Les Béninois de la Diaspora Crient Haro sur le Régime de la Rupture

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MOTION DE PROTESTATION :
PATRICE TALON OU LA DESTRUCTION DE L’ETAT DE DROIT ET DE LA DÉMOCRATIE

Considérant que depuis le 06 avril 2016, Patrice Athanase Guillaume Talon a prêté serment comme Président de la République du Bénin et qu’à ce titre il n’a cessé de violer et faire violer la constitution béninoise. A ce jour son gouvernement détient le triste record de violations de la constitution béninoise ! La récente nomination au poste de président de la Cour constitutionnel de son avocat personnel Joseph Djogbénou est un signe inquiétant pour l’Etat de droit et la démocratie ; Considérant qu’à peine quelques semaines après son entrée en fonction comme Chef d’Etat, des milliards de FCFA sont frauduleusement décaissés du trésor public pour renflouer ses sociétés alors que les litiges judiciaires sont pendants devant les tribunaux confirmant ses propos confiés au journal Le Monde Afrique (20 mai 2016), « je ne pense qu’à moi tout le temps » ;

Considérant que le parlement béninois d’Adrien Houngbédji ne cesse de trahir ses prérogatives constitutionnelles de contrôle de l’action gouvernementale et de vote des lois au service de la République, livrant ainsi notre Etat à la dictature du pouvoir d’un seul homme Patrice Talon sans contre-pouvoir ! Comment s’expliquer qu’avec autant de scandales, gré à gré, fraudes, conflits d’intérêts, pillages, pas une seule commission d’enquête n’a vu le jour ? Le vote récent à 2h du matin d’un nouveau code pénal avec 15 députés sur 83 sans débat parlementaire et en catimini a achevé de jeter le déshonneur sur notre démocratie ! Quelle honte !

Considérant que jamais de mémoire de Béninois, nous n’avions connu une telle politique de censure des médias, d’inquisitions fiscales et de fermetures d’organes de presse libre comme La Nouvelle Tribune quand les organes publics de médias ne font que dans la pensée unique favorable au pouvoir de Talon. La conséquence de cette main basse sur les médias au Bénin, c’est le recul dans le classement de RSF de la 78ème à la 84ème place en 2018 ;

Considérant que jamais, la République ne porta aussi mal son nom sous Talon avec une politique dite de la « ruse et de la rage », laquelle consiste à des nominations sur base de népotisme familial, favoritisme, régionalisme des parents, alliés et amis du Chef de l’Etat, les autres béninois en sont exclus. Certains ministres bénéficient des salaires politiques. Ainsi le ministre Aurélien Agbenonci gagnerait pas moins de 16 millions de Fcfa dans un pays si pauvre et qui mendie l’aide financière internationale. Quelle irresponsabilité !

Considérant qu’au registre d’une prétendue lutte contre la corruption, des citoyens béninois à l’instar de Laurent Metognon et ses amis sont traqués et illégalement détenus en prison malgré la décision de la cour constitutionnelle invalidant le rapport ayant servi au gouvernement de les poursuivre. Il en de même pour le député Atao Hinnouho, scandaleusement incarcéré après avoir été molesté, interné et présenté comme « un fou » sans que son immunité parlementaire ne fût levé par l’assemblée nationale ;

Considérant qu’en deux ans, la gouvernance de Patrice Talon s’est résumée à appliquer doctement les mesures antisociales du FMI (austérité budgétaire, licenciements massifs, privatisations des sociétés publiques), à transférer au mépris du code des marchés publics béninois, la gestion des sociétés publiques (Port, Aéroports, Hôpitaux,..) à des entreprises occidentales sans appel d’offres et dans une opacité contractuelle révoltante. Le recours excessif aux emprunts obligataires, la chasse aux opérateurs économiques concurrents, la destruction des entreprises d’un adversaire politique en l’occurrence Sébastien Ajavon, ont plombé le climat des affaires au Bénin. La situation économique nationale est catastrophique !

 Nous, Collectif des Béninois de la Diaspora réunis à Paris ce 22 juin 2018, prenons à témoin l’opinion publique nationale, internationale, les Amis du Bénin, que depuis le 06 avril 2016, le Bénin a cessé d’être un Etat de droit démocratique. C’est une ploutocratie marchande avec à sa tête un chef de clan, Patrice Talon, qui n’incarne nullement l’autorité morale et l’exemplarité nécessaires à une telle charge. Patrice Talon, c’est le grand désastre ! Non au code électoral inique qui exclut la diaspora ! Non à la prise en otage de l’économie béninoise ! Non à la destruction du « Renouveau Démocratique »

! Fait à Paris le 22 Juin 2018

Pour le Collectif, Olivier DOSSOU ; Sonia AKPO BENDJOU

Dorothé ALIA, Comité Culturel pour la Démocratie au Bénin (CCDB),

Rigobert MISSINHOUN, Comité du Front pour le Sursaut Patriotique dans la Diaspora (CFSPD)

Contact : peuplebeninois@gmail.com

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