Bénin : Où sont Passées Nos Bonnes Habitudes d’Antan ?

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par Sylvain Etchou,

 «Jusqu’à hier dans mon village, je me voyais être le garçon de tout le village. Le jeune homme qui avait  pour parent tout habitant de ce village. Le garçon à éduquer par tous, l’enfant chouchou de la maisonnette. » Dixit un quadragénaire béninois.

 Hélas ! Tout ceci n’est plus.

Qui peut encore oser prendre de l’eau d’une jarre posée à l’entrée d’une maison et boire ? Qui peut de nos jours, offrir de la nourriture à un cohabitant sans y goûter ?

Qui peut se hasarder à formuler des reproches à un enfant de son voisin, même si cela était pour l’éduquer ?

Ou même, qui peut alors accepter d’héberger un visiteur inconnu, surpris par la nuit chez soi ?   Sans doute, personne !

Alors qu’hier, devant chaque concession se posait cette jarre en argile contenant de l’eau fraîche et propre, avec une calebasse devant servir quiconque ayant envie d’étancher sa soif.

Alors que jadis, tout hôte, pour preuve d’hospitalité, se devait d’offrir de quoi manger à son visiteur. Tout ceci aujourd’hui a disparu, jeté à la poubelle du passé.

Autrefois, quand il avait commis acte ignoble, tout enfant devra subir les corrections nécessaires de tout aîné, même hors de ses propres géniteurs ; les nôtres ont trouvé que cela ne peut plus continuer ainsi dans la société contemporaine.

Autrefois,  en voyage  on était surpris par la nuit on pouvait, comme chez soi dormir chez n’importe qui, et continuer sa route le lendemain ; les Béninois ont, au nom d’une soi-disant civilisation, balayé ces habitudes du revers de la main.

 Oui ! Au nom d’une soi-disant « bonne civilisation », celle occidentale qui consiste à être pour soi et pour sa petite famille. Et nous voici dans un pays où les bonnes habitudes sont saccagées, fragilisées, fragmentées, banalisées, désacralisées et où tout ou presque tout devait être reformé.

Il est urgent d’y réfléchir et trouver les formules de restauration de nos valeurs. [Ne laissons pas les bonnes choses qu’il y a dans nos us et coutumes pour adopter les mauvaises choses qu’il y a dans les habitudes et manière de faire des autres.] Et pour ce faire, le chroniqueur estime qu’il faut bannir de nos actes les pratiques attentant à la vie de son prochain, revenir à  nos croyances ancestrales qui promeuvent la fraternité et le bon voisinage, se départir de l’idée selon laquelle ‘’tout son malheur vient de son prochain’’ et redonner contenu au fait qu’ « ICI C’EST LE BÉNIN. »

  Sylvain  Etchou,, Radio Univers CHRONIQUE

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