les opposants devant les centres électoraux des différentes communes, ont beau lutter pour la bonne cause, ils n’ont aucun point d’appui positif. En dehors du conditionnement psychologique culturellement intériorisé, aucune explication compréhensible de leur fonctionnement n’est fournie. Au mieux, le cas échéant, ces explications compréhensibles seraient l’apanage des seuls initiés. Les divers épouvantails magiques posés devant les centres électoraux ont pour but et effet performatifs de dissuader d’éventuels électeurs désireux d’aller voter. La seule diffusion des ces images dans les téléphones suffit pour que le citoyen averti évite de se hasarder vers les centres électoraux. Tout prévenu en vaut deux, dit le proverbe.

Certes, dans l’un des épouvantails, une expérimentation a été proposée où une tourterelle supposée récalcitrante a  servi d’holocauste. L’oiseau, dans un premier temps vivant, était devant le seuil gardé par l’épouvantail. Tant qu’il était hors du champ wifi de l’épouvantail, il était vivant, mais à en croire le scénario figé sur image, mal lui en prit dès l’instant qu’il tenta de franchir le seuil : il fut foudroyé par la force magique du gri-gri et tomba raide mort…

Mais cette seule expérience dont les conditions de réalisation ne sont pas attestées ne suffit pas à rendre aux choses de l’ombre leur statut de science exacte…


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