Publié dans Haro, nigeria

Nigeria : Amnesty Demande la Libération des Manifestants de la Communauté Goun d’Otodomey Spoliés par Lagos

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Amnesty International a appelé jeudi à la libération immédiate de 158 résidents expulsés d’Otodo-Gbamey et d’autres quartiers informels de Lagos qui ont été arrêtés alors qu’ils manifestaient pacifiquement devant les bureaux du gouverneur de Lagos mercredi.

Selon une déclaration signée par Isa Sanusi, responsable médias à Amnesty International au Nigeria, des photos d’Amnesty International montrent des blessures subies par plusieurs manifestants, y compris des enfants.

Le rapport d’Amnesty International détaille les expulsions forcées répétées des communautés d’Otodo-Gbamey et d’Ilubirin depuis mars 2016, sans qu’aucune consultation, aucun préavis digne de ce nom, aucune indemnisation ou autre logement ne soient offerts aux personnes touchées. Le rapport documente également comment la police, l’armée, les officiers de Lagos et des hommes armés non identifiés ont mis le feu à des maisons et tiré des balles réelles sur les habitants des communautés riveraines d’Ilubirin et d’Otodo-Gbamey. Onze personnes avaient été tuées et 17 avaient disparu.

Dans une réponse publiée le 14 novembre, le gouvernement de Lagos a nié toute responsabilité dans les expulsions forcées.

Il a toutefois choisi de garder le silence sur les 11 homicides illégaux, 17 personnes disparues, ainsi que le fait que les personnes expulsées de force par ses agents, en violation des ordonnances du tribunal, restaient sans domicile jusqu’à aujourd’hui.

Amnesty International a déclaré jeudi dans sa déclaration que la position du gouvernement de l’État de Lagos est pleine d’erreurs et d’omissions.

« Par exemple, contrairement à l’affirmation du gouvernement de Lagos selon laquelle la question de la propriété du territoire Otodo-Gbamey a été tranchée par les tribunaux, l’affaire Hounkpè Dansou & Ors c. Oba Saheed Elegushi initiée par la communauté Otodo Gbamey en novembre 2015, est toujours en instance devant la Haute Cour d’État de Lagos.

« La déclaration allègue aussi à tort que la destruction de la communauté a été le résultat d’un » incidence fâcheux « en novembre 2016, tout en ignorant les rôles joués par les autorités en novembre 2016, mars et avril 2017 dans l’expulsion des habitants et la démolition de l’ensemble des habitations de la communauté avec le feu et des bulldozers. « 

L’agence de surveillance des droits de l’homme a affirmé que, quelles que soient les raisons invoquées par le gouvernement, aucune d’entre elles ne justifie les expulsions massives et les autres violations des droits de l’homme qui ont eu lieu.

« Les expulsions forcées sont interdites en vertu du droit international contraignant pour le Nigeria et ne peuvent jamais être justifiées », indique le communiqué.

Agbopanzo Balthazar

Nigeria : la Police Brutalise des Manifestants Goun de Todogbamey, qui exigent leur Réhabilitation et en Arrête 158

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