Pour un Monde sans Nation

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L’immigration est un problème philosophique. La révolution technologique dans le domaine des moyens de communication qui a rendu le monde un village global a clairement ouvert la voie de cette évidence.
Comment les gens d’un même village se diviseraient-ils en deux catégories ; ceux qui mangent à leur faim et ceux qui meurent de faim ; ceux qui vivent bien, et ceux qui vivent mal ? A l’origine de ce déséquilibre inhumain est l’histoire des nations. Les nations, c’est comme des maisons où des groupes humains s’abritent pour le meilleur pour eux contre le pire pour les autres. Et les nations fortes ou riches, c’est-à-dire en vérité les nations enrichies, se nourrissent du sang des nations faibles ou pauvres, c’est-à-dire des nations appauvries. Au besoin, et par réflexe historiquement constitué, on va piller chez les autres, dans une violence barbare ou subtile, sans autre forme de procès ; on emplit nos maisons du produit du pillage des autres, dont le seul malheur est d’être étiquetés autres. Et, pendant que ces semblables faits autres meurent de faim, nous nous goinfrons, nous vivons dans l’abondance, le luxe et la volupté. Et quand, suivant par instinct la trace de leurs biens volés, quelques membres audacieux des familles pillées viennent frapper à nos portes, nous leur opposons une fin de non recevoir catégorique, et leur fermons la porte au nez, au nom de leur différence, feignant de voir qu’au-delà-de la fiction opérationnelle des nations, ils sont au fond de la même famille humaine que nous, que les vallées, les montagnes, les continents et les mers ont séparé de nous.
Le problème du monde se trouve dans cette double violence de la fiction opérationnelle des nations, et de la persévération de leur fonctionnement archaïque naturalisé. Combien de nations enrichies peut subsister en vase clos, sans tirer partie de l’ordre économique et politique injuste qui met à leur disposition les biens des autres nations ?
Les nations sont la source archaïque d’injustice et de pauvreté qui mine le monde. Un monde sans nation est possible. Faisons du monde une seule nation, une seule maison, et il n’y aura plus de maison à piller afin d’en remplir d’autres. Divisons le Produit Mondial Brut (PMB) par le nombre d’habitants sur terre et distribuons ce ratio de façon égale à tous ! Ce n’est pas du communisme mais de l’humanité…

Bɛɖégla Aklamasɔ

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