Récits du Piège Libyen : Quand le Rêve devient Cauchemar, et le « Frère » Vendeur du « Frère »

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Une Nigériane native d’Edo rapatriée de Libye a déclaré à Sunday Vanguard qu’elle avait été vendue par une femme nigériane basée en Libye, une Mme Stella, qui l’avait forcée à se prostituer. Elle  raconté :

«J’ai été emmenée en Libye par une certaine Madame Stella, d’Umuahia. Elle m’a dit qu’elle m’emmènerait en Europe, mais ce qu’elle m’a dit au Nigéria était totalement différent de ce qu’elle a fait en fin de compte. Quand nous sommes arrivées en Libye, elle m’a dit que je devrais commencer la prostitution avant que mes papiers ne soient prêts. Elle a dit que je devrais faire la prostitution en Libye pour payer l’argent qu’elle a investi en me déplaçant du Nigeria. Elle a affirmé qu’elle avait dépensé plus de 5 millions de nairas. (8 millions de FCFA). Je lui ai dit que je n’avais jamais de ma vie fait de prostitution et que je ne le ferai pas. Elle a appelé des gars ; ils sont venus me battre et me raser les cheveux. Ils m’ont enfermée avec beaucoup d’autres dans une pièce. Nous étions déshumanisés.

« Toute personne qui a besoin d’un travailleur esclave vient et ils vous vendent à la personne. Ils m’ont forcée à servir dans un hôpital en tant que nettoyeuse. Au moment où j’ai fini de nettoyer et de balayer l’hôpital, le propriétaire de l’endroit est venu et m’a enfermée dans une pièce. J’ai passé plus de trois ans à passer d’un travail forcé à un autre.»

Omoh Eteh, un autre rapatrié natif d’Edo raconte :

« Avant de quitter le Nigeria, j’étais chauffeur de bateau-citerne mais mon salaire était trop petit comparé aux défis familiaux. Je suis marié mais je n’ai pas parlé du voyage à ma femme.

« Tout a commencé quand un ami est venu me voir et m’a dit que nous devions aller en Europe. Je lui ai dit que je n’avais pas d’argent pour le faire. Il m’a dit que ça ne prendrait pas beaucoup d’argent car avec N700 000, nous y serons.

« Il ne m’a pas dit la souffrance impensable qu’il y avait dedans. J’étais motivé pour l’aventure quand j’ai vu les photos d’un de mes amis sur Facebook en Europe. Il prétendait avoir rejoint l’Europe en deux semaines ; donc mon ami a dit que nous devrions essayer.

« J’ai rencontré ma sœur aînée pour emprunter de l’argent sous prétexte que je voulais ouvrir un comerce pour ma femme. Elle m’a obtenu N400, 000. J’ai ensuite recueilli N650, 000, et ajouté mes économies personnelles.

« Je pensais que le voyage serait facile. Mais quand nous sommes allés de Kano au Niger à Zidan, j’ai commencé à avoir des doutes. Mon guide m’a dit qu’il n’avait jamais deviné que l’expérience serait comme ça. Quand nous sommes arrivés à Agadez, nous avons passé un mois et deux semaines. À ce moment-là, mes craintes ont commencé à grandir, mais revenir au Nigeria était devenu une option plus difficile.

« Nous sommes arrivés à un point où nous avons embarqué dans 18 camionnettes Hilux transportant chacune environ 30 personnes. Quand nous sommes entrés dans le désert du Sahara, nous n’avions plus d’eau. Ils nous ont dit que nous allons passer deux jours mais nous avons fini de passer dix jours dans le désert et beaucoup de gens ont commencé à mourir.

« Le dur soleil du désert cuisait et rétrécissait les gens. Avant notre entrée dans le désert de  Tomko, il n’y avait que 10 des 18 camionnettes Hilux, les huit autres avaient raté leur chemin et tous les passagers ainsi que leurs chauffeurs étaient morts, comme nous le découvrirons plus tard. Parfois, quand nous dormions, le matin, nous nous réveillions pour voir que certaines personnes parmi nous avaient disparu.

« Nous sommes arrivés en Libye, campés dans un endroit appelé Sopata. Là nous avons appris que les migrants entrant dans les bateaux qui les emmèneraient en Europe étaient interceptés par des Arabes. Ils l’appellent Kalabus. Nous sommes restés là deux mois.

« Plus tard, ils ont décidé de ne pas nous mettre en bateau, ils étaient décidés à nous utiliser pour gagner de l’argent. Si vous ne leur donnez pas d’argent quand ils le demandent, ils vous tuent. Plus tard, ils nous ont tous mis en prison et ont commencé à nous torturer et à nous vendre. »

Adegbenro Biodun

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